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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:38





Je fis surgir de ma poche une clé métallique de couleur noire.je la scrutai des yeux : il y a un chiffre inscrit suivi mon ami m’avait proposé de récupérer un objet pour lui et qu’il gardait en secret. Je devais faire vite .Aussi, je hélai le garçon pour payer ma note et quitter les lieux .Celui-ci accourut à mon appel et parut surpris de me voir prêt à m’en aller :
0
Vous venez à peine de boire votre café , monsieur et vous nous quittez déjà

Je fis la moue et déclarai à la six quatre deux :
0
Malheureusement, je viens de me rappeler un rendez-vous important.
0
Tout en le quittant, j’ajoutai :0

Je serai de retour l’après midi. J’ai des amis à rencontrer.0

Puis, je sortis rapidement à la recherche d’un taxi égaré. Justement, il y en avait un qui stoppa devant moi et j’ai vite reconnu son chauffeur .C’était mon guide Larbi. Aussitôt, j’ouvris la portière et m’installai à l’intérieur du véhicule ; puis :
0
Emmenez-moi s’il vous plait à la gare.
0
Le chauffeur de taxi parut surpris et je voyais son visage s’assombrir. Cependant, il articula ces quelques mots : ça y est, vous nous quittez déjà

Je souris et tout en lui tapotant sur l’épaule, je l’informai que j’avais un objet à récupérer à la gare ; quant à mon départ ça ne sera pas avant une semaine .
Alors, vous restez encore à Tanger, jubila-t-il
Bien sûr, rétorquai-je, quelle idée vous avez mon bon monsieur !

Et de lui expliquer : savez-vous mon cher que je n’ai pas encore rencontré mon ami ? Je ne partirai pas avant de l’avoir vu.

Je vais vous aider, trancha ce brave chauffeur de taxi.0

Nous primes la direction de la gare Juste quelques minutes nous arrivâmes à destination. Je me dirigeai vers les consigne à la recherche du numéro soixante quinze que je ne tardais pas à trouver. J’ouvris le coffre tout en tremblant de curiosité .La vérité les amis , je n’en avais aucune idée de ce que je pourrais trouver dans ce coffre .Aussi, tout en priant le bon Dieu, ma main s’avança à l’intérieur pour récupérer une mallette .Je la pris et m’éloignai des consignes.Le chauffeur de taxi m’ouvrit la portière et me dit :
0
Montez vite !
0
Puis, il démarra sur le champ

A peine une centaine de mètres parcourus, mon ami Larbi me toisa de son regard fraternel et me fit savoir qu’il y avait deux drôles d’individus qui m’observaient. Heureusement pour moi qu’il y avait du monde dans les parages et puis il y avait justement deux policiers entrain de faire le guet devant l’entrée de la gare. C’était pour cela que les deux intrus n’avaient pu rien faire. Cependant, il était sûr et certain qu’ils allaient me filer. Mon ami Larbi qui connaît toutes les ruelles de Tanger comme l’intérieur de sa poche me rassura qu’il était aisé pour lui de les semer. Ce qu’il fit avec facilité et discrétion.

Arrivé près d’un immeuble de sept ou huit étages ,le taxi s’arrêta et son conducteur m’intima à le suivre

Où allez-vous comme ça ,l’apostrophai-je

Mais chez moi, dit il sans ambages.
0
Tout en me fixant de son regard , il ajouta :0

Je crois bien que vous êtes en danger.Le mieux est de vous cacher un certain moment et d’ici là , nous verrons ce que nous pourrons faire.
0
Je me contentai de le remercier et je je montai les marches de l’escalier derrière mon ami. Arrivés au cinquième étage , il actionna la sonnette .Pas de réponse. Sur ce, il sortit de sa poche une clé et ouvrit la porte .Je suivis cette opération avec étonnement.

En pénétrant à l’intérieur, il m’expliqua qu’il habitait seul dans cet appartement depuis la mort de sa femme. Pour le coup du sonnette de tout à l’heure , l’explication ne tarda pas à venir :
0
Un de mes amis quand il est de passage à Tanger vient séjourner dans mon appartement ; d’ailleurs, il a le double de ces clés.

Après un moment de réflexion, il me dit que son ami était toujours accompagné de jeunes filles .Aussi, il ne tenait pas à le déranger.
0
Donc, mon hôte me guida vers un salon somptueusement meublé. Il m’invita à m’asseoir sur un canapé et se dirigea vers la cuisine. Quelques instants, il refit surface en tenant à la main un plateau qu’il déposa devant moi .
0
Servez-vous !
0
Je remplis un verre de jus de fruit et je bus une petite gorgée.0

Puis, mon regard se dirigea vers la mallette .Mon compagnon m’observa sans piper mot. Je cherchai à l’ouvrir mais en vain. Après, je remarquai que ce n’était pas un problème de clé mais de code .En effet, il fallait composer un nombre de quatre chiffre pour l’ouvrir.

Que faire ? J’étais là aussi indécis qu’un fonctionnaire à qui on lui proposait d’être rémunéré toutes les semaines ou à la fin de chaque mois. Larbi qui lisait sûrement dans mes pensées m’apporta un tournevis et un marteau :

Avec ces deux instruments, votre mallette ne résistera pas longtemps

Malheureusement, après près de deux heures , la mallette était toujours fermée. Mon ami a usé de tous les moyens qui se trouvaient à proximité sans obtenir aucun résultat.
0
Aussitôt, je me suis mis à contempler ces quatre cases à qui il manquait pour chacune d’elle un chiffre. Je me suis aussitôt mis à penser comme mon ami Lakhdar : quel est le numéro que je pourrais utiliser ? Mon année de naissance. Aussi, je me rappelais bien qu’il était né en 1957.Je composai ce numéro et ….la mallette s’ouvrit promptement.
0
Dedans, il y avait beaucoup de paperasses étalées dans des dossiers .Malheureusement, c’était en espagnol. Il y avait même des photos et je pus reconnaître les joueurs du scrabble.

Larbi coupa court à mes pensées :
0
Le mieux pour vous est d’aller à la police

Vous avez raison , approuvai-je.D’ailleurs , mon ami est policier….tout comme moi

Le chauffeur de taxi s’étonna de plus en plus :
0
Alors, vous êtes sur une affaire ! C’est splendide et sensationnel…

Je l’interrompis net :

Ecoutez mon vieux, cette affaire est très compliquée et comme vous l’avez constaté à la gare des personnes dangereuses y sont mêlées et je crois bien qu’ils n’hésiteront pas à commettre des crimes.
0

A suivre

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 22:30









Episode 5




Quelques minutes s’écoulèrent paisiblement sans rien changer à l’atmosphère de la cabane ensorcelée.0


Soudain, un homme fit irruption dans la salle où je me trouvais. Je l’ai vite reconnu : c’était mon ami Lakhdar. Aussitôt, je me repris et restai calme pour ne pas éveiller les soupçons. Cependant, je suivis de mon regard les mouvements de l’arrivant

Ce dernier regarda dans tous les sens avant de se diriger vers ma table. A deux pas de moi, il alla rejoindre les joueurs de scrabble.

Désolé pour le retard, lança-t-il en guise de salut.

Assieds-toi, l’invita la femme. Justement, on t’attend pour te confier une mission spéciale

Ah, oui, dit-il avec hésitation .Que dois-je faire au juste ?
0
L’un des autres joueurs qui n’avait pas encore parlé intervint :

Tu vas jouer au policier

Hein ! S’exclama-t-il

A un moment donné, je me suis dit : ça y est ;on a découvert l’identité de mon ami .Malheureusement , je ne pouvais rien faire sauf écouter :

On dirait que tu as peur de la police , lui fit reprocher la femme

Serais-tu un repris de justice ? Fit remarquer un autre

Mon ami respira longuement et déclara qu’en effet, il a une frousse bleue des hommes de la loi et qu’il avait bien passé quelques mois au frais pour tentative de vols

Alors, conclut la femme, raison de plus pour te confier cette mission.

Puis, elle lui chuchota à l’oreille des mots .Je vis mon ami sourire à chaque fois tout en murmurant un oui étouffé. Bientôt, Ils se relevèrent pour quitter les lieux .Mon ami passa tout près de moi et me cligna des yeux ; puis je sentis sa main fourrer quelque chose dans ma poche. Puis , il disparut derrière la porte.

J’attendis quelques instants pour me diriger au comptoir. La barman était entrain de somnoler.je le réveillai par le tintement d’une pièce contre ma coupe vide de soda. Il sursauta et me dévisagea longuement avant de me dire :

Excusez-moi ! je me suis un peu assoupi.

Puis :

Voudriez-vous boire quelque
chose ?0

Non, merci, l’apostrophai-je.Mais, je voudrais juste savoir un petit renseignement : est-ce que cette boite est ouverte aussi le jour ou seulement la nuit ?0

Il bailla un certain moment avant de me faire savoir que la cabane ensorcelée fermait ses portes à cinq heures du matin et qu’elle les ouvrait dès le coucher du soleil. Tout en hochant la tête , je lui dis :
0
Voilà qui est bien dommage.

Le sosie du mexicain ne savait quoi dire .Je repris :0

J’ai passé une grande partie de la nuit à attendre un ami .Malheureusement, il n’est pas venu.

Je réfléchis un moment et lui dis : je vais donc devoir attendre jusqu’à la nuit prochaine .
0
Je lui tendis un billet de cinquante dirhams et je pris la direction vers la sortie

Hé, attendez un moment ! Cria une voix derrière moi.

Je me retournai. Le barman s’approcha de moi :
0
Vous savez m’avoua-t-il sans ambages, la plupart des clients je les connais.

Il s’attendait peut-être à ce que je lui fis une description de mon ami. Aussi, j’essayai d’être moins discret :

Vous ne connaissez sûrement pas mon ami.C’est quelqu’un qui n’aime pas se faire remarquer.Mais, vous connaissez ses compagnons : les joueurs de scrabble

Ah, je vois, lâcha-t-il.

De sa main, il chercha à les situer : ils étaient pourtant là-bas !
0
En effet, convins-je ; mais, sans mon ami.

Il fit claquer ses doigts : ça y est, j’y suis : j’ai l’impression de connaître votre ami. C’est un visiteur peu fréquent et surtout moins bavard que les autres.

Attendez, poursuivit-il.Je crois que je pourrai vous aider ….. Ces joueurs se rencontrent généralement au café de l’espérance sis au boulevard Hassan II. Il est au centre ville et vous le trouverez facilement.
0
Merci mon bon ami, le complimentai-je tout en alourdissant sa poche d’un billet vert.

Satisfait de sa dernière démarche, le barman m’octroya d’une courbette sans pour cent chinoise et d’un sourire aussi jaune que cette race asiatique. Puis, il crut bon d’ajouter :
0
N’oubliez pas de vous inscrire au club scrabble.Dites-leur que vous venez de ma part. Je m’appelle Réda, mais connu sous le nom de Pédro

D’accord, Pédro.A plus

En sortant à l’air libre, tout était encore calme. On n’entendait rien à part la conversation sonore des grillons et le ronflement de quelqu’un qui se trouvait quelque part accroupi dans une voiture. Les deux gardes du corps avaient eux aussi disparu. Je jetai un coup d’œil aléatoire autour de moi sans remarquer rien d’anormal. Je quittai donc les lieux sans regret à la recherche d’un taxi pour retourner en ville. Je dus parcourir des centaines de mètres pour voir passer une voiture .Le conducteur de cette dernière me fit signe. Je m’approchai de lui :

Bonjour, l’interpellai-je.Vous allez en ville ?

Montez, m’invita-t-il.

Dès que le véhicule démarra, il me fit savoir que je n’aurais aucune chance de trouver un moyen de transport ; en tout cas pas avant huit heures du matin. Je regardai ma montre : il était environ six heures , l’heure où on sent la tiédeur du lit et le goût du sommeil. En effet, qui peut bien se réveiller à cette heure sinon un enseignant, un employé du service des ordures ou un voyageur égaré comme moi.

Vous avez raison, l’approuvai-je.Cependant, je pourrai toujours rencontrer un taxi sur mon chemin. C’est certain

Ce qui est certain et sûr : la rencontre de quelques pillards qui rodent dans les parages.

Mais dites-moi, on dirait que vous n’êtes pas de la contrée.

Effectivement, avouai-je.Je suis de la région d’Oujda. Actuellement je passe mes jours de vacances chez mon ami d’enfance.

Ah, bon dit-il sans ironie. J’imagine que vous n’êtes pas venu pour voir des endroits sans vies comme celui-là.
0
Non, le rassurai-je .Mais, détrompez-vous, cet endroit est très animé durant toute la nuit.
0
Le conducteur de la voiture n’avait pas le temps de commenter ma dernière réplique car nous entrâmes dans en ville.

Je vais vous déposer dans cette grande avenue. J’espère que votre ami y habite tout près.

Merci .C’est gentil de votre part.

Puis, je descendis du véhicule en me dirigeant vers un café qui me fit face .Je lis l’enseigne : café de l’espérance.

Pour une coïncidence, c’en était vraiment une. Ainsi, j’allai prendre mon petit déjeuner et m’inscrire au club des scrabbleurs.
0
En pénétrant à l’intérieur, je sentis l’arôme délicieux du café embaumer la grande salle presque vide des clients.

Je hélai le garçon qui accourut vers moi en tenant à la main un torchon qu’il manipula avec vivacité pour essuyer la table et s’enquérir de ma demande matinale.Je lui fis savoir que je voudrais boire un café au lait dans un grand bol accompagné d’une assiette garnie de brioches.De quoi me remplir ma brioche !Il s’exécuta sur le champ. Je profitai de son éclipse momentanée pour chercher parmi les rares clients mon ami Lakhdar ; mais , en vain .Aussitôt, le serveur posa devant moi un plateau qui vous ferait couler de l’eau à la bouche. J’attaquai mon frichti avec véhémence, tandis que le garçon prit le large vers un couple qui justement venait d’entrer .Il s’approcha des deux quinquagénaires et les invita à le suivre.

Soudain, je sursautai .J’avais totalement oublié que mon ami avait enfoui quelque chose dans ma poche.De  ma main , je tâtai l’objet.0


A suivre

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Published by Houmidi59 - dans Sére policière
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 00:56


Episode 3









En entrant, j’ai aussitôt senti le regard lourd des clients déjà assiégés .Je ne fis pas attention à eux et je m’assis dans un coin à l’écart. Juste un moment après un garçon qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Bud Spencer me salua et me dit courtoisement :

« Soyez le bienvenue chez nous, monsieur.0

Puis : _ Que désirez-vous manger ? Je lui fis part des réclamations de mon estomac. Il trouva que c’était raisonnable et il s’exécuta sur le champ. Je jetai un regard circulaire autour de moi : les clients semblaient s’intéresser à autre chose que ma présence. En effet, ils étaient entrain de se remplir la panse. Aussi, je me suis dit que la race humaine mourait un jour d’indigestion.Croyez-moi les amis, la famine n’existe qu’en dehors des restaurants !il suffit d’admirer les différents plats étalés sur les tables pour s’en rendre compte. J’étais là à admirer un boulimique arracher une cuisse d’un poulet et la dévorer, quand le serveur déposa sur ma table un tajine assez fumant dont l’odeur est un mélange de légumes et de sauces piquantes. Pas la peine de vous dire que j’ai mangé de bon appétit. Aussitôt, j’ai hélé le groom pour m’apporter un verre de thé à la menthe. J’ai profité de l’occasion pour féliciter les cuisiniers et lui dire qu’en somme cette bonne dégustation je la devais à mon ami Larbi le chauffeur de taxi. Soudain, mon interlocuteur blêmit et devint aussi jaune qu’un citron pressé. Il s’excusa pour un moment, et courut vers le comptoir. Il parla un long moment avec le caissier .Je le voyais qui me montrait du doigt à deux ou à trois reprises.
C’est pas bon signe, me suis-je dit. Le mieux était donc de prendre congé de ce lieu .Alors, je suis allé directement vers la caisse. En m’apercevant, le garçon s’approcha de moi : _ La direction du restaurant est heureuse de vous offrir ce déjeuner. Nous espérons vous revoir le plus tôt possible.

Mais….m’étonnai-je c’est trop. Je ne peux accepter

Pas du tout et c’est offert de bon cœur.0

Le caissier qui n’avait pas encore pipé mot, intervint : _ Vous êtes bien un ami de monsieur Larbi Koumiche?0
Hein ! 0
Ne m’en veuillez surtout pas, ajouta-t-il.Chez nous, les amis de monsieur Larbi sont considérés comme des rois.0
Sur ce, il accentua ses paroles par des courbettes qui rendrait jaloux une tribu de chinois. _ Au revoir, monsieur, conclut le restaurateur. Je ressortis tout en me demandant si je n’étais pas entrain de rêver. Je traversai la rue au risque de me faire heurter par un conducteur de charrette. Soudain, je sursautai : le petit garçon, qu’en est-il de son
état ?0

Il faudrait lui rendre visite coûte que coûte. Aussitôt, je hélai un taxi et le priai de m’emmener à l’hôpital Ibn Batouta. A peine dix minutes passées, je suis rentré dans un grand édifice qui sentait l’alcool et la Bétadine. A la réception, je demandai où pourrais-je trouver un petit garçon arrivé naguère à cet hôpital suite à un accident de circulation. Une grosse femme moustachue qui se tenait derrière le comptoir me foudroya d’un regard et cria : _ Dans cet hôpital , nous recevons des dizaines de cas comme votre garçon

Et alors, lui dis-je en lui mettant ma carte professionnelle devant son nez. Aussitôt, son visage s’éclaira comme une enseigne de pâtisserie le jour du réveillon. Cela me fit remarquer qu’elle avait des dents blanches très éclatantes. De sa voix douce et mielleuse, elle susurra à mon intention qu’en effet un petit garçon a été transféré directement vers le bloc opératoire. Il a subi deux interventions chirurgicales. A présent, il est dans la salle de réanimation. _ Sa vie est-elle en danger ? Risquai-je Sa réponse ne tarda pas : La vérité, l’enfant a un traumatisme crânien et il a de fortes chance de succomber à ses blessures.

Puis : « je peux vous assurer que le personnel de l’hôpital a fait tout son possible pour le sauver….. Elle s’interrompit un moment pour me montrer de son doigt un homme en tabler vert qui passait vers notre direction : C’est le docteur Hachmi qui s’occupe justement de l’état de cet enfant. Il pourra vous donner plus amples informations sur son état de santé.0

Docteur Hachmi, l’apostrophai-je .Pourrais-je vous parler juste
un moment ?0

Il continua de marcher tout en me lançant sa réponse : faites vite s’il vous plait ! Des cas urgents m’attendent. _ Justement, toubib , c’est un cas urgent qui me préoccupe Il se retourna vers moi : _ Vous
dites !0
Pour toutes réponses, je lui fis voir ma carte de police. Ce dernier l’examina un moment : _ Que pourrais-je faire pour vous inspecteur ? _ Je voudrais questionner le petit garçon accidenté, rétorquai-je du tac au tac _ Impossible, trancha-t-il, il est encore dans le coma. Mais vous pouvez le voir si vous le souhaitez. Sans attendre mon consentement, il poursuivit : suivez-moi ! Nous montâmes au troisième étage ; puis le médecin s’arrêta devant la chambre 13.Je regardais à travers les vitres de cette dernière : un petit garçon dont la partie supérieur de son corps était reliée à un grand appareil respiratoire. Le docteur Hachmi m’expliqua la situation :

Pour le moment son cœur bat faiblement ; mais ses poumons ne fonctionnent plus .On essaie de les activer par cet appareil que vous voyez. Je méditai un instant avant de reprendre ma discussion : Dites-moi docteur, est-ce que quelqu’un est venu s’enquérir de l’état de santé de ce garçon ? Celui-ci secoua sa tête : hélas ! Personne n’est venu. Tout en sortant mon calepin, je lui demandai de me donner quelques renseignements sur l’accidenté. Ce qu’il fit sans hésiter n a trouvé une carte scolaire dans sa poche Et il récita : le petit garçon s’appelle : illiass Tazi, âgé de 9 ans. Malheureusement, aucune adresse n’est mentionnée dans la carte. C’est tout ce que je peux vous fournir comme renseignement. _ Ok, concluais-je ; vous pouvez toujours me faire voir cette carte .Je voudrais jeter un coup d’œil dessus.

Faites ,dit-il en me quittant. Elle est à la réception.0


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Published by Houmidi59 - dans Sére policière
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 00:54
Episode 4














A la réception, on me remit la carte scolaire du petit Illiass Tazi .Ce qui m’intéressait : la photo et le cachet de l’établissement. Ainsi, je sus que le petit accidenté fréquentait l’école Ibn Toumart .Par ailleurs, j’ai eu une vue sommaire de son identité Avant de quitter l’hôpital, j’ai demandé à la femme de la réception de me faire une copie de la carte .Ce qu’elle s’empressa de faire . Dans la rue, je jetai un coup d’œil à ma montre : il est près de 4 heures de l’après midi. Le mieux pour moi était de retourner au centre ville .Là-bas, je prendrais bien un café et puis je chercherais cette cabane ensorcelée. Justement, un taxi passa tout près de moi. J’ai aussitôt reconnu Larbi . _ Pour une coïncidence, c’en est vraiment une , me suis-je exclamé tout en ouvrant la portière de son taxi. Celui-ci paraissait enthousiasmé de ma rencontre : _ Alors, on vous a bien reçu au restaurant ?
Couci- couça, ai-je répondu. Cependant, on m’a fait une petite faveur

C'est-à-dire?
On m’a offert le repas.
Alors, ça a du vous plaire, n’est-ce pas? 0
Pas du tout, rétorquai-je.Moi, je ne demande pas la charité ! Voilà qui est bien parlé, approuva le chauffeur de taxi. C’est aussi l’occasion de vous rappeler que vous ne m’avez pas encore payé le prix de votre première course. Je lui tendis un billet vert purement marocain : Tenez ! A présent, conduisez-moi à la cabane ensorcelée Larbi se figea un certain moment, avant d’articuler : vous...Vous dites : la cabane ensorcelée ? C’était à mon tour de s’étonner : Et alors ? M’exclamai-je.Est-ce que cela vous pose un problème ? _ Pas à moi, mais à vous mon bon monsieur

Et d’ajouter

C’est un endroit dangereux où se réunissent les gangsters, les hors la loi, les criminels, les mafiosi…bref : toute une panoplie d’hommes très redoutables.Mais, dites-moi, pourquoi tenez-vous tant à aller à cet endroit ? Vous savez, je connais des endroits où vous passerez d’agréables heures de détente et il y a même de la bonne nourriture. Je l’interrompis net : _ Emmenez-moi à la cabane ensorcelée et je vous donnerai le double du prix de la course. _ Comme vous voulez, approuva-t-il.Allez, montez !
Aussitôt, le petit taxi se dirigea vers la sortie de la ville .Cela ne m’empêcha pas de le faire remarquer au chauffeur de taxi. Ce dernier sourit avant d’expliquer : _ L’endroit où je vais vous déposer se trouve à quelques kilomètres de la ville. Il est isolé car il se trouve à l’écart de la route nationale. Il me fit savoir aussi que je devrais être discret et peu bavard sinon, aussitôt découvert, on retrouverait mon corps dans l’une des décharges publiques de la ville. Un quart d’heure plus tard, le taxi stoppa à une centaine de mètres d’un villa mal éclairé. _ Je ne peux aller plus loin, me confia-t-il.Je risque d’être reconnu par les gardes du corps. Bon, je vous souhaite bonne chance.
A peine ai-je marché quelques pas qu’il me fit signe de s’approcher .Tout en me serrant la main, il me chuchota à l’oreille : si vous avez besoin d’un coup de main, il y a un de mes meilleurs amis qui travaille là-bas. Il s’appelle Hamza .Vous le reconnaitrez facilement : il est aussi fort qu’un turc et il a une grande moustache. Puis, il s’en alla précipitamment vers son véhicule et démarra en trombe. Moi bonne âme, je continuai mon chemin vers la grande battisse.Au fur et à mesure que je m’approchais, j’entendis des chants de musique mélangés avec des ricanements d’hommes soulards. Arrivé sur les lieux, je vis deux grands gaillards qui se tenaient sur le seuil de la porte. Je m’apprêtais à monter les quelques marches qui me séparaient d’eux, quand j’entendis une voix derrière moi :
Halte, où allez-vous comme ça ? Cet endroit est privé. Je fis volte face et me retournai .On dirait que ma bonne étoile ne m’avait pas faussé compagnie.Figurez-vous que
l’homme qui se trouvait devant moi ne m’était pas si inconnu. Aussi, je lui dis vivement : Vous êtes bien Hamza , n’est-ce pas? Il hésita un instant avant de répondre : en effet, confirma-t-il.Mais, qui êtes-vous ? Ce n’était ni l’heure, ni l’endroit adéquat pour jouer aux devinettes. Aussi, je lâche sans coup férir : je suis un ami de Larbi, le chauffeur de Taxi .Il s’approcha de moi et m’embrassa amicalement : soyez le bienvenue mon ami.
Puis à l’intention des deux gardes corps : laissez-le passer. C’est un ami. Je pénétrai à l’intérieur du villa .Aussitôt, je découvris un autre monde dont la plupart d’entre eux étaient allongés sur des canapés et sirotaient des cocktails. Juste au coin, un groupe d’homme en costumes et cravates jouaient aux cartes .Chacun d’eux tenait un gros cigare aussi gros que ma jambe entre ses lèvres .Mon regard obliqua vers la droite pour voir un autre groupes de couples entrain de danser et de chanter à rue tue tête .Tout au fond, il y avait un comptoir métallique. Derrière le dit comptoir se tenait un homme courtaud qui ressemblait de près à un mexicain .Je me dirigeai vers lui .Celui-ci tout en me souriant me souhaita la bienvenue chez lui. _ Que désirez-vous boire, monsieur ? _ Un soda bien glacée, lançai-je du tac au tac Il me toisa d’un regard mi figue mi-raisin avant d’aller s’enquérir de ma demande .Sur ce, il ouvrit un réfrigérateur dans lequel étaient étalées différentes sortes de bouteille .Il en prit une, la secoua avec souplesse, puis la décapsula en un tour de main. Il vida son contenu dans une coupe dans laquelle il immergea une paille et la fit basculer vers ma direction. Je pris la coupe et en but une gorgée monumentale .Chose étonnante, je me sentis revivre .On dirait de l’eau de jouvence ! Je m’éloignai un peu du barman à la recherche d’une table libre. Justement, il y en avait plusieurs et je n’avais que l’embarras du choix. Donc, je choisis l’une d’elle qui se trouvait à quelques pas de trois hommes et une femme qui jouaient au scrabble. Je les dévisageai longuement sans reconnaître aucun d’eux. C’était pourtant évident .Cependant, à un moment, j’avais l’impression de les avoir déjà vus quelque part. Soudain, je sursautai .Mais oui !Ces mêmes personnages avait pris leur déjeuner dans le restaurant que mon ami Larbi m’avait recommandé. Je me souviens qu’ils avaient dégusté un plat de friture de poissons. Heureusement pour moi, ils semblaient ignorer ma présence .Aussi , je tendis mon oreille pour écouter un peu leur conversation. Pour le moment, ils ne parlaient que de jeu. A un moment, l’un d’eux apostropha les autres : Il faut faire vite .On n’a pas de temps à perdre _ En effet, approuva un autre. Mais, n’est-il pas judicieux d’attendre encore deux ou trois jours ?

La femme intervint : Alors juste deux jours pas plus ! Tous hochèrent la tête en signe de consentement. Puis, reprirent le jeu des mots

A suivre

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 10:31


A la recherche d'un ami : épisode II








Devant le commissariat de police, deux policiers faisaient le guet. L’un d’eux s’est approché de moi :0
« Que puis-je faire pour vous, monsieur ?0
Je voudrais juste voir l’inspecteur Lakhdar Hammouti

Vous êtes de sa famille ? Reprit l’agent de police amicalement
Non, ai-je rétorqué ; mais je suis l’un de ses meilleurs amis
Et de sortir ma carte professionnelle :
Je suis même de la maison. Tenez, regardez !0
Ah, excusez-moi, dit-il en se mettant au garde à vous.
Puis :
L’inspecteur Hammouti est en mission ; il ne sera là que dans une semaine.
Ah, bon ! Mais dites-moi où puis-je le
retrouver ?0

L’agent de police rejoignit son collègue .Il bavarda avec lui un certain moment .Puis, il vint vers moi :
On n’a pas d’adresse fixe pour le joindre. Tout ce que je peux vous dire est qu’il n’est pas à Tanger. Mais, il téléphone des fois pour faire son rapport. »0
Donc, je quittai les deux policiers sans savoir où aller. En ce moment là , le second policier s’approcha de moi et me dit :
Monsieur, est-ce que vous êtes vraiment son ami ?0
Quelle question ! Ai-je lâché
Il regarda autour de lui un instant avant d’ajouter :
La vérité, confia-t-il, l’inspecteur Lakhdar est sûrement en danger
Quoi ? Ai-je sursauté
Depuis presque un mois l’inspecteur suivait de près les activités louches d’une bande de contrebandiers.
Et alors, c’est assez simple pour leur tendre un piège et les capturer.
C’est pas aussi simple que vous le croyez.
Après un bref silence, il ajouta :
La vérité est que cette bande est bien organisée. On a beau essayer de les coincer, en vain.
Je réfléchis un moment :
Vous parlez d’un danger .Voulez-vous bien vous expliquer ?0
Ecoutez, reprit-il.L’inspecteur s’est infiltré dans la bande .A présent, il est l’un de ses membres actifs. Il nous téléphone chaque fois pour nous donner des renseignements sur ces contrebandiers. Seulement, cela fait une semaine qu’on n’a plus de nouvelles de l’inspecteur
A-t-il été découvert par la bande, lançai-je du tac au tac,
Non, je ne crois pas .Mais j’ai peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose de grave. Et puis, on ne pourra rien faire pour lui.
D’accord.Dites-moi, que puis je faire pour lui venir en aide
Je peux vous donner un tuyau, lâcha mon interlocuteur
Et d’ajouter :0
Faites un tour à la cabane ensorcelée. C’est une sorte de night club .Puisque vous n’êtes pas d’ici, il vous sera aisé d’obtenir quelques renseignements au sujet de votre ami.
Je le quittai après l’avoir chaleureusement remercié..Comme c’est l’heure de la bouffe, j’ai décidé d’aller à la vieille médina pour me restaurer. Là bas, le prix est modeste et on pourra manger à gogo. Puis, j’ai hélé un taxi qui venait juste de passer près de moi.
S’il vous plait, emmenez-moi à un restaurant de l’ancienne médina .Je voudrais bien déguster un tajine de la région
Vous avez frappé à la bonne porte, s’exclama le chauffeur de taxi. Justement, mon cousin est restaurateur et il est connu pour ses plats succulents. Je vais vous emmener chez lui. Il va vous faire un bon prix.
Sur ce, il m’ouvrit la portière pour m’installer et mit la voiture en marche. Après presque un quart d’heure, le taxi entra dans un quartier dont la saleté était le dernier de ses soucis. Il y avait des poubelles éparpillées là et là .Des chats de gouttières étaient en pleine liesse en cherchant de quoi manger dans les ordures. Non loin de moi, quelques individus me dévisageaient longuement. Certains d’entre eux avaient des gueules de repris de justice. A un moment, j’ai aperçu l’un d’eux qui fourra sa main dans sa poche et en fit jaillir un couteau. Comme l’éclair, je tâtai mon révolver sous ma veste, prêt à l’utiliser au cas où il y aurait du grabuge. Heureusement pour moi, deux de ses compagnons lui avaient enlevé son arme .L’un d’eux lui a chuchoté quelque chose à l’oreille et ce dernier a hoché la tête ; puis il est parti. Juste après les autres partirent vers une autre direction. Le chauffeur de taxi me sourit :
Rassurez-vous, monsieur, ils ne vous feront aucun mal. Ils font toujours ça avec les étrangers
Ah, oui ; et qu’est-ce qu’ils font ? Ne me dites pas qu’ils vont m’agresser
Non pas du tout .Mais, ils ont toujours cette façon de dévisager les nouveaux venus au quartier.
Allez, je vous laisse.
Mais, où est le restaurant dont vous m’avez
parlé ?0
Le voilà , monsieur .C’est en face .N’oubliez pas de lui dire que vous venez de ma part. Je m’appelle Larbi.Je vous souhaite bon appétit

Et il me quitta sans prendre le prix de sa course.
ç
a commence bien , me suis-je dit. Le mieux était de m’occuper de mon ventre. Justement , il criait famine

Alors, j’ai pénétré dans le restaurant .0

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 22:19




A la recherche d'un ami : épisode I







Cela fait un sacré bout de temps que je n’ai pas visité mon vieil ami Lakhdar .Aussi, j’ai décidé de profiter de la première occasion offerte, à savoir mon congé annuel, pour frapper à sa porte .Bien entendu, ce n’est pas la porte à côté, puisque pour y arriver, il faut parcourir au moins quatre cents kilomètres. Alors, pour une fois, j’ai pris le train du soir au lieu de ma voiture.
Le voyage s’est bien déroulé et je suis arrivé à la ville de Tanger alors que le soleil s’apprêtait à lancer ses premiers rayons de soleil. La première chose que j’ai du faire : prendre une tasse de café et dévorer quelques brioches dans un café à quelques pas de la gare. L’endroit était presque vide à part un couple de sexagénaires, une maman tenant un bébé entre ses bras et un officier militaire. Je me suis assis au coin bien à l’écart des autres consommateurs pour admirer le paysage matinale.Voyez-vous, il n’y a pas plus beau que de voir une ville renaitre après une nuit douce et calme. Aussitôt, vous verrez défiler des hommes dans la rue soit pour aller au travail ou tout simplement se diriger vers la première épicerie ouverte pour acheter du lait frais et du pain pour le petit déjeuner .Puis, vous entendrez le grincement des volets qui s’ouvrent là et là et des têtes se pencher et lancer à la cantonade :
_ « Brahim, sers-moi un verre de thé
Ou
_ « Bonjour Kamal ! Attends-moi, je descends tout de suite
Bref , un langage simple que nous avons l’habitude d’entendre chaque matin ,sans pourtant lui donner une importance.
Mais dans mon cas , moi qui n’avait rien à faire , j’ai bien trouvé un réel plaisir à suivre ces gens combien innocents à travers leurs mouvements, tout en notant chacune de leurs actions .Du coup , je me suis mis à sourire et je me suis dit comme ça : mon cher Abdou , il y a sûrement quelqu’un qui te guette toi aussi quand tu sors chaque jour de chez toi pour aller à la boulangerie d’en face acheter ta flute habituelle. Mais ce qui m’a fait marrer, je me suis rendu compte que je sortais en pyjama croyant passer inaperçu vu que la rue était presque déserte des passants. Ce qui est totalement faux .La preuve : un simple voyageur comme moi est toujours là pour scruter de son regard de touriste les allers et venues des gens. J’étais en pleine contemplation quand un bruit sec attira mon attention. Sur le coup, je me suis retourné pour voir de quoi il s’agissait. J’ai vu un petit garçon à vélo qui venait d’être renversé par une voiture .Cette dernière accéléra à fond et disparut dans une ruelle adjacente. La seule chose que j’ai pu noter était sa couleur grise. Pour une fois, je n’ai pas pu retenir son numéro d’immatriculation. La vérité, je suis doué pour ça .D’ailleurs, j’ai dans ma mémoire des centaines de numéros que je pourrai réciter sans coup férir.
Ah, j’ai oublié de vous dire que je suis inspecteur de police et que j’exerce ce métier depuis une vingtaine d’année .Certes, je ne suis pas aussi connu que Kojac .D’ailleurs , je ne lui ressemble ni de près ni de loin , en plus je ne suis pas chauve.
Pour vous dire que j’ai des cheveux un peu frisés mais en abondance .Je mesure un mètre quatre vingt et pèse autant que trois sac de farine de 25 kilos. J’aime porter des gabardines surtout de couleur beige , un chapeau circulaires et des lunettes. Comme ça , je suis toujours sûr de passer inaperçu quand je me promène en ville.
Donc alerté par mon instinct de policier, je me suis rué vers la victime qui était étendue sur le sol .En s’approchant d’ elle , j’ai constaté que l’enfant saignait du nez et qu’il avait perdu connaissance. Du coup , j’ai téléphoné au service des urgences ; puis, j’ai sorti ma carte professionnelle et je l’ai montrée aux badauds qui se ruaient vers moi :
_ « S’il vous plait, leur ai-je crié, éloignez-vous, le garçon risque de suffoquer.
Quelques instant après, une ambulance stoppa devant moi. Deux ambulanciers munis d’un brancard, emportèrent la petite victime après m’avoir remercié chaleureusement .Bien entendu, j’ai noté le nom et l’adresse de l’hôpital où l’enfant devrait être admis. Sur ce, j’ai regardé ma montre : il était près de neuf heures .Pas la peine d’attendre .Il faut faire vite , sinon je risque d’arriver devant une maison inhabitée.
J’ai hélé un taxi qui passait justement devant moi .Je suis monté tout en lui disant :
_ S’il vous plait, le quartier de la renaissance.
Puis : Boulevard Abdelkhalek Torres, bâtiment C.
Le conducteur démarra en trombe .Au milieu du chemin, je me suis rendu compte que je n’avais pas payé ma consommation ; en revanche, j’ai oublié mon journal et mon chapeau sur la table. Quoiqu’il en soit , je reviendrais sûrement sur les lieux , ne serait-ce que pour reprendre le train. Ainsi, je payerai ma consommation et reprendrai mes biens.
Quelques minutes après, le taxi s’arrêta devant un immeuble qui se rappelait de la seconde guerre mondiale. En y entrant, j’ai senti des odeurs indescriptibles .J’ai quand même réussi à identifier certaines .D’abord, ça sentait de la soupe fade, du caca de chat et de la pisse des mômes.
Au fur et à mesure que je montais les escaliers, d’autres odeurs taquinaient mon nez sans pourtant me donner la nausée ou me couper l’appétit. Aussi au premier étage, par une porte entrouverte, j’ai senti une odeur d’omelette mêlée à de l’huile d’olive .Juste après, un arôme de café très fort enveloppa tout mon adorât, suivi d’un goût de pain qui sentait le roussi. Cela m’incita à enjamber les marches par quatre au lieu de deux .Ainsi au moins de temps qu’il ne vous en faut pour vous débarbouiller, je suis arrivé au sixième étage. J’ai joué un certain temps de la sonnette d’entrée : dring, dring. Pas de réponse. J’ai rejoué sur un autre air un peu long mais qui réveillerait un sourd muet : driiiiing, driiiing.Toujours pas de réponse. Alors, j’ai plaqué mon oreille droite sur la porte pour détecter un quelconque son provenant de l’intérieur .La vérité, je n’avais rien entendu .On dirait que l’appartement était vide .Pas de doute là-dessus, mon ami était déjà sorti pour aller à son travail. Donc, la seul recours possible : le rejoindre à son bureau.
J’ai descendu les escaliers en subissant les mêmes odeurs et cette fois j’ai été bousculé par une horde de galopins qui étaient sûrement en retard pour aller à l’école. J’ai laissé passer la tempête un certain moment, puis j’ai repris ma descente. Juste avant de sortir de l’immeuble, j’ai remarqué un homme habillé d’un tablier bleu et qui était entrain de balayer l’entrée .Je me suis approché de lui et tout en le saluant , je lui ai dit :
« _ Sil vous plait où puis-je trouver monsieur Lakhdar ?
Sans s’arrêter de balayer, il me dit :
_ Sixième étage, appartement 5
_ Merci, je connais.
_ Mais, ai-je repris, il n’est pas chez lui.
Il me toisa d’un regard interrogateur avant de dire :
_ Et alors , mon bon monsieur, ce ne sont pas mes oignons !
_ Excusez-moi de vous déranger en plein balayage. Je voudrais juste savoir si mon ami habite toujours ici
_ Bien sûr, tonitrue-t-il.D’ailleurs, la nuit dernière, je l’ai vu en compagnie d’une ravissante dame.
Et d’ajouter :
_ Ils sont sortis, mais je ne les ai pas vu rentrer.
Après un bref moment de silence durant lequel une couche de poussière se propageait dans l’air , j’ai repris ma conversation avec le concierge :
_ » Dites-moi ! Cette dame, vous la connaissez ?
Du coup, il arrêta de manipuler le balai :
_ Mais de quoi je me mêle, a-t-il vociféré. Moi, j’ai bien d’autres chats à fouetter pour m’occuper de la vie privée des gens.
Je l’ai amadoué par un sourire et un hochement de tête :
_ D’accord, n’en parlons plus !
Mais , s’il vous plait pourriez-vous m’indiquer le chemin pour aller à son lieu de travail ?
Il ne se l’ai pas fait dire deux fois :
_ En sortant, vous allez tout droit, puis vous tournez à droite au deuxième feu rouge. Quand vous apercevrez un magnifique édifice : c’est le commissariat de police .Eh bien c’est là où il travaille



A suivre
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 18:19


Un soir, Yassine rentre de l’école. Comme il a faim, il va directement à la cuisine. Il ouvre le réfrigérateur et reste bouche bée : il n’y a plus rien à manger ! On dirait que quelqu’un est passé par là ; sûrement un boulimique. Yassine appelle sa sœur :
-« Iness ! Où es tu ?
Personne ne répond. Aussi, il se dirige vers la chambre de sa sœur. Celle-ci est grande ouverte et un grand désordre y règne .Pas de doute se dit Yassine, quelque chose est arrivé dans la maison .Soudain, il entend un bruit qui provient de la chambre de ses parents .Il y court prompt comme l’éclair .L’intérieur de la chambre semble normal. Yassine s’avance lentement. Il s’approche du lit et se penche pour regarder en bas .Quelle est grande sa surprise quand il aperçoit une sorte de boule noir qui se déplace rapidement .Il la suit de son regard sans pourtant l’identifier.
Yassine est maintenant sûr et certain que quelque chose de grave vient d’arriver .La seule chose à faire est d’appeler la police. Donc, il compose le numéro 19 .Aussitôt, une voix rauque lui répond :
-« Ici le commissariat, que puis-je faire pour vous ?
_ Bonsoir monsieur : je viens de rentrer à la maison et il n’y a personne et j’ai peur.
_ Allons, petit, sois calme ; d’ici peu tes parents vont rentrer du travail .
_ Mais monsieur, les chambres sont en désordre.
_ Bien sûr, sourit l’agent de police C’est la preuve que la bonne n’est pas passée.
Soudain, Yassine interrompt la communication en laissant le combiné du téléphone sur la commode et sort rapidement de la maison.
Mais oui, crie-t-il, c’est la bonne qui va tout m’expliquer !
Heureusement pour lui, il connait ou elle habite.
Arrivé chez elle, il contourne la maison ; puis observe la demeure tout en se cachant derrière un arbre. C’est une judicieuse initiative de sa part. Aussitôt, la bonne sort de la maison en tenant un grand sac à la main .Yassine s’exclame :
_ « Mais c’est le sac de maman !
Il la laisse s ‘éloigner et la suit de loin pour ne pas éveiller ses soupçons. Bientôt, elle entre dans un magasin. Yassine observe tous ses gestes à travers la vitre. Il la voit négocier avec le marchand. Ce dernier prend le sac et lui remet un billet bleu qui équivaut à deux cents dirhams.
Pas de temps à perdre, il faut alerter mon père qui travaille dans les alentours. De ce pas, Yassine entre dans un immeuble et prend l’ascenseur pour le cinquième étage. Malheureusement pour lui, son paternel est en mission quelque part en ville. Il décide donc de revenir chez lui ; peut-être bien que sa mère sera de retour, sinon, il trouvera bien sa sœur entrain de l’attendre près de la porte.
Arrivé à la maison, il remarque la présence d’une voiture noire qui vient de stopper juste devant la porte. Une femme y descend : c’est la bonne. Elle regarde à droite puis à gauche et pénètre dans la demeure .Juste quelques secondes après, un homme de fortes corpulence la rejoint. Yassine attend juste quelques secondes pour les rejoindre. D’abord, il sort les clés, puis il ferme la porte à double tour .Sur ce, il s’approche d’un téléphone public pour alerter la police. Heureusement pour lui, un inspecteur, ami de son père, le reconnait. Aussi, il lui promet d’être chez lui dans moins de cinq minutes.
En effet, d’ici peu, on entend la sirène d’une voiture de police s’arrêter tout près du garçon .L ‘ami de son père s’approche de lui :
_ « Alors mon petit, lui dit-il en guise de salut, où sont les intrus ?
_ Entrez et vous verrez par vous-même, les invita-t-il
Et d’ajouter :
_ S’il vous plait entrez tout doucement ; comme ça vous les surprendrez !
Les policiers ne se le font pas dire deux fois. Aussi, armés de leurs pistolets, ils pénètrent à l’intérieur prêt à toute surprise. Quelle est grande leur surprise quand ils trouvent une femme en compagnie d’un homme entrain de remplir des sacs de plastic par les objets de la maison. Les deux voleurs semblent surpris. L’inspecteur Mourad s’approche d’eux en ricanant :
_ Excusez-moi de vous avoir dérangé ; je ne faisais que passer
Et de continuer :
_ Mais qu’est-ce que vous êtes entrain de manigancer ?
Aussitôt, le petit garçon entre et dit tout haut :
_ Monsieur l’inspecteur : c’est la bonne et son complice ; mais je le reconnais ; c’est à lui qu’elle venait de vendre le sac de maman !
Pour toute réponse, l’agent de police dit à ses coéquipiers :
_Allez, embarquez-moi ces deux lascars !
Puis se retournant vers Yassine :
_Dis-moi petit, tu connais l’endroit où tu as vu cet homme ?
_ Bien sûr, répond Yassine sans ambages ; je vous conduirai là-bas les yeux fermés.
_ Allons-y conclut l’inspecteur de police.
En ce moment là, un homme bien vêtu entre dans la chambre. Yassine se lance vers lui en criant :
_ Papa, la bonne est une vraie voleuse et elle a sûrement kidnappé ma sœur Iness
_ Non, détrompe-toi lui répond une voix féminine.
_ Oh, maman ! S’exclame-t-il en se retournant vers sa mère.
Puis, il court vers sa sœur pour l’embrasser.
_Allez, mon petit, emmène-nous vite au repaire des bandits ! L’incite l’inspecteur de police.
Avant de quitter les parents de Yassine, ce dernier leur dit :
_ « Votre fils est vrai détective privé. Grâce à lui, on va mettre fin aux activités d’une bande de receleurs qui nous ont donné beaucoup de fil à retordre.
_ Tu vois papa, s’exclame le petit détective privé, moi aussi si j’ai réussi c’est grâce à mon ami Konan.
Le père sourit et conclut : ça va j’ai compris : je t’autorise à suivre de près les enquêtes de ton agent préféré ».
Houmidi59

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 01:36
هذه الأيام زرت عائلتي التي تقيم بمدينة الرباط.طبعا التقيت بأصدقائي الذين درست معهم بمرحلة الثانوي.كما أني زرت بعض الأماكن التي تتميز بها العاصمة من ذلك صومعة حسان وقصبة لوداية وشالة .ولم تفتني الفرصة حتى أدخل الى حديقة الحيوانات التي أفتتحت مؤخرا .بكل صراحة رغم أن ثمن الدخول باهض نوعا ما خصوصا بالنسبة للعائلات المتعددة الأفراد إلا أنها تستحق المشاهدة : كل شيء بداخلها جميل وجذاب
المهم برفقتي ستشاهدون كل ما يوجد بالحديقة كأنكم كنتم بداخلها
لنبدأ إذن الزيارة

المرحلة الأولى : مدخل الحديقة
اليوم هو الاثنين 6 فبراير 2012 .كما تعلمون يوم عطلة بمناسبة عيد المولد النبوي.لا أخفي عليكم أن عدد الزوار تعدى ال 600



















































وزعت الحيوانات في الحديقة حسب المناطق التي تعيش فيها:

حيوانات الغابة الاستوائية

حيوانات المناطق المنخفضة

حيوانات المناطق الرطبة

حيوانات جبال الأطلس
حيوانات المناطق القاحلة
حيوانات الضيعة التعليمية (في طور البناء ومازالت لم تفتتح بعد)
حيوانات السفانا الافريقية



































المرحلة الثانية . الدخول الى الحديقة
.






























هديتي اليكم










الى اللقاء مع الجزء الثاني




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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 16:57




هذه الصور التقطتها خلال تواجدي بالرباط .ارجو ان تنال اعجابكم





































































































































هديتي اليكم : صديقكم حوميدي مع ابن اخته المدلل ياسين
















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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 01:33

 


Intrigue policière : la femme mystérieuse

Epilogue
: Un grand secret


Au commissariat, l’homme à l’imperméable a tout avoué .En fait, il s’appelle Jawad Mhirech.Il a été fonctionnaire dans une administration publique pendant un certain temps. Malheureusement pour lui, il a été jeté à la porte après avoir falsifié un document important .Comme, il n’avait plus de travail, il est entré dans le monde de l’escroquerie et du vol. Six mois plus tard, il fut arrêté et il dut passer deux ans de prison ferme. Après cela, il créa beaucoup de problèmes aux habitants des quartiers pauvres en volant leurs biens. A nouveau, il fut remis en prison pour une durée de près de trois ans.

Après sa sortie, il disparut de la circulation, mais ses méfaits ne cessaient d’accroitre .On peut dire qu’il donnait beaucoup de fil à retordre à la police. Depuis, il était difficile, voire impossible, de lui mettre la main dessus.

Pour ce qui est de l’affaire de l’assassinat de madame Siham Sedrati, il était le lien important dans les trois meurtres. C’est vrai qu’il n’a assassiné aucun des trois protagonistes, à savoir : Siham, Hicham et Oualid.

Pour ses relations avec madame Sedrati, il ne la connaît pas .Forcément, il n’est pas le troisième amant .Certes, cet amant existe bel et bien et c’est lui qui a tout organisé pour tuer les trois personnes. Bien entendu, il a conçu un plan diabolique qui consiste à faire en sortes que Hicham tue la femme dont il était amoureux .Tout simplement en le rendant jaloux .Là, c’était à Bangui de faire le nécessaire : un appel téléphonique l’informant que Siham le trompait avec un coiffeur .Ce dernier ne voyant que du rouge , décida de mettre fin à cette dernière. Après cela, Bangui contacta le coiffeur et lui fit savoir que sa maitresse a été assassinée par un certain Hicham Elouafi. Bien entendu, Oualid poignarda son ennemi.

Comment ce dernier est mort ? On le sait bien : empoisonné .Par qui ?

Tout simplement le troisième amant !

Le reste c’est facile à deviner : la police allait faire son enquête qui finirait par inculper monsieur Sedrati.

Malheureusement, il n’avait pas compté sur la perspicacité des deux jeunes inspecteurs : Aïssam et Rachid .Ces deux valeureux fonctionnaires ont mené l’enquête pas à pas sans tirer aucune conclusion à la hâte.

L’inspecteur Halabi donna l’ordre à ses subordonnés d’aller chercher le troisième amant chez lui. Ce dernier s’apprêtait à quitter les lieux .Le pauvre, il fut arrêté dans l’aéroport.

Si la police avait tardé juste dix minutes, il serait déjà loin dans un autre pays.

Cet amant finit lui aussi par tout avouer. D’abord, il ne cessa de clamer haut et bas qu’il aimait Siham de tout son cœur et qu’il voulait l’épouser ; mais celle-ci l’a repoussé comme un clochard. Pourtant, il avait passé d’agréables moments en sa compagnie.

Comme elle voulait rompre avec lui, il a décidé de s’intéresser de près à toutes ses activités. Ainsi, il a su qu’elle entretenait des relations avec Elouafi et Oualid.

Pour ne pas se salir les mains avec le sang de ses victimes, il a engagé Bangui.

Voilà , la suite ,vous la connaissez !

Ce même jour, on le remit dans la même cellule, en compagnie de son employé Bangui. Pas la peine de vous dire qu’ils se querellaient tout le temps


***********

Le lendemain matin, le téléphone sonna chez l’inspecteur Halabi. Aussitôt, l’appelant entendit ceci :
« Le numéro que vous demandez n’appartient à aucun client. Veuillez s’il vous plait contacter votre serveur.

A coté du téléphone, l’inspecteur dormait comme un loir




FIN DE LA SERIE


Oujda : dimanche 25 septembre 2011

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  • : Le blog de Houmidi59
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  • : Vous allez vivre de drôles d'aventures avec mon personnage unique en son genre : Jelloul . Vous ferez connaissances aussi avec d'autres opersonnages ,comme Abbas le cinglé, Kabbour, Hamdane etc....
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  • Je suis enseignant .
J'aime lire et écrire des nouvelles, de la poésies , et des articles divers.
Je suis marocain ,de nature simple sans aucun complexe.J'aime tout le monde .Aussi, mon but est d'avoir le plus grand nombre possible d'amis
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