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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 22:58


Chez nous , dans tout le Maroc, quand on est invité à un baptême , un mariage , voire même une circoncision,les femmes sont toujours accompagnés par leurs chérubins .Ces derniers , comme vous devez le savoir, sont loin d'être polis ;et bien entendu nombreux comme ils sont , ils vous diront haut et bas : plus on est de fous , plus on s'amuse.Vous les voyez là à courir , sauter , crier , se bousculer ,se bagarrer...bref une vraie fourmilière en activité , sauf que cette dernière se passe en mode silencieux.Ces morveux , comme il me plait de les appeler , ne se mettent pas vite à table comme les autres convives quand le couvert est servi.C'est à ce moment là qu'ils trouvent leurs plaisir de courir entre les tables.Les mamans , vexées du comportement de ces coureurs de tables , essaient d'amadouer la situation par des sourires flatteurs et des propos mielleux ; mais entre leurs dents , elles vocifèrent des menaces comme quoi à la maison , tu recevras ta fessée espèce de malotru.Bien entendu, les enfants connaissant bien leurs mamans et sachant que ce ne sont que des propos en l'air , font la sourde oreille à vous casser la vôtre.Finalement , ces petites créatures auront tout de même faim.Chacun d'eux s'approche de sa mère , et d'une voix toujours bruyante : maman , je veux manger.Cette dernière arrache un grand morceau de viande et l'enfonce dans un quart de pain et dit à son môme : tiens , vas jouer ailleurs et laisse-moi manger en paix.Heureusement pour les femmes , une bonne âme apparait et crie à la cantonnade: " les enfants , venez vite.Il y a un plat pour vous .Aussitôt, les garnement accourent vers l'hôtesse (de viande) , au risque de la bousculer.Pas la peine de vous dire qu'ils n'en font qu'une bouchée du plat.Evidemment , puisqu'ils mangent des deux mains.
Bien entendu, ils reviennent à la charge vers leurs mamans chéries.Justement , en ce moment là, on sert le plateau de fruits.Oh la la , mes amis , ce qui s'est passé n'est rien devant ce qu'il va arriver.Soudain, les mains se tendent vers le fruit préféré: une main pique une banane, une autre main rafle une pomme (golden), une autre main (encore) s'accapare une poire ...Bientôt, ces mains innocentes font le ménage du plat sous le regard estomaqué de ces dames , qui vont se déchainer et crier gare.
Enfin, les petits maraudent s'éclipsent dans la cour sans laisser de traces.enfin presque, car voyez-vous , certains ne manquent pas de jeter les pelures de fruits et vous imaginez bien que ces pelures font beaucoup de mal ...surtout quand on se glisse par dessus.
Bref , les mamans prennent congé des hôtesses en exprimant leurs regrets et en formulant des excuses avec des prétextes sans fondement.
En chemin, vous pourrez toujours écouter une petite conversation entre deux femmes comme celle-ci
t'as vu ce que m'a fait mon rejeton de fils ?
Et moi ! je suis loin d'être enviée
Non , c'est fini .La prochaine fois , je l'enferme à la maison
Moi aussi.Non , je le confie à son père
.
Vous imaginez bien que la prochaine fois ça se passera autrement ? Détrompez-vous ! 0
Pour toute réponse , vous n'avez qu'à relire cette (adorable) critique et n'oubliez pas que c'est signé Houmidi


 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 17:37

Episode 4 : tout est bien qui finit bien

 

 


Le troisième jour , le vieux pêcheur partit de bonne heure au lac.Dès son arrivée , il chercha la pièce d'or.Il ne tarda pas à la trouver derrière les buissons.Justement , elle brillait jusqu'à éblouir notre pêcheur.Quelques instants passèrent et le sage apparut.Une fois de plus , il invita le pêcheur à lancer sa canne .celui-ci ne se le fit pas dire deux fois.Pour cette fois , sa canne attrapa un poisson tout vert .Le sage le prit et avant de disparaitre il remit au vieillard une amulette.Il lança

Donne-la à Hadj Hammou et dis-lui de lamettre autour de son cou avant de rejoindre sa bien aimée

********
Quand le pêcheur arriva sur les lieux ,hadj Hammou l'attendait avec impatience.D'un prompt geste, il prit la pièce et la jeta dans le puits.
Prends cette amulette et mets-la autour de ton cou , l'invita le pêcheur
Ce dernier le toisa tout étonné: ça alors , s'exclama-il-mais c'est l'amulette que m'a montré ma bien aimée Aicha
Sur ce , il se dirigea vers le puits où l'attendait sa défunte femme.Dès qu'il s'approcha d'elle , elle le prit par le bras et tous les deux disparurent dans le puits.Le pêcheur avait suivi cette scène sans piper mot

******

Le pêcheur rejoignit son ami Abderrahim.Ce dernier réparait comme toujours des chaussures.Dès qu'il le vit , il accourut vers lui
Hé Ahmed , j'ai une bonne nouvelle pour toi : La grande propriété de hadj Hammou est désormais à toi
Hein !s'étonna le pêcheur
C'est vrai et voilà une lettre qui test destinée
Et d'ajouter : lis-la et tu sauras tout

Ahmed lut la lettre à haute voix : mon cher Ahmed , quand tu liras cette lettre, ma maison et tout son contenu seront à toi .D'ailleurs les pièces rejointes à cette lettres sont légales et signées par moi et un notaire assermenté
Tu m'as rendu un grand service : rejoindre ma bien aimée et vivre avec elle pour toujours
Comme je te connais , tu vas apporter la troisième pièce ; celle qui va me permettre d'entrer dans le puits.Alors moi aussi , j'ai tout préparé

Adieu mon ami.Peut-être bien qu'on se verra dans un autre monde.En attendant , n'oublie pas de récompenser notre ami le cordonnier

Ahmed lut la lettre plusieurs fois et contempla les papiers avant de conclure : c'est une histoire à dormir debout
En effet répliqua Abderrahim surtout si elle est racontée par notre fidèle écrivain Houmidi
Alors c'est vraiment un conte pour les chauves

Fin et il le faut bien mes amis parce que finalement c'est la limite du délire
A plus les amis dans un autre conte

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 18:12

 

Episode 3 : le premier miracle

 

Hadj Hammou était un homme très riche .Il était aussi généreux et ne manquait pas à faire du bien aux habitants du village. Malheureusement, il vivait seul depuis une dizaine d’année, après le décès de sa femme. Cette dernière était tombée dans un puits en voulant récupérer un seau d'eau. Depuis ce temps, Hadj Hammou clôtura ce puits et interdit tout accès vers ce lieu .Il était le seul à y accéder pour se recueillir sur la tombe de sa femme, puisque on ne l'a jamais récupérée. Donc, il était là à parler à son épouse, quand il fut surpris par la venue du cordonnier et son compagnon
Qu'est ce que vous voulez ? Leur cria-t-il au nez. Ne voyez-vous pas que je suis avec ma petite Aïcha et je ne veux pas être dérangé
Puis se ravisant après avoir identifié son fidèle ami
Ah! C’est toi Abderrahim. Quel bon vent t’amène!0
Ce dernier de répondre : tu l'as dit et je t'apporte une pièce d'or unique en son genre
- Montre voir, l
interrompit-il
Le pêcheur lui remit la dite pièce .Soudain, elle devint aussi noire que du charbon et ne manqua de bruler les doigts du riche propriétaire. Celui-ci la jeta et...elle tomba dans le puits. Les deux visiteurs suivirent la scène l'un ahuri et l'autre abasourdi.
Mais ...mais, c’est de l'or que tu as jeté !
Hadj Hammou ricana à plein gorge : tu appelles ça de l'or .C'est une pièce qui ne vaut pas un centime
Tout à coup, une lueur intense jaillit du puits, si intense qu'elle les aveugla un certain moment
Oh mon Dieu ! Qu’est-ce que c'est ? Lâcha le cordonnier
Quant aux deux autres, ils claquaient des dents
Aussitôt, une silhouette apparut et pris forme
C'est ma petite Aïcha, cria le riche propriétaire
Bonjour Hadj Hammou, sais-tu que tu m'as beaucoup manqué
Il s'approcha d'elle mais celle-ci lui dit : non reste où tu es .Tu ne peux me toucher
Mais je voudrais t'embrasser
Je sais l'apostropha-t-elle.Pas pour le moment.
Ce soir, je serai là et tu pourras me toucher
Allez, à ce soir
Avant de disparaitre dans le puits, elle dit : n'oublie pas de récompenser largement le vieux pêcheur. C
est grâce à lui qu'on sera réunis et pour toujours
N'aie crainte la rassura-t-il

 

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 18:11

 

 

Episode 2 : la rencontre de l’Homme Sage

 


D'ailleurs des jours, des mois passaient durant lesquels les deux sexagénaires menaient une vie paisible et tranquille, jusqu'au jour où notre pêcheur se rendit au lac, muni de sa canne à pêche. Pour, une fois, il n'attrapa aucun poisson. Près de deux heures s'écoulèrent et toujours rien. Le vieillard allait rebrousser chemin, quand, il crut apercevoir une lueur derrière les buissons. Il s'en approcha. C’était une pièce de monnaie qui scintillait touchée par les rayons du soleil .Il n'hésita pas une seconde et la prit entre ses mains. Soudain, la pièce devint aussi noire que du charbon. Le pêcheur la lâcha prise; cette dernière reprit aussitôt son éclat après avoir embrassée le sol poussiéreux. Une deuxième fois , le pêcheur la récupéra avec deux doigts , puis la contempla longuement. La pièce gardait toujours le même aspect. Donc, cette fois, il la tenait correctement. Reste à savoir qu'elle était son utilité ? Le vieillard la fit approcher d'un arbuste .Aussitôt, apparut devant lui un bonhomme vêtu tout en blanc ; il avait une longue barbe et tenait à la main une canne qu'il pointa vers le pêcheur. Ce dernier sursauta et cria :qui êtes-vous ?
Le bonhomme s'approcha en souriant : n'ayez aucune crainte, le rassura-t-il, je ne vous veux que du bien
Et d'ajouter: voudriez-vous jeter ma canne à l'eau et promettez-moi de me donner ce que vous attraperez
Le villageois le regarda perplexe
Rassure-vous continua le bonhomme, vous ne serez pas déçu
Le pêcheur s'exécuta .Bientôt, le bouchon s'enfonça dans l'eau. Alors d'un geste prompt, il tira la canne de toutes ses forces. Au bout de celle -ci il y avait un poisson plus rouge que du sang .Le bonhomme le récupéra et le fourra dans une gibecière. Avant de quitter son interlocuteur, il dit : la pièce que vous avez entre les mains vaut de l'or .Je vous la donne
Puis : n'oubliez pas de revenir demain: vous aurez une autre pièce
Sur ce , il se volatilisa sans laisser le temps à notre pêcheur de rouspéter
Notre vieillard contempla de nouveau la pièce : elle brillait toujours .Pas de doute , c'était de l'or pur.
Alors, il se dirigea vers le village. Arrivé sur les lieux, il alla directement vers un de ses vieux amis .Il le trouva entrain de réparer des chaussures
Bonjour, l'interpela ce dernier, quel bon vent t'amène!
En effet, approuva le pêcheur, j'ai trouvé une pièce d'or et je voudrais te la vendre
Ah, du calme mon vieux répliqua le cordonnier, moi je ne suis pas riche et j'ai juste de quoi nourrir ma famille
Mais, montre-moi ta fameuse pièce
Après l'avoir balancé entre ses mains plusieurs fois , il émit un sifflement de stupeur : oh là là ! Cette pièce vaut une fortune .Tu ne trouveras jamais son acheteur
Mais ...tu peux toujours aller voir Hadj Hammou .C'est un homme très riche et il possède presque tous les alentours du village. On dit, qu'il a des millions dans la banque
Et de conclure : allons le voir
Le pêcheur ne manqua pas d'exprimer toute sa reconnaissance à son vieil ami : merci mon frère. Je savais que je pourrais compter sur ton aide. Bien entendu, si je réussis à vendre cette pièce, je te récompenserai largement
Alors, l'interrompit le cordonnier, allons vite chez Hadj Hammou. Comme je le connais, il est entrain de prendre son petit déjeuner et cette pièce le ravira sûrement
A suivre

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 13:47

Il y a des gens qui aiment raconter des contes ; d'autres rendre des comptes; il y en a aussi qui en raffolent des comptes bancaires.Enfin de compte, chacun a son compte.
Après cette introduction un peu spéciale, je voudrais vous raconter un conte.Comme vous devez le savoir , je vous en ai déjà raconté deux : le sorcier maléfique et la bûcheronne et la biche.Bien entendu, le conte est un récit imaginaire et plein de mensonges.Je dirai aussi que la plupart des contes sont un peu tirés par les cheveux .Cependant,cela fait toujours du bien de les raconter et de même pour les entendre
Pour une fois , voilà un conte spécialement pour les chauves ; comme ça ces derniers n'auront pas à craindre pour leurs cheveux
Allons-y

Episode 1 :un jour ordinaire

Il était une fois un vieux couple qui vivait dans une cabane isolée , un peu loin du village.Ils n'avaient ni enfants ni famille.Lui, chaque matin, il prenait sa canne à pêche et se dirigeait vers le lac pour pêcher.Arrivé sur les lieux, il lançait sa canne et attendait quelques instants.Quand il sentait que ça mordait, il la retirait vivement ; puis, délivrait le poisson accroché à l'hameçon.Après quoi, il lançait à nouveau sa canne à pêche pour attraper deux autres poissons.
Munis de ces trois poissons, il passait au village pour les vendre .Avec cet argent, il achetait de quoi manger et boire.Quelques fois,apportait à sa conjointe un petit cadeau
Elle, elle donnait à manger aux poules, nettoyait l'intérieur de la maisonnée ; puis , elle attendait le retour de son mari
Quand ce dernier arrivait , il lui remettait les provisions et celle-ci préparait un bon repas .Entre temps , le pêcheur allumait la radio pour écouter les dernières nouvelles du monde.
Quand le déjeuner était prêt, elle appelait son mari .Tout en mangeant, il lui faisait un compte rendu de sa promenade au village.
Après le repas , ils faisaient un petit somme.Ils se réveillaient quelques heures après.Lui, il arpentait un sentier qui le menait jusqu'en haut de la colline.Là-bas, il contemplait le coucher du soleil et admirait de loin la grande masse de maisons que formait le village
Elle, elle faisait rentrer les poules dans le poulailler; ensuite, elle coupait du bois pour allumer la cheminée ; puis, elle préparait un bon thé à la menthe et attendait le retour de son conjoint
La nuit, ils étaient dans la chambre éclairée par une lampe à pétrole et qui sentait la chaleur de bois.Lui, il préparait son matériel de pêche.Elle, elle tricotait tout en fredonnant un air bédouin connu.
Ils se parlaient rarement.Des fois , le pêcheur évoquait des souvenirs lointains des premières années de leur mariage.Sa femme se contentait de hocher sa tête sans s'arrêter de manier ses longues aiguilles
A neuf heures, ils étaient déjà dans les bras de Morphée.Un jour était passé et un autre allait le succéder sans rien changer dans les habitudes du vieux couple .D'ailleurs des jours , des mois passaient durant lesquels les deux sexagénaires menaient une vie paisible et tranquille, jusqu'au jour où.....0




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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 15:46

Fiction : la mort de Houmidi

C'est fou que certains individus n’aient pas le sens de la réalité. A croire qu''ils vivent dans un monde imaginaire! Un monde aussi merveilleux que le conte des mille et une nuit. Malheureusement, quand, ils se réveillent, non seulement ils sursautent, mais ils se déçoivent vite .Alors, ils finissent par s'isoler de leur entourage .Ainsi, ils vivront le restant de leur vie entre les deux mondes : le réel et l'imaginaire. Comme quoi, ils n'ont qu'à faire un seul pas pour sombrer dans le vide.
Personnellement, j'ai été toujours un réaliste .Certes, je peux avoir recours à mon imagination ; mais seulement pour écrire des romans .Cependant, j'avoue que ça ne déplait guère de devenir un personnage célèbre et connu par mes contemporains. Alors, pour une fois, l'imagination de votre ami Houmidi est allée un peu loin ...plutôt plus loin que ne le permet l'imagination d'un homme normal

A vous de voir


Enveloppé dans un linceul aussi blanc que de la neige, Houmidi assistait à ses propres funérailles. De son corps n'apparaissait que sa tête. Il avait l'air calme et serein et on dirait qu'il souriait à ses visiteurs .Ces derniers s'abaissaient pour l'embrasser pour la dernière fois. Houmidi entendait bien ce qu’ils disaient ; mais, il ne pouvait leur répondre. Certains disaient du bien de lui. D’autres le traitaient par tous les noms
.Heureusement pour lui , ils n'étaient pas plus que les doigts d’une main.
Un homme s’approcha de lui .Il l’embrassa sur le front et pleura un certain moment. Houmidi reconnut en lui son frère Bouchaïb.Ce dernier sortit une feuille de sa poche, puis un stylo. Il se mit à écrire durant quelques minutes. Après quoi, il plia la feuille et la remit dans sa pocha.
Il regarda à sa droite et à sa gauche et murmura dans l’oreille droite de Houmidi ces quelques mots : mon frère, je viens d’écrire un poème pour toi que je vais publier tout de suite dans Dafatir. Tu seras plus célèbre mort que vif.
Et, il quitta la chambre sans se retourner .Des regards le suivirent jusqu’à sa disparition derrière la porte et aussitôt on entendit des éclats de rire .Houmidi se demanda pourquoi ces gens se marraient comme des bossus .La réponse ne tarda pas à se dévoiler : l’un d’eux dit tout haut « ce brave Houmidi nous faisait tant s'esclaffer avec ses histoires de
Jelloul »0
Un autre se demanda si vraiment ce Jelloul aurait existé.
On lui répondit que Houmidi était quelqu’un de réaliste , mais il avait crée un autre monde pour ses lecteurs. On ajouta aussi qu’il aimait partager tout avec ses contemporains. C’était plutôt une chose réjouissante pour le créateur de Jelloul. Il aurait aimé embrassé ce dernier, mais enveloppé comme il était, il se contentait de hocher sa tête en signe de satisfaction.
Bientôt, la pièce fut remplie de visiteurs qui étaient venus pour présenter leurs condoléances à son épouse ainsi qu’à ses enfants. Houmidi sentit de la chaleur humaine se dégager dans l’air .Il crut même apercevoir des anges voler au dessus d’eux.0
Quelques minutes après, trois hommes barbus firent irruption dans la pièce : c’était les tolbas.Aussitôt , ils récitèrent quelques versets coraniques. Pendant ce temps là, tout le monde écoutait avec un certain égard et respect pour le défunt. Quand ils achevèrent leur lecture, des chuchotements entre les convives se lancèrent. Bien entendu, Houmidi n’entendit que des bribes de parole. Néanmoins, il comprit grosso modo l’idée générale : on parlait de la mort, du bien et du mal
Houmidi souriait et se dit : les gens ne pensent à la mort que quand ils assistent à un enterrement !
Mais, il réalisa vite que lui-même avait assisté à des funérailles semblables et que durant une grande partie de la nuit, on avait évoqué l’au-delà et tout ce qui concernait le dernier jugement.
Soudain, on apporta le « chellal ».Les convives essuyèrent leur larmes et Houmidi entendit quelqu’un dire entre ses dents : Enfin, on nous apporte à manger. Ce n’est pas trop tôt, ajouta un autre.
Un troisième répliqua : espérons qu’il y aura un bon festin plutôt que ce plat de couscous.
Cette remarque fit sourire quelques uns et l’un d’eux fit remarquer à la cantonade qu’il donnerait sa main à couper que cette nuit on mangerait (à foison) des plats succulents, parce que d’après lui Houmidi était quelqu’un de très généreux .Il l‘aurait même entendu dire avant sa mort que ses invités se régaleraient de pastillas garnies de poulets et d’amandes.
Houmidi n’en croyait pas ses oreilles. Il allait se révolter et crier tout haut que ce n’était pas vrai, quand on fit entrer les plats :
Hein ! S’exclamèrent en chœur tous les convives .Le parieur, quant à lui, il se releva aussi fier de lui qu’un bachelier qui aurait eu son baccalauréat après sa dixième tentative. Il s’humecta la bouche et déclara sans ambages : vous voyez, mes amis, les succulents plats
de pastillas. Moi j’en ai déjà l’eau à la bouche
Houmidi aussi avait envie de partager le festin avec eux ; malheureusement, il ne pouvait se déplacer et ses mains étaient liées. Alors, il décida de penser à autre chose .Justement, il pensa à ses lecteurs de Dafatir : comment réagiraient-ils quand ils apprendraient la nouvelle de sa mort ?0
Ils se mit à les énumérer. Il souriait à chaque pseudonyme évoqué : Boukmakh, Hikma, Red1.m, Chabib, Fatéma Dalil, Perle Blanche, Tatamoun….enfin des ami(e)s qui étaient durant un certain temps ses fidèles lecteurs.
Pendant ce temps là, les uns mangeaient , les autres se goinfraient , d’autres boulottaient avec appétit. Bien entendu, la discussion avait acheminé vers d’autres sujets plus important tels que l’invasion chinoise de l’Inde , le déraillement du TGV qui reliait Oujda à Nador , le dernier exploit d’un unijambiste qui avait battu le record du monde des cent cinquante mètres et enfin les déclarations du ministre de l’Education Nationale concernant le rétrécissement des heures de travail pour les enseignants primaires.
Houmidi tendit l’oreille pour en apprendre davantage sur ce dernier point. Ainsi, il sut que ses collègues allaient dorénavant avoir un emploi de temps qui ne dépasserait pas dix huit heures de travail. Houmidi était tellement content qu’il jubilait et criaient à tue tête. Bien entendu, personne ne l’entendit.
Enfin, on débarrassa les tables et on apporta de nouveau le « chellal » .Quelques instants après, on reprit la lecture du coran, et on chanta quelques madihs.
Houmidi qui aimait ce genre de chant les accompagnait comme un élève assidu.
Soudain, une personne entra dans la pièce .Cette personne, Houmidi avait l’impression de la connaître .Cependant, il lui était difficile de l’identifier.Même les convives étaient dans l’impossibilité de le faire.D’ailleurs, ils se regardèrent avec étonnement.
Le nouveau visiteur les dévisagea et partit d’un grand rire qui les fit tressaillir et lança : pourquoi me regardez-vous comme ça ? Est-ce que je vous fais peur ? Rassurez-vous je suis un être humain comme vous ! Puis : je m’appelle Jelloul
Hein ! Sursauta Houmidi
Quoi ! Cria toute l’assemblée
Le dernier venu ria encore ; puis reprit d’un air aussi sérieux qu’un malade devant son médecin : je suis venu présenter mes condoléances à la famille de Houmidi. Il dirigea son regard vers le défunt et ajouta : mon vieil ami , j’aurais bien aimé te voir dans d’autres circonstance que celle-ci.
Son vieil ami lui fit signe de s’approcher.Celui-ci hocha sa tête : pas maintenant .Tout à l’heure quand ces casse-pieds auront quitté ta maison, on discuteras.Parce que figure-toi , j’ai beaucoup de points que tu dois m’éclaircir.
On regarda ce nouveau venu avec stupeur.
Vous êtes vraiment ce Jelloul le héros des aventures burlesques de Houmidi ? Dit l’un d’eux
Mais c’est ridicule ! reprit un autre
Houmidi se débarrassa de son linceul et rejoignit le groupe .Il croyait par ce geste que chacun de ces personnes allait prendre ses jambes à son cou ; mais rien de cela ne fut. Le seul qui avait réagi c’était Jelloul .D’ailleurs , il ne manquait pas d’humour :
Fais attention mon vieux ! Ne vois-tu pas que tu es tout nu ? Lui dit-il d’un ton narquois
Tu me vois, s’exclama Houmidi
Mais oui, bien sûr confirma « l’homme malicieux »0
Et d'ajouter:et voilà un coup pour te rafraichir les idées
Soudain, Houmidi sentit sa tête tourner à une vitesse
vertigineuse et il sombra dans le noir.
Quand il se réveilla, il avait encore le stylo à la main .Au fait, il était assis à son bureau. Alors, il réalisa qu’il avait écrit quelques pages en français.
Il commença la lecture : Enveloppé dans un linceul aussi blanc que de la neige…………0
Houmidi : Oujda le 25 octobre 2012

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 15:44

 





On dit que la peur est un sentiment de faiblesse.On prétend même que c'est un vilain défaut; tout comme la cupidité ,la stupidité et la curiosité. Aussi celui ou celle qui a peur , on le traite souvent de poule mouillée ou tout simplement froussard.Comme quoi ceux qui ont une peur bleue sont mal vus par ceux qui n'ont pas froid aux yeux.Je ne vais pas contredire ce qui a été dit ; mais j'ajoute qu'il y a une autre peur qui est loin d'être un défaut , mais plutôt une qualité.Cette peur émane de la crainte de Dieu, du respect des règlements conçue par les humains de la terre et aussi par le savoir
Ah oui ,mes amis , on peut avoir la chair de poule dans beaucoup de situations que nous vivons.Je vais vous en citer quelques unes
Un passant qui traverse l'avenue ou la rue utilise normalement le passage pour piétons et bien sûr respecte le code de la route; sinon , il se fera renversé par les véhicules.Donc qui l'oblige à se comporter ainsi ?La peur, pardi
Reprenons : pourquoi a-t-il peur ?Parce qu'il sait que traverser l'avenue pourra lui causer la mort .Bien entendu , il a peur de mourir .C'est strictement naturel ; sinon on peut considérer cela comme un suicide.Aussi tous ceux qui se comportent différemment de ce passant sont pour moi suicidaires et par dessus le marché des ignorants
La crainte de Dieu est une sorte de peur louable :Quand on est conscient et on différencie entre entre le bien et le mal , on est sur le droit chemin .Ce qui nous a mis sur ce doit chemin ne peut être que cette crainte de notre Créateur
le verset du saint Coran est claire là dessus : Ceux qui craignent plus Allah sont les savants.
Un élève studieux a peur d'échouer à l'examen; il craint d'être réprimandé par l'enseignant. Donc , il a intérêt à faire ses devoirs , écouter les explications du professeur et avoir de bonnes notes.A la fin ses résultats seront satisfaisants .
Comme vous constatez avoir peur n'est pas toujours un défaut , mais plutôt une qualité.Alors , si vous voulez ne jamais avoir peur , soyez tout simplement des IGNORANTS!0


Voilà un témoignage qui vous en dira plus long à propos de ma chronique

Ali était un homme fort et puissant .Dès qu'on le voyait on prenait ses jambes à son cou.Personnellement , je préfère ne pas être sur son chemin .Voyez-vous c'était quelqu'un de violent et de féroce .Il n'avait aucune pitié même pour les vieux ou les handicapés.Toujours, il cherchait des noises à tous ceux qui le croisaient en chemin.Si quelqu'un avait la malchance de passer tout près de lui, alors de deux choses mes amis : soit il aurait un portrait bien arrangé ou il passerait quelques jours à l'hosto.Pour vous dire que cet Ali n'avait peur de rien et de personne
Pourtant un jour , ce qui arriva à notre bonhomme lui fit savoir que son courage n'était pas une qualité et qu'à cause de sa tyrannie , il avait risqué de perdre sa vie.
Ce qu'il y a ,est que cette vilaine créature était une personne illettrée .En somme un individu qui ne savait "gérer " ses pouvoirs.Donc , il rencontra un homme très maigre qui marchait à petit pas .Le costaud l'appréhenda et lui dit d'un ton moqueur : où vas-tu comme ça gringalet?
Ce dernier lui répondit gentillement : je cherche un hôtel pour passer la nuit.Voudriez-vous m'en indiquer un ?
C'était loin pour plaire à notre costaud.Aussi, il cria et hurla et attrapa le malingre homme et le souleva comme une plume .Il était vraiment fou furieux : comment oses-tu me parler sur ce ton , espèce de minable.Tu vas voir ce que je vais faire de toi
Le petit bonhomme n'avait point l'air d'avoir peur .Aussi , il l'apostropha gentillement: s'il vous plait voudriez-vous me déposer à terre ?
Le Courageux obtempéra et le jeta tout comme une épluchure de banane.Alors , c'était le miracle : le Gringalet se transforma en une boule et se rua vers le Gigantesque .Ce dernier tomba à terre .On dirait un tonneaux qui dégringolait le haut d'une falaise.Ah, j'oubliais de vous dire que justement , on se trouvait sur le haut d'une colline.Le mauvais bonhomme se releva avec peine ; mais avant de piper mot, le maigrichon lui atténua quelques coups monumentaux sur la tête et le thorax.Alors, cette fois , il tomba inerte : du sang coula de ses ses lèvres et il saignait partout .Bref, son état était loin d'être enviable
Avant de le quitter , le Chétif lui dit : si tu avais su que j'ai la maitrise des arts martiaux , tu aurais eu moins de courage et plus de peur
Et de conclure
Ne sous estime jamais les personnes de mon genre
: un brin de paille ou un tout petit morceau de bambou peuvent te rendre aveugle


Rabat : 1 novembre 2012



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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 14:39










Larbi était un hôte très remarquable. Non seulement, son invitation de passer quelques jours chez lui, il me donna une clé double de son appartement. Comme ça , il me serait aisé de sortir et de rentrer à ma guise. Aussi, le chauffeur de taxi me quitta pour reprendre son travail :
_ A ce soir, dit-il en sortant.
Quant à moi, je n’ai pas résisté assez longtemps pour changer d’air.Voyez-vous mes amis , rester coincé entre quatre mur n’est pas une bonne idée , en tout cas pas pour moi qui aime le mouvement et la réaction. Bien entendu, quand on est fatigué ou en fuite , c’est un moyen efficace et sûr de s’éloigner de la race humaine. Votre ami a beaucoup de pain sur la planche et il a intérêt à faire vite .Aussi, je suis allé directement au commissariat de police .
Arrivé sur les lieux, je demandai à voir le commissaire. On me fit savoir que ce dernier profitait de ses vacances et que je pourrais voir l’officier principale .Justement, c’était lui qui s’occupait de l’affaire de mon ami Lakhdar. Alors, j’ai frappé à la porte de son bureau. Une voix rauque m’invita à y entrer. Un homme assez maigre avec des moustaches qui pendaient des deux cotés se releva et s’avança vers moi en me tendant la main :
_ Monsieur Houmidi, enfin j’ai le plaisir de faire votre connaissance
Je le regardai aussi surpris qu’un clochard qui trouverait dans sa poche une liasse de billet de banque. Il sourit avant de reprendre :
_ Vous êtes bien l’ami intime de l’inspecteur Lakhdar ?
_ Mais ce que vous ne savez pas ,ajouta-t- il, il ne cesse d’évoquer les souvenirs avec vous en me racontant vos aventures et périples.
_ En effet, convins-je .
Puis je lui serrai la main.
_ Quant à moi , l’apostrophai-je, je suis ravi de vous ajouter à la liste de mes amis .D’ailleurs , on dit toujours les amis de mes amis sont mes amis
_ C’est très gentil de votre part et me considérer comme votre ami est un honneur pour moi.
Puis , il m’invita à m’asseoir .
Je lui fis part de ce que vous savez déjà et je conclus :
_ Voici la mallette que j’ai trouvée dans le coffre de la consigne.
L’inspecteur l’ouvrit rapidement et se mit en devoir de feuilleter les documents .Puis, il téléphona à ses adjoints :
_ Soyez dans mon bureau dans cinq minutes. On est sur une nouvelle piste .
Je pris congé de mon collègue. Celui-ci me remercia chaleureusement tout en me serrant la main :
_ J’espère vous revoir avant votre départ.
_ Sans faute, le rassurai-je.D’ailleurs, je n’ai pas encore revu mon ami Lakhdar.
Et d’ajouter :
_ Et puis, j’ai une autre affaire à régler.
Je sortis promptement du commissariat pour aller à l’école Ibn Toumart .Vous vous souvenez, bien sûr de l’affaire du petit garçon accidenté, Illiass Tazi. Comble de chance, l’établissement se trouvait à une centaine de mètres du commissariat. Quand j’arrivais sur les lieux , les élèves étaient entrain de profiter de leur recréation. Je demandai à l’un d’eux le bureau du directeur .Il me répondit : tout droit monsieur .
Aussitôt, un instituteur s’avança vers moi .Tout en me saluant, il lança :
_ Que puis-je faire pour vous ? J’imagine que vous êtes le père d’Illiass !0
Je secouai la tête et lui fit savoir que le cas de cet élève m’intéressait beaucoup. Aussitôt, il se rembrunit .Je lui tapai sur l’épaule :
_ Soyez sans crainte. Votre élève est actuellement à l’hôpital….
_ Qu’est-ce qu’il a, m’interrompit-il
_ Rien de grave ; juste qu’il vient d’être renversé par une voiture
_ Alors, s’écria l’enseignant, voilà pourquoi il s’est absenté durant ces jours.
Puis :
_ S’il vous plait donnez-moi le nom de cet hôpital
_ Il est actuellement à l’hôpital Ibn Batouta, chambre 13 au 3eme étage
_ Merci se contenta-t-il de conclure avant de me quitter.
Je m’approchai de la direction .Un homme trapu et assez vieux était derrière un bureau .Il répondait au téléphone .D’un geste, il m’invita à m’asseoir .Sur ce, il posa le combiné du téléphone sur sa socle pour s’enquérir de la raison de ma visite. Je lui remis ma carte de police, puis la photocopie du petit Illiass. Il la regarda (la mienne, d’abord) et se mit au garde à vous :
_ Monsieur l’inspecteur, haleta-t-il, j’espère qu’il n’est rien arrivé de fâcheux à ce garçon.
Une fois de plus, je lui fis part des dernières nouvelles de l’accidenté
_ Dieu soit loué, lâcha-t-il tout en se laissant tomber sur son fauteuil.
_ Dites-moi, monsieur le directeur, l’apostrophai-je.Je voudrais l’adresse familiale de ce petit.
Aussitôt, il ouvrit un casier pour prendre un dossier volumineux qu’il se mit à feuilleter durant un moment. Sur ce, il nota une adresse et me dit :
_ Le petit garçon est orphelin et il habite chez sa grand-mère.
Merci, lui dis-je en le quittant


A suivre
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Published by Houmidi59 - dans Sére policière
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:42





On a toujours prétendu que l'argent ne fait pas le bonheur;c'est peut-être vrai.Mais ce qui est certain c'est que l'argent des autres fait des heureux.La preuve, les milliers des mômes qui pilulent les rues avec leurs habits neufs pour se remplir les poches ou les petites sacoches.Bien entendu , vous devinez que je parle du jour de la fête musulmane, à savoir l'aïd elfitre ou l'aïd el-adha.0
En ce qui me concerne, je n'en garde que de bons souvenirs
Je me rappelle qu'à l'âge de huit ans , j'attendais avec mes deux frères la venue d'un cousin de ma mère avec une impatience sans limite.Il nous arrivait de le guetter des heures ; heureusement pour nous , il ne manquait jamais à ce rituel de souhaiter un bon aïd à sa cousine.Si vous le voyez avec sa bicyclette se diriger vers vous , tendez votre main .Mais attention , il faut devancer les autres pour avoir la pièce de monnaie qu'il mettra dans votre paluche. C'était ce que nous faisions , nous les trois .C'était moi qui arrivait toujours le premier vers lui.Alors, je prenais la pièce de monnaie; aussitôt mes deux frangins se mirent à chialer comme des nourrissons.Le cycliste me tapa l'épaule et me dit : Hamid, partage l'argent avec tes frères.Il cligna des yeux vers les autres et ajouta : n'est-ce pas les enfants ?0
Ces derniers acquiescèrent jubilant de joie.Alors, tandis que le cousin de maman fit son entrée chez nous, je pris sa bicyclette pour faire le premier tour .Mes deux frère montèrent eux aussi.
Nous faisions tous les trois une balade monumentale.Puis nous nous arrêtions devant une épicerie pour faire l'appoint.Après quoi partager cette somme d'argent entre nous trois.C'était très difficile et presque irréalisable de partager vingt centimes à trois personnes.Cela nous donnait le résultat suivant : le premier 7 centimes; le second , la même somme; mais le troisième , 6 centimes seulement.Vous imaginez la valeur d'un centime en cette époque ! Figurez -vous que vous pourriez vous régaler d'un bonbon
Alors , ne vous étonnez surtout pas que le malchanceux de nous trois criait et hurlant en nous menaçant de tout dévoiler au paternel.Bien entendu, on arrivait à un certain accord .Ce qui faisait que ce "révolté" aurait un tour de vélo de plus que les autres.
Bien entendu, quand nous retournâmes chez nous , le cousin était devant le seuil de la porte à nous attendre.Croyez-moi , il ne se fâchait guère; mais plutôt, il souriait .Puis , il prit son vélo , accorda une bise à chacun de nous et avant de nous quitter , il nous lança une autre pièce de monnaie.
Voilà pour vous récompenser d'avoir bien gardé mon vélo, conclut -il
Cette fois , c'était une pièce de 10 centimes.

Et c'était une autre histoire

Oujda : 20 décembre 2010

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:39



Il n'avait que deux mille dirhams dans son portefeuille.Il voulait acheter un mouton pour l'aïd.Alors, il se dirigea vers le marché du bétail.Arrivé sur les lieux , il constata avec effroi que les prix étaient exorbitants.Il était désorienté et ne savait que faire.0
Un vendeur s'approcha de lui et lui dit : j'ai un mouton qui ne fera pas souffrir le contenu de ta poche
Notre bonhomme le dévisagea et hocha de la tête Celui-ci reprit : Combien peux-tu payer pour avoir un mouton?0
L'acheteur sortit la somme d'argent enfouie dans son portefeuille et la montra en déclarant : je n'ai que cette somme là
Après l'avoir comptée , le vendeur semblait satisfait : pas de problème , tu auras ton mouton.
Justement un mouton était derrière lui
Tiens , continua-t-il , prends ton mouton et va-t-en avant que je ne change d'avis
Celui-ci ne se le fit pas dire deux fois .Il attrapa l'animal par la corde et quitta presto le souk.0
Arrivé chez lui, sa femme lui dit : comment oses-tu apporter ce maigre mouton à la maison? On dirait qu'il vient de la Somalie!
Le bonhomme contempla l'animal : mais , balbutia-t-il , on a échangé mon mouton avec un autre
N'essaie pas de me duper par tes paroles.Toi , tu as été toujours un bon à rien.Avoue que tu t'es fait avoir
Le bonhomme resta silencieux un bon moment.Sur ce , il reprit l'animal et retourna au marché.Arrivé de nouveau sur place, il chercha de ses yeux son vendeur.Malheureusement aucune trace de lui .
Aussitôt un campagnard s'approcha de lui et lui dit :je vous donne trois mille dirhams pour ce mouton
Hein , s'écria le nouveau vendeur
Le nouvel acheteur palpa le mouton et ajouta : ce mouton là a une belle allure et je voudrais l'avoir ; mais je n'ai que trois dirhams dans ma poche .S'il te plait veux-tu bien me le vendre?0
Notre bonhomme n'en croyait pas ses yeux et ses oreilles.A la fin, il accepta l'offre et dans son fort intérieur son cœur dansait la samba(la chamade)
Veux-tu bien me procurer une corde assez longue?0
Notre bonhomme ne se le fit pas dire deux fois.Aussi , il courut vers une tente à quelques pas de lui .Il acheta une corde et retourna sur ses pas
Le mouton avait disparu.De même que l'acheteur.
Il scruta l'horizon à la recherche de son mouton , mais en vain.
Il retourna chez lui bredouille.En chemin, il cherchait des explications à donner à sa conjointe.
Soudain, quelqu'un l'appela par son nom.Il se retourna et vit un de ses meilleurs amis s'approcher de lui en tirant un gros mouton derrière lui.
Mon ami Smaïl lança-t-il à interlocuteur, je t'apporte ton mouton
Notre bonhomme le dévisagea et s’écria : mais ce n'est pas mon mouton!
Mais si, rétorqua le nouvel arrivant et voilà ce qu'il reste de ton argent .
Et il lui remit mille dirhams


Houmidi
Oujda le 25 octobre 2012

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Je suis marocain ,de nature simple sans aucun complexe.J'aime tout le monde .Aussi, mon but est d'avoir le plus grand nombre possible d'amis
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