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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 01:32


Intrigue policière : la femme mystérieuse


Episode XVIII :
Opération oued Isly






Dans la villa de monsieur Sedrati, ce dernier était entrain de remplir une mallette de billets de banque. Tout près de lui, l’inspecteur Halabi suivait cette opération en silence.

_ Bon, lança-t-il à son interlocuteur, vous êtes prêt ?

_ Oui, mais…

_ Non, pas de ça ! Vous devez gardez votre sang froid .La réussite de cette opération dépend de votre comportement. Surtout ayez l’air naturel et surtout ne faites rien qui pourra éveiller ses soupçons ! D’une autre manière, acceptez tout ce qu’il demande.

Allez, monsieur Sedrati, il est presque cinq heures trente. Vous avez près de vingt minutes pour atteindre le pont d’Isly.

Moi, je vais me dissimuler sous la banquette arrière.

Sur ce, il quitta la pièce.

Au moment ou l’inspecteur pénétra dans le véhicule, son téléphone portable se mit à vibrer :

_ Allo, ici le brigadier Hazim. Le sergent Diloui et moi, sommes dans les lieux à quelques mètres du pont. Un des habitants nous a prêté ses moutons ; ils nous a même donné deux djellabahs qui sentent le bouc .Si vous nous voyez, vous risquez fort bien de ne pas nous reconnaître

L’inspecteur parut satisfait :

_ Bravo, mes amis, ça c’est du bon boulot !...

Soudain, le sergent interrompit son chef
:
_ Désolé de vous couper la parole, mais je crois qu’il y a du nouveau

Et de déclarer tout en baissant la voix : une voiture de couleur bleue foncée est à une vingtaine de mètres du pont. C’est une Renault 19.Elle s’arrête. Un homme en descend : oui c’est notre bonhomme, Bangui !

Grâce à mes jumelles, je peux le voir ; je le vois même remuer ses lèvres .Il mâche du chewing-gum

Ah ! Il y a quelqu’un avec lui .Mais, c’est monsieur Driss Hamdi. Pourquoi l’accompagne-t-il ? Serait-il de connivence avec lui ?

_ Non, je ne pense pas, intervint Halabi .De toute façon, on le saura tôt ou tard.

Après, que font-ils ?

Le brigadier Hazim de poursuivre :

_ L’homme à l’imperméable fouille le terrain
.
_ Peut-il vous apercevoir ?

_ Je ne pense pas .D’ailleurs, on vient de cacher le troupeau derrière la petite colline.

_ Bien joué !

Allez mes amis dans moins de dix minutes, on arrivera au pont.

Terminé !

********************

L’inspecteur Mellassi
guettait toutes les entrées et sorties des véhicules. Sa voiture était stationnée près d’une pompe à essence. En ce moment, la voiture de Bangui le dépassa .L’inspecteur regarda sa montre et dit à son compagnon :
_
Notre homme est plus que ponctuel .Il risque de moisir un peu sur les lieux.
Une vingtaine de minutes plus tard, il aperçut la voiture du directeur de la banque prendre la même direction.

Juste une dizaine de minutes après, un camion stoppa à sa hauteur .Une tête se pencha de la fenêtre et le salua

_ Ah, c’est vous inspecteur Slaoui .Je ne vous imaginais pas dans un camion

Ce dernier cligna de l’œil et démarra aussitôt.

A un moment, l’inspecteur contacta ses différents hommes postés dans les alentours : tout était normal .Bref : rien à signaler !


*********************

Près du pont Isly, Bangui faisait les cents pas ; quand, il aperçut la voiture du banquier. Ce dernier s’arrêta à quelques mètres de lui. Il descendit de son véhicule en tenant à la main une mallette.
Bangui était seul .Son compagnon, à sa demande, se cacha derrière la voiture.

L’homme à l’imperméable interpela l’arrivant :

_ Vous avez apporté l’argent ?

Le banquier acquiesça de sa tête

_ Vous êtes seul ?

_ Bien sûr, dit monsieur Sedrati tout de go

Puis, il lui remit la mallette.

Bangui fit signe à son compagnon de se montrer et lui dit :

_ Monsieur Hamdi, vous avez devant vous le meurtrier de votre fils et de votre nièce

Comme vous voyez, il vient de me remettre quatre millions de centimes pour acheter mon silence.

Monsieur Sedrati demeura un long moment bouche bée .Il ne savait quoi faire ; tandis que le vendeur de chaussures paraissait en fureur .Aussitôt, il fit paraître de sa poche un pistolet qu’il braqua vers le banquier :

_ Je vais vous tuer sur le champ pour venger Siham et Oualid !

_ Non, intervint Bangui , attendez ! Vous n’allez tout de même pas le tuer dans la voie publique.

Puis à monsieur Sedrati :

_ Allez, venez et pas de faux mouvements, sinon vous serez battu comme un chien errant.

Aussitôt, ils descendirent sous le pont

Le banquier était fou de terreur :

_ Non, s’il vous plait, ne me tuez pas ! je vous jure que je suis innocent

Hamdi ria de bon cœur :

_ N’essayez pas de m’amadouer .Je vous logerai ces balles dans tout votre corps

L’homme à l’imperméable pria son compagnon de tirer avant le passage des voitures sur le pont.

Soudain, un coup de pistolet retentit à quelques mètres d’eux .Sur le pont et aux alentours, des hommes armés se tenaient prêts à tirer .L’inspecteur Halabi le devança et s’adressa à monsieur Hamdi :

_ Donnez-moi cette arme s’il vous plait .Vous êtes entrain de commettre un crime

_ Non, non, cria-t-il .Je vais le tuer

_ Du calme monsieur Hamdi .Ce n’est pas lui l’assassin de votre fils

Puis s’adressant à l’homme à l’imperméable :

_ Quant à vous, monsieur Bangui, votre carrière de meurtrier vient de s’arrêter ici.

Le vendeur de chaussures semblait perplexe :

_ Qu’est-ce que j’entends ? C’est lui l’assassin ?

_ Oui, lança l’inspecteur Slaoui en s’approchant de lui et tout en prenant le revolver de sa main, il ajouta :

_ Ce vilain hors la loi voulait camoufler ses crimes par une tuerie entre vous et votre gendre. Ainsi tout le monde croira à cette version .Quant à lui, il coulera le restant de sa vie dans un autre pays et cela bien sûr grâce à ces quatre millions.

A propos combien il vous a demandé pour vous dévoiler l’assassin de votre fils ?

_ ça alors s’exclama Hamdi, c’est comme si vous étiez avec nous !

Il m’a demandé la modique somme de deux millions de centimes !

A la fin, on embarqua l’homme à l’imperméable, menottes liées à ses deux mains.

L’inspecteur Slaoui ne manqua pas de lui dire :

_ Voue êtes en état d’arrestation.

Néanmoins, vous avez le droit de vous faire assister par un avocat




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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:38

Intrigue policière :
la femme
mystérieuse


Episode XVII :
Un plan pour capturer Bangui




L’après midi, au commissariat, l’inspecteur Halabi étudiait l’opération de 18 heures avec ses collègues et ses subordonnés.

_ Voilà, entama-t-il la réunion, j’ai préparé un plan pour la capture de l’homme à l’imperméable alias Bangui.

Vous brigadier Hazim ainsi que le sergent Diloui, vous allez vous poster là-bas .Vous changerez d’aspect .Ayez l’air de deux bergers. Bien entendu, pour donner du sérieux à votre rôle, procurez-vous quelques brebis et moutons

Quand à vous inspecteur Mellassi, dites à vos hommes de se disperser entre la sortie de la ville et le pont Isly .Munissez-vous de talkie walkies pour communiquez entre vous .Bien entendu, ne prenez aucune initiative sans mon consentement

Toi, mon cher Rachid, puisque c’est toi qui a filé notre homme ; tu veux bien nous donner un aperçu de la situation ?

_ Avec plaisir, rétorqua ce dernier

Bon, pour commencer, j’ai suivi tous les déplacements de notre homme : depuis sa sortie de l’immeuble Saada jusqu’à son retour chez lui

_ Donc, tu sais ou il habite !

_ Bien sûr ! Il habite dans une vieille maison dans le vieux quartier des anciens combattants. Au fait cette maison est habitée par plusieurs personnes ; la plupart sont des vagabonds, des voyageurs et des vendeurs ambulants. L’homme à l’imperméable occupe

Une pièce presque isolée des autres pièces.

Il est entré vers dix heures du soir .

Halabi était le premier à s’étonner :

_ Mon bon ami, tu as passé tout se temps à errer dans les rues

_ Non, rassure-toi ; j’ai posté un de nos contacts qui s’est chargé de tout

Mais, attends : je vais t’expliquer du début

Après avoir bu un verre d’eau, l’inspecteur Rachid dit :

_ Quand il est sorti de l’immeuble Saada, il est allé tout droit vers un café au centre ville : le café des martyrs .Il est entré à l’intérieur .Je l’ai vu parler longuement avec un des garçons de l’établissement .Après, il s’est assis au coin .Quelques instants, on lui sert un verre de thé .Puis, deux individus l’ont rejoint

_ De quoi ont-ils l’air ? demanda Hazim

_ De vrais gibiers de potence ; je crois qu’ils sont des habitués de nos prisons.

Donc, je me suis approché de quelques tables d’eux ; malheureusement, c’était assez difficile d’entendre ce qu’ils se disaient. Cependant, cela m’a permis de voir de près ce qu’ils manigançaient. A un moment, Bangui a fourré quelque chose dans un journal qu’il a plié ; puis il l’a donné à l’un des deux malfrats. Ces deux derniers sont partis .Aussitôt, j’ai sonné Elmiloud l’archiviste .Je lui ai fait une petite description des deux hommes.

Juste cinq minutes après, il me contacte et me donne leurs noms.

En effet, ce sont deux repris de justice .D’ailleurs, ils viennent de sortir de prison, il y a une quinzaine de jours

Il s’agit de Saleh Elmaleh connu sous le sobriquet de Mjinina et de Azzam alias Harroudi

_ Et alors ? Intervint Halabi

_ J’ai bu une limonade ; puis, je sorti

_ Et Bangui ?

_ Il est resté là-bas jusqu’à deux heures de l’après midi

_ Ne me dis pas que tu l’attendais dehors toutes ses heures

_ Détrompe-toi ! j’ai posté un de nos contacts .Justement, il travaille comme garçon dans ce café .Je lui ai donné mon numéro de téléphone et lui ai dit de me prévenir de l’heure de sa sortie du café.

Pendant ce temps là, je suis allé au septième arrondissement qui se trouve à quelques mètres du café .Par coup de chance, je connais l’un des inspecteurs de police.

Aussi, je lui ai demandé de retenir nos deux hommes sous les verrous pour une durée de vingt quatre heures en tant que suspects dans une affaire de vol .Il me répond qu’il connaît ces deux lascars et qu’il va les capturer dans moins d’une heure, parce qu’il connaît tous leurs déplacements

_ Bravo mon cher, le complimenta l’inspecteur Aïssam

Et ensuite, qu’est-ce que tu as fait ?

_ Je suis allé chez moi pour déjeuner ; ensuite j’ai fait une petite sieste .Vers deux heures, le garçon m’avertit que Bangui vient de sortir du café et qu’il l’a fait suivre par un de ses amis pour ne pas éveiller les soupçons de ce dernier.

Une heure après, le contact m’a fait savoir qu’il est entré au cinéma .Il n’est sorti qu’à la fin de la seconde séance.

_ Donc, conclut Halabi, vers huit heures

_ C’est un peu ça, approuva Rachid

Et d’ajouter :

_ Après cela, il est entré dans un restaurant pour manger un sandwich.

Enfin, il est allé à son domicile .Moi j’étais entrain de l’attendre là-bas .Cela m’a pris presque deux heures d’attente .Enfin c’est peu par rapport l’emploi du temps de Bangui.

_ Qui t’a donné son adresse ?

_ Le garçon du café, pardi !

Pour clore cette réunion, l’inspecteur Halabi répéta les mêmes consignes puis dit :

_ Messieurs, quant à moi je vais être l’ombre de monsieur Sedrati .Je vais me cacher dans la voiture du banquier .Quand , je vous donnerai le signal par deux bips longs , vous interviendrez !

D’Accord, messieurs ? 0






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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:38

Intrigue policière : la femme mystérieuse





Episode XVI : le patron de l'homme à l'imperméable




L’homme à l’imperméable escalada les escaliers .A chaque étage, il fit une petite pause pour regarder de près chaque appartement .Au cinquième étage, il sonna l’appartement trente deux .Après quelques instants, il entendit comme un chuchotement :

_ Qui est-ce ?
_ C’est moi Bendahou !
La voix reprit avec un ton un peu dur :
_ Pourquoi êtes-vous venu ? Ne vous ai-je pas dit que c’est dangereux de me contacter chez moi ?
_ Mais, il est important que je vous voie
_ Bon…J’espère que vous n’avez pas été suivi
_ Rassurez-vous ! Et puis la police a d’autres chats à fouetter plutôt que s’occuper de mon cas
Aussitôt, la porte s’ouvrit et l’homme à l’imperméable entra furtivement.


**************

Au commissariat, l’inspecteur téléphona à monsieur Driss Hamdi :
_ Je suis navré de vous déranger, mais j’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer : on a trouvé votre fils mort dans son salon de coiffure
Après un bref silence, il ajouta :
_ Je vous attends pour vous accompagner à la morgue
Sur ce, le téléphone sonna à nouveau :
_ Allo, l’inspecteur Halabi à l’appareil
_ Bonjour Aîssam ! Je suis dans l’immeuble Saada
_ Alors, ça tombe bien .D’ici peu monsieur Hamdi va sortir .Tu veux bien l’accompagner à la morgue
_ Mais, je suis entrain de guetter notre homme, l’homme à l’imperméable
_ Dis-moi : ou est-il en ce moment ?
_ Au début, j’ai cru qu’il allait rendre visite au vendeur des chaussures à savoir Driss Hamdi .Après, je l’ai perdu de vue ; mais je crois qu’il est monté au quatrième ou au cinquième étage
_ Donc, conclut Halabi, il t’a semé mon vieux
_ Pas du tout ! Je vais l’attendre patiemment .Il finira par sortir de son trou
_ Puisque c’est comme ça, ne te fais pas voir par Hamdi. De toute façon, je lui ai dit de me rejoindre au commissariat
_ Tiens, le voilà, souffla Rachid .Je vais me dissimuler sous l’escalier

************

Dans le salon, l’homme à l’imperméable fit un compte rendu à son interlocuteur .Celui-ci l’écouta sans l’interrompre .A la fin, il le réprimanda sévèrement :

_ Vous avez commis une grosse erreur en allant à la banque. Vous aurez du l’attendre chez lui.
_ Pas du tout,patron ! Sa demeure est sous surveillance depuis l’assassinat de sa femme
_ Et pour la banque ?
_ J’étais sur les lieux avant son ouverture .L’un des gardes que je connais très bien m’a aidé en se faufilant à l’intérieur avant l’arrivée des employés .C’est lui qui a tout arrangé pour faciliter mon entrevue avec le directeur de la banque
_ Voilà qui est rassurant !
Puis :
_ Donc pour le rendez-vous, c’est demain ?
_ Oui, confirma Bendahou
_ En y allant, faites bien attention et surtout ne vous faites pas remarquer
_ N’ayez aucune crainte !tout se déroulera comme les autres opérations.



***********

L’inspecteur Halabi, accompagné de monsieur Hamdi entrèrent dans la morgue .L’un des employés vint à leur rencontre :
_ Que puis-je faire pour vous,
inspecteur ? Lança-t-il en guise de salut

_ Je voudrais jeter un coup d’œil sur la dépouille d’une personne qu’on vient de vous livrer. D’ailleurs, voilà les références : A212
L’employa les pria de le suivre .Aussi, il entra dans une grande salle qui contenait beaucoup caisses métalliques .Il s’approcha de l’une d’elle et dit tout simplement :
_ Voilà votre homme
Monsieur Hamdi dévoila le cadavre de son fils et se recueillit un long moment sur sa dépouille. L’inspecteur le laissa faire.
Puis, après avoir essuyé ses larmes, il dit à l’inspecteur Halabi :
_ Comment est-ce arrivé ? Est-ce que vous avez arrêté son meurtrier ?
_ Pas encore, mais on est sur une piste
C’était loin de satisfaire l’oncle de Siham .Aussi, il s’énerva :
_ Monsieur l’inspecteur, comme moi vous savez qui est le meurtrier de mon fils : ce n’est que ce vaurien de Sedrati .D’ailleurs, je vous l’avais dit avant-hier
_ Détrompez-vous : ce n’est pas lui qui a assassiné votre fils. En plus, on connaît déjà le meurtrier .Ce n’est qu’une question d’heure .D’ici peu, on va lui mettre la main dessus.
_ Mais qu’attendez-vous pour le faire ?
_ S’il vous plait, monsieur Hamdi ; soyez un peu patient !


***********

L’inspecteur Slaoui s’apprêtait à jeter un coup d’œil dehors, quand il vit la silhouette de l’homme à l’imperméable. Aussitôt, il se cacha sous les escaliers. Bangui sortit du bâtiment et se dirigea vers sa voiture et prit la direction du centre ville.
Immédiatement, l’inspecteur Rachid téléphona à son collègue pour l’avertir du départ de son « client ».Ce dernier lui recommanda de le suivre à distance et noter tous ses mouvements.0





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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:38

 


Intrigue policière : la femme mystérieuse

Episode XV


Partie 1 :négociation à la banque




Monsieur Sedrati entra dans la banque .Il paraissait calme .Cependant, il ne manqua pas de regarder autour de lui à maintes reprises. Aussitôt, l’un des agents de la banque s’approcha de lui :

_ Monsieur le directeur, un étrange personnage tient absolument à vous voir .Il faut prévenir la police

_ Non pas la peine, rétorqua celui-ci. Je vais d’abord savoir ses intentions ; mais vous, tenez vous prêts ! J’aurai peut-être besoin de votre aide.

Puis, il pénétra dans son bureau .L’homme à l’imperméable était assis sur le fauteuil des visiteurs .Il fumait un mégot qu’il écrasa en voyant le directeur de la banque entrer :

_ Excusez-moi, dit il ; je ne m’attendais pas à vous voir aussi vite

Monsieur Sedrati le dévisagea longuement :

_ A qui ai-je l’honneur de cette visite ? Déclara-t-il sans ambages

Le visiteur ricana et tout en se relevant, il dit :

_ Monsieur le directeur, ne jouez pas ce jeu avec moi ! Je suis venu pour toucher mon salaire

_ Quel salaire ! S’interrogea le banquier

_ Allons, allons ! On dirait que votre mémoire vous joue des tours

_ Mais, je ne comprends rien .Qu’est-ce que vous êtes entrain d’insinuer ?

_ Je vous ai rendu un fier service, non ?

_ Quel service ?

_ Bon, je m’explique : D’abord, je vous ai débarrassé de votre femme !

_ Ah, c’est vous qui avez assassiné ma femme !

Salaud, pourriture …

_ Attention pas de gros mot .Mais détrompez-vous : celui qui a tué votre femme est l’un de ses amants que vous êtes loin de connaître

_ Je vous interdis de parler de la sorte de ma femme

L’homme à l’imperméable sortit de sa poche un pistolet qu’il braqua vers monsieur Sedrati :

_ Pas un cri ou un mot, sinon ce sera votre fin.

Pour commencer, asseyez-vous et écoutez attentivement ce que je vais vous dire

Comme je viens de vous dire : votre femme est morte, son assassin aussi et l’assassin de ce dernier .Enfin de compte votre gendre est le dernier de la liste des morts.

Voilà ce qui va se passer après : la police fera son enquête sur la mort de Oualid Hamdi .Tôt ou tard, elle découvrira que vous et le défunt, vous ne vous entendiez pas bien et que vous n’avez jamais caché votre antipathie pour lui.

Donc, vous serez le suspect numéro un par excellence

Le directeur de la banque semblait réfléchir un moment ; puis :

_ D’accord, vous avez raison .Alors, dites-moi qu’est-ce que vous me proposez ?

_ Mais acheter mon silence ; parce que voyez-vous, je peux brouiller les pistes ; sinon faciliter votre culpabilité

_ Quel est votre prix ?

_ Voilà qui est bien parlé !

Et d’ajouter : rassurez-vous je ne suis pas quelqu’un de trop cupide.

Ok, donnez-moi quarante mille dirhams et je vous promets que je disparaitrai de votre vue à tout jamais.

Monsieur Sedrati accepta l’offre de son interlocuteur en hochant la tête .Aussi, il le pria de lui donner juste vingt quatre heures de délai pour réunir la somme.

_ D’accord, conclut le maitre chanteur ; rendez-vous demain à six heures du soir à la sortie de la ville près du pont de oued Isly .

Mais, attention, venez tout seul !

Sur ce, il sortit du bureau et quitta les lieux. Aussitôt, le directeur de la banque téléphona à l’inspecteur Halabi :

_ Il va sortir d’un moment à l’autre

Puis, il raccrocha




Partie 2: filature exprès







A une vingtaine de mètre du siège de la banque, un homme était entrain de savourer un café .Quand il vit l’homme à l’imperméable sortir de la banque, il lui donna une centaine de mètres d’écart pour le suivre sans se faire remarquer.

L’homme aux moustaches longues se dirigea tout droit ,puis emprunta une ruelle et monta dans voiture.

Aussitôt, le détective privé sonna son chef :

_ Allo chef ! ça y est il est monté dans une voiture : une Renault 19 de couleur bleue foncée ; il va prendre le boulevard Tarik Bnou Ziad

Juste après, l’inspecteur téléphona à son collègue :

_ Allo Rachid, mets le moteur en marche ! D’ici peu une voiture R19 bleue foncée va passer près de toi .Suis-la de près sans la perdre de vue.

Quelques instants après, l’inspecteur Slaoui remarqua la voiture en question se diriger tout droit ; puis tourner à droite en longeant le boulevard de la résistance .Trois cents mètres après, la voiture s’arrêta devant un bâtiment .Dés que l’homme entra , l’inspecteur s’approcha de la construction pour noter l’adresse :immeuble Saada .A l’entrée , il y avait des boites aux lettres sur lesquelles étaient écrits les noms et prénoms des locataires .En les parcourant , l’inspecteur s’exclama : ça alors!0 !






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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:35


 


Intrigue policière : la femme mystérieuse

Episode XIV









Partie 1 : Résultats des analyses



Au commissariat, l’inspecteur Halabi reçut le rapport des dernières analyses. Il les lut à la hâte. En ce moment là, l’inspecteur Slaoui fit son entrée :

_ Quoi de neuf ? Lança-t-il en guise de salut

_ Beaucoup de chose, mon cher, rétorqua Aïssam

Pour les empreintes relevées sur le peigne ce sont celles de Oualid Hamdi

Donc, c’est lui l’assassin de Hicham Elouafi

Reste : qui l’a tué ?

_ C’est évident, déclara Rachid .Ce ne peut être que le troisième amant

_ Or, ajouta l’inspecteur Halabi, cet amant on a déjà son signalement et même ses noms

_ Alors, proposa l’inspecteur Slaoui, il faut lancer un appel à tous les districts de police pour le trouver coûte que coûte

L’inspecteur Halabi approuva l’idée. Aussitôt, il sonna le brigadier Hazim et le pria de diffuser le signalement de l’homme chauve à l’imperméable en vue de sa capture.

Il y avait aussi des informations intéressantes relatives aux différentes expertises faites par les hommes du laboratoire scientifiques. On peut citer les empreintes relevées dans le salon de coiffure .Après plusieurs identifications, l’une d’elles appartenait à l’homme chauve .Ce qui indique qu’il avait une main dans le dernier meurtre.

_ Donc, conclut Halabi, l’affaire est presque réglée. Ce n’est qu’une affaire de temps

Bon, il est tard ; je vais aller me coucher à demain, mon vieux




Partie 2 : Visite chez le directeur





Le lendemain matin, l’inspecteur Halabi se dirigea vers la demeure des Sedrati. Ce fut la servante qui l’accueillit au seuil de la porte :

_ Bonjour inspecteur, l’apostropha-t-elle.Monsieur Sedrati est entrain de boire son café et il vous attend.

En effet, dans le salon, le directeur téléphonait .Quand il vit l’inspecteur, par un geste de sa main, il l’invita à s’asseoir ; puis, il dit à son interlocuteur du téléphone :

_ Surtout, essayez de le retenir jusqu’à mon arrivée. Je serai là dans moins d’une demie heure

Et il raccrocha

_ Excusez-moi inspecteur !

Puis :

_ Voudriez-vous un peu de café ?

_ Non, merci ; je viens juste de prendre mon petit déjeuner

Monsieur Sedrati se versa une seconde tasse de café au lait ; puis, s’assit à son tour sur le canapé :

_ Que puis-je faire pour vous, inspecteur ?

_ Au début, je dois vous annoncer que l’homme que vous avez aperçu dans la chambre est mort. Juste deux heures ou un peu plus, on l’a trouvé un couteau planté dans le dos .

Le lendemain matin, par un appel anonyme, on a su l’auteur du second crime : un coiffeur que vous connaissez très bien

_ Oualid Hamdi, s’exclama le directeur

_ C’est juste …mais, lui aussi vient de trouver la mort cette nuit : on lui a versé du poison dans son verre de jus

Là aussi , on a un suspect pour le moment il est en fuite ; mais tôt ou tard , on va lui mettre la main dessus.

Après un bref silence, l’inspecteur reprit :

_ Dites-moi, monsieur Sedrati, ces derniers jours n’avez-vous pas reçu des visites soit chez vous ou à la banque ?

Le directeur réfléchit longuement :

_ Non pas que je sache ; mais…..

_ Mais, quoi ? S’interrogea l’inspecteur Aïssam

_ Ce matin, on me fit savoir qu’un étrange homme veut me parler à tout prix

L’inspecteur sursauta :

_ De quoi a-t-il l’air ?

_ D’après mon secrétaire, c’est un grand homme avec de longues moustaches , vêtu d’un imperméable …

_ Monsieur le directeur , l’interrompit Aïssam ; dites-moi ou est-il ?

_ Il est entrain de m’attendre dans mon bureau .D’ailleurs quand vous êtes entré, on me parlait de lui au téléphone

_ Monsieur le directeur, l’homme qui vous attend est le meurtrier du coiffeur

Soudain, monsieur Sedrati devint tout pale :

_ Non, non cria-t-il, je n’irai pas à la banque

L’inspecteur essaya de le calmer :

_ Rassurez-vous ! Vous serez protégé et je peux vous assurer que rien ne pourra vous arriver.

Il faut le prendre la main dans le sac. Pour cela , votre aide nous est indispensable

Allez, monsieur, soyez courageux et accomplissez ce devoir .Ainsi votre femme reposera en paix

_ D’accord, s’encouragea le banquier ; mais, ne me perdez pas de vue !







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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 10:29


Intrigue policière : la femme mystérieuse

Episode XIII : un autre meurtre




Le rapport du sergent Diloui était dense et riche en informations. Au début, il a sonné chez monsieur Elouafi ; pas de réponse ! Sur ce, il a escaladé le mur et s’y était trouvé à l’intérieur .Tout était fermé : portes et fenêtres. Le sergent fit quelques recherches dans le jardin .Après une vingtaine de minutes, il trouva un bouton d’argent .Au fait c’est un bouton d’imperméable .Il dénicha aussi des lunettes cassées, un petit carnet et un stylo bleu dépourvu d’encre.
Bien entendu, il trouva dans le carnet quelques adresses .Ce qui a attiré son attention, cette adresse :
Driss Hamdi
Coiffeur des dames
4 rue Oujda, Belle vue
Ensuite, il engagé des conversations avec les voisins de l’agent immobilier.
Un couple de vieux sexagénaires lui a affirmé que’une femme lui rendait visite trois ou quatre fois par semaine. Elle restait chez lui deux ou trois heures .Elle n’avait pas de voiture ; c’est pour cela qu’elle passait près d’une heure dans la rue pour monter dans un taxi.
Ce même couple a révélé au sergent que beaucoup d’hommes passent la nuit chez Elouafi .La plupart sont jeunes et ont l’air bourgeois
Quand le sergent leur a demandé s’ils n’avaient pas remarqué quelque chose de bizarre ou d’étranges, Aussitôt, le vieil homme a dit sans ambages qu’hier un homme chauve , à la peau brune et aux longues moustaches n’avait pas cessé d’aller et venir .Juste plusieurs minutes avant le meurtre de l’agent immobilier .A un moment , il est entrée dans une cabine téléphonique pour téléphoner
Les enfants , eux , étaient très bavards .Tous ont affirmé que Hicham Elouafi ne vivait pas seul .Ils ont donné quelques signalements tellement précis pour reconnaître madame Sedrati et Oualid Hamdi.
Le soir du meurtre, les enfants ont vu un homme aller et venir ; puis disparaître soudain sans laisser de trace .Leur description était plus précises que celle du vieux couple : un homme de longue taille, des moustaches qui pendait de chaque côté, il est chauve et ressemblait de près à Yul Brynner ; sauf que celui-là avait la peau brune.
Au moment ou le sergent s’apprêtait à quitter les lieux , un garçon âgé d’une quinzaine d’année lui confia qu’il avait écouté tout ce que avait dit l’homme à l’imperméable au téléphone .Cependant, il ne souvenait pas exactement des mots .Le sergent l’incita par quelques friandises et une pièce de dix dirhams. Celui –ci dit tout en hésitant qu’il se rappelait de ces mots : Elouafi a assassiné votre amie .il est seul .Venez vite !
Le sergent conclut enfin : la cabine se trouve à quelques dizaines de mètres de la villa dans la rue de Séfrou.
L’inspecteur Halabi remercia ses adjoints et les complimenta .Il ajouta :
_ Messieurs, vous avez réalisé un grand exploit .Grâce aux informations que vous nous avez fournies, cette affaire aura une fin rapide.
Récapitulons : Hicham Elouafi a assassiné madame Siham Sedrati
Causes du meurtre : jusqu’à présent inconnues
Néanmoins , on peut supposer que la jalousie peut-être l’un des mobiles de ce meurtre prémédité .
Ce Hicham Elouafi, juste deux heures après , vient d’être poignardé à mort
Causes de cet assassinat : inconnues aussi
Là aussi , on suppose que le nommé Oualid Hamdi vient de recevoir un appel téléphonique qui lui fait part de l’assassinat de Siham par Hicham Elouafi
Des trois amants de madame Sedrati : le premier est mort, le second est suspect ; quant au troisième , il a été signalé dans trois endroits différents ….
Soudain, le téléphone sonna .L’inspecteur Halabi répondit à l’appel :
_ Allo ! Quoi ? Un autre meurtre !
Après un bref silence :
_ D’accord, faites le nécessaire ; nous arrivons dans un instant à l’autre
En ce moment, l’inspecteur Rachid entra en en tenant à la main un portrait robot
_ Regarde, lança-t-il à son collègue , devine qui c‘est !
Celui –ci dévisagea longuement le portrait :
_ Excuse-moi : je ne connais pas
_ Mais c’est notre homme de la cérémonie du mariage
_ Ce que tu ne sais pas , on a signalé sa présence dans les parages de la villa à deux reprises
_ Ok, consentit Rachid
Eh bien, il se trouve que cet individu est un dangereux criminel, maintes fois inculpé pour meurtre, escroquerie et pour chantage aussi. Jusqu’ici, on ne l’a pas encore capturé .Tout simplement, il change d’identité et il opère toujours seul.
L’inspecteur interrompit son collègue :
_ Au fait : un troisième meurtre vient d’être commis !
Sans coup férir, l’inspecteur Rachid dit :
_ C’est sûrement le coiffeur
_ Comment le sais-tu, s’exclama Aïssam
_ Hicham Elouafi a tué Siham Sedrati ; juste après, il est mort .Oualid Hamdi vient d’assassiner Hicham Elouafi ; lui aussi vient de subir le même sort
Qui est derrière tout ça ?
L’homme à l’imperméable ; à savoir : Houssine Bangui alias Ali Zakraoui, alias Mchicha, alias Bendahou
Aussitôt, toute l’équipe présente se rendit sur les lieux du meurtre.
En effet, Oualid paraissait dormir sur une chaise .Pas de trace de violence et rien n’indiquait la cause de sa mort .On avait l’impression qu’il souriait .Près de lui sur une table ronde : un verre qui contenait du jus et un paquet de comprimés .
L’inspecteur huma le contenu du verre :
_ On dirait qu’il contient du poison
Puis :
_ Les gars, faites-moi analyser ça et que ça urge !
_ Tout de suite, inspecteur !
Quelques instants après, le médecin légiste Abdelhamid Choukri fit son entrée :
_ Bonsoir, la compagnie !
Il s’approcha du défunt ; puis il l’examina minutieusement :
_ Cet homme vient d’avaler une substance poisonneuse.Regardez, ses lèvres bleues .C’est sûrement un poison à effet instantané .Le pauvre n’a rien senti
Bon, je vais lui faire une autopsie...
_ Pas la peine, toubib, rétorqua Rachid
Et à Aïssam :
_ Voilà les résultats de l’analyse :
Poison de marque d1 utilisé dans le domaine de l’agriculture pour exterminer les parasites et les ratons .Une grosse dose a été ajouté aux jus avec un peu de sucre. Ce poison a un grand effet sur le cœur et le cerveau : il ramollit le premier et paralyse le second dans un temps qui ne dépasse pas deux minutes
L’inspecteur ordonna à ses adjoints de fouiller le salon de fond en comble pour trouver tous les indices qui pourraient les aider à découvrir l’assassin .Sur ce, les photographes prirent des clichés du mort et les hommes du labo relevèrent les différentes empreintes sur la table, les chaises et le grand canapé.
L’inspecteur Rachid ouvrit le tiroir d’une commode et en sortit plusieurs feuilles qu’il se mit à examiner de plus près. Il y avait beaucoup de factures signées par le défunt, un chèque non endossé, une lettre et une photo.
La photo était celle de Siham .Tout en bas était écrit en stylo bleu : ma bien aimée.
En ouvrant la lettre, l’inspecteur lit le message suivant :


Mon amour Oualid
Je ne veux pas te perdre ; mais je tiens aussi à mon mari .Tu sais bien qu’il est le père de ma fille Nisrine et qu’il m’a toujours bien traité .Je ne peux pas, comme ça, lui demander le divorce .Alors, s’il te plait essaie de me comprendre et sois indulgent envers moi
Ta chérie Siham




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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 10:28


Intrigue policière : la femme mystérieuse
Episode XII : les résultats des recherches (2)0




Le soir vers six heures, tout le monde était rentré au bercail : les inspecteurs, les brigadiers, les sous brigadiers, les sergents, les détectives …enfin presque tout le monde ; car , l’inspecteur Rachid Slaoui n’était pas encore là.
L’inspecteur Halabi s’apprêtait à déclarer l’ouverture de la réunion, quand celui-ci apparut sur le seuil de la porte :
_ Désolé pour le retard, avoua-t-il penaud, j’ai bu un verre de thé avec monsieur Driss Hamdi et je ne me suis pas rendu compte du temps
_ Pas de problèmes, le rassura Aïssam ; cependant, on espère que tu nous apportes quelque chose de nouveau
_ Pour ça, sois en certain, conclut le retardataire
Sur ce, le brigadier Hazim lit son rapport :
Comme vous me l’avez demandé , inspecteur, je suis allé à l’appartement de Driss Hamdi qui se trouve au quartier Saada .J’ai sonné plusieurs fois de suite : aucun signe de vie .Quelques instants plus tard, j’ai entendu quelqu’un toussoter .J’ai sonné une nouvelle fois .Aussitôt, un homme est apparu sur le seuil de la porte .Il était en pyjama , ses cheveux étaient ébouriffés et ses pieds étaient nus. Quand je lui ai montré ma carte de police , il m’a prié de l’excuser pour un moment juste de rétablir un peu d’ordre .Quelques minutes après , il m’a fait entrer dans un superbe salon qui sentait le moisi. C’est évident, il est presque fermé .
Donc, je lui ai fait part du but de ma visite. Mais avant, je lui ai présenté mes condoléances pour la mort de sa nièce .
Il m’a regardé stupéfait ; puis, il s’est laissé tomber dans un fauteuil. Il n’a pas cessé de répéter : c’est impossible ! C’est impossible !
Après être calmé, il a essayé de savoir comment elle était morte .Je lui ai dit qu’elle a été assassinée .Sur le coup, il a dit : ce ne peut-être que son mari.
Je n’ai fait aucun commentaire à propos de cette révélation.
Après quoi, je lui ai posé des questions sur ses relations avec la défunte et son mari. Il a été sincère et n’a pas caché son antipathie envers son gendre. Il a dit textuellement : « j’entretiens de bonne relations avec ma nièce ; nous nous échangeons chaque fois des visites de courtoisie. La vérité , elle est généreuse et toujours souriante ; par contre son mari parait lugubre et se fâche par le moindre mot qui le contrarie. J’ai remarqué aussi qu’il a une dent contre mon fils Oualid. Pourtant , ce dernier ne lui a rien fait à part un jour il était ivre et il a voulu embrasser sa cousine .Bien entendu , ça n’a pas plus au directeur .Pour clore cet incident , Siham a du gifler Oualid qui s’est aussitôt esquivé de la cérémonie.
Depuis, il déteste mon fils et ne lui adresse même pas la parole. On peut dire que c’est quelqu’un de rancunier
Je lui ai demandé aussi si le directeur lui a rendu un jour un service .Il a répondu par la négation ; il a ajouté :
_ C’est un complexé et il n’aime personne, même sa femme .
Puis, je lui ai demandé de me parler un peu du mariage de sa fille Ahlam
Il m’a dit que la cérémonie s’est bien déroulée et qu’il y avait beaucoup
d’invités .A un moment, il a remarqué que sa nièce n’était pas encore là. Alors, il a envoyé Oualid chez elle
Je lui ai demandé :
Quelle heure était-il en ce moment ?
Sa réponse était : aux environs de dix heures
Ensuite, il m’a dit qu’il était tellement occupé par l’accueil des invités qu’il a oublié sa nièce .Vers cinq heures du matin , il est allé se coucher ; tandis que sa femme et ses enfants étaient restés là-bas .
Bien entendu, il m’a affirmé qu’il n’allait se réveiller que le lendemain matin ; mais mon arrivée l’a mise debout sans le vouloir. Néanmoins, il voit que c’était une chose importante .Aussi, il a téléphoné à sa femme et son fils pour leur annoncer la mauvaise nouvelle
Et pour Ahlam ? Je lui ai dit
Il a répondu qu’il ne voudrait pas la tourmenter ; d’ailleurs, ce matin elle est partie pour Agadir pour passer une semaine avec son mari au bord de la mer.
Je l’ai quitté sans rien ajouter
_ Bravo, brigadier Hazim , vous avez fait du bon boulot , le complimenta l’inspecteur Halabi
Puis :
_ A vous inspecteur Mellassi !
Celui-ci regarda autour de lui ; puis déclara sans ambages :
Comme l’a dit monsieur Driss Hamdi , la cérémonie s’est bien déroulée .Aucun incident à part quelques problèmes sans importances comme par exemple : un des serveurs vient de renverser de la limonade sur la tenue de soirée de l’une des invités , ou un enfant âgé de dix ans qui vient de voler un poulet .Au fait , il n’était pas invité. Enfin, Oualid était là presque toute la nuit ; je dis presque , car il a disparu juste une heure pour aller chercher sa cousine .Bien entendu, il est revenu .D’après le gérant à qui j’ai posé la question , Oualid lui a confié que monsieur Sedrati l’a chassé comme un chien et qu’il lui aurait dit que ni lui ni sa femme ne viendraient à la cérémonie .J’ai aussi réussi à savoir son état du moment .Quatre témoins m’ont affirmé que son visage était blême et qu’il ne cessait de trembler .
Dès le lever du soleil, il a disparu
Pour ce qui est de la mariée , elle était contente et à aucun moment elle n’a quitté son siège ; de même pour son futur mari.
Il y a aussi un détail important : on a vu un homme chauve ,et qui porte des lunettes en écaille, roder dans les alentours .J’ai réussi à avoir un portrait de lui : il mesure entre un mètre quatre vingt et un mètre quatre vingt dix ; il a une longue moustache ; sa peau est brune et ses lèvres sont pendues. Il a fumé quelques cigarettes ; puis il a jeté la paquet .Des jeunes l’ont ramassé sur le champ.
Un quart d’heure plus tard, il a disparu à son tour.
_ Voilà un élément important qui va nous aider dans notre enquête, intervint l’inspecteur Halabi.
Puis à Rachid :
_ S’il te plait tu veux bien faire un petit saut aux « identifications » pour nous réaliser un portrait robot de ce personnage ?



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Episode XII : les résultats des recherches (2)0




Le soir vers six heures, tout le monde était rentré au bercail : les inspecteurs, les brigadiers, les sous brigadiers, les sergents, les détectives …enfin presque tout le monde ; car , l’inspecteur Rachid Slaoui n’était pas encore là.
L’inspecteur Halabi s’apprêtait à déclarer l’ouverture de la réunion, quand celui-ci apparut sur le seuil de la porte :
_ Désolé pour le retard, avoua-t-il penaud, j’ai bu un verre de thé avec monsieur Driss Hamdi et je ne me suis pas rendu compte du temps
_ Pas de problèmes, le rassura Aïssam ; cependant, on espère que tu nous apportes quelque chose de nouveau
_ Pour ça, sois en certain, conclut le retardataire
Sur ce, le brigadier Hazim lit son rapport :
Comme vous me l’avez demandé , inspecteur, je suis allé à l’appartement de Driss Hamdi qui se trouve au quartier Saada .J’ai sonné plusieurs fois de suite : aucun signe de vie .Quelques instants plus tard, j’ai entendu quelqu’un toussoter .J’ai sonné une nouvelle fois .Aussitôt, un homme est apparu sur le seuil de la porte .Il était en pyjama , ses cheveux étaient ébouriffés et ses pieds étaient nus. Quand je lui ai montré ma carte de police , il m’a prié de l’excuser pour un moment juste de rétablir un peu d’ordre .Quelques minutes après , il m’a fait entrer dans un superbe salon qui sentait le moisi. C’est évident, il est presque fermé .
Donc, je lui ai fait part du but de ma visite. Mais avant, je lui ai présenté mes condoléances pour la mort de sa nièce .
Il m’a regardé stupéfait ; puis, il s’est laissé tomber dans un fauteuil. Il n’a pas cessé de répéter : c’est impossible ! C’est impossible !
Après être calmé, il a essayé de savoir comment elle était morte .Je lui ai dit qu’elle a été assassinée .Sur le coup, il a dit : ce ne peut-être que son mari.
Je n’ai fait aucun commentaire à propos de cette révélation.
Après quoi, je lui ai posé des questions sur ses relations avec la défunte et son mari. Il a été sincère et n’a pas caché son antipathie envers son gendre. Il a dit textuellement : « j’entretiens de bonne relations avec ma nièce ; nous nous échangeons chaque fois des visites de courtoisie. La vérité , elle est généreuse et toujours souriante ; par contre son mari parait lugubre et se fâche par le moindre mot qui le contrarie. J’ai remarqué aussi qu’il a une dent contre mon fils Oualid. Pourtant , ce dernier ne lui a rien fait à part un jour il était ivre et il a voulu embrasser sa cousine .Bien entendu , ça n’a pas plus au directeur .Pour clore cet incident , Siham a du gifler Oualid qui s’est aussitôt esquivé de la cérémonie.
Depuis, il déteste mon fils et ne lui adresse même pas la parole. On peut dire que c’est quelqu’un de rancunier
Je lui ai demandé aussi si le directeur lui a rendu un jour un service .Il a répondu par la négation ; il a ajouté :
_ C’est un complexé et il n’aime personne, même sa femme .
Puis, je lui ai demandé de me parler un peu du mariage de sa fille Ahlam
Il m’a dit que la cérémonie s’est bien déroulée et qu’il y avait beaucoup
d’invités .A un moment, il a remarqué que sa nièce n’était pas encore là. Alors, il a envoyé Oualid chez elle
Je lui ai demandé :
Quelle heure était-il en ce moment ?
Sa réponse était : aux environs de dix heures
Ensuite, il m’a dit qu’il était tellement occupé par l’accueil des invités qu’il a oublié sa nièce .Vers cinq heures du matin , il est allé se coucher ; tandis que sa femme et ses enfants étaient restés là-bas .
Bien entendu, il m’a affirmé qu’il n’allait se réveiller que le lendemain matin ; mais mon arrivée l’a mise debout sans le vouloir. Néanmoins, il voit que c’était une chose importante .Aussi, il a téléphoné à sa femme et son fils pour leur annoncer la mauvaise nouvelle
Et pour Ahlam ? Je lui ai dit
Il a répondu qu’il ne voudrait pas la tourmenter ; d’ailleurs, ce matin elle est partie pour Agadir pour passer une semaine avec son mari au bord de la mer.
Je l’ai quitté sans rien ajouter
_ Bravo, brigadier Hazim , vous avez fait du bon boulot , le complimenta l’inspecteur Halabi
Puis :
_ A vous inspecteur Mellassi !
Celui-ci regarda autour de lui ; puis déclara sans ambages :
Comme l’a dit monsieur Driss Hamdi , la cérémonie s’est bien déroulée .Aucun incident à part quelques problèmes sans importances comme par exemple : un des serveurs vient de renverser de la limonade sur la tenue de soirée de l’une des invités , ou un enfant âgé de dix ans qui vient de voler un poulet .Au fait , il n’était pas invité. Enfin, Oualid était là presque toute la nuit ; je dis presque , car il a disparu juste une heure pour aller chercher sa cousine .Bien entendu, il est revenu .D’après le gérant à qui j’ai posé la question , Oualid lui a confié que monsieur Sedrati l’a chassé comme un chien et qu’il lui aurait dit que ni lui ni sa femme ne viendraient à la cérémonie .J’ai aussi réussi à savoir son état du moment .Quatre témoins m’ont affirmé que son visage était blême et qu’il ne cessait de trembler .
Dès le lever du soleil, il a disparu
Pour ce qui est de la mariée , elle était contente et à aucun moment elle n’a quitté son siège ; de même pour son futur mari.
Il y a aussi un détail important : on a vu un homme chauve ,et qui porte des lunettes en écaille, roder dans les alentours .J’ai réussi à avoir un portrait de lui : il mesure entre un mètre quatre vingt et un mètre quatre vingt dix ; il a une longue moustache ; sa peau est brune et ses lèvres sont pendues. Il a fumé quelques cigarettes ; puis il a jeté la paquet .Des jeunes l’ont ramassé sur le champ.
Un quart d’heure plus tard, il a disparu à son tour.
_ Voilà un élément important qui va nous aider dans notre enquête, intervint l’inspecteur Halabi.
Puis à Rachid :
_ S’il te plait tu veux bien faire un petit saut aux « identifications » pour nous réaliser un portrait robot de ce personnage ?



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Episode XII : les résultats des recherches (2)0




Le soir vers six heures, tout le monde était rentré au bercail : les inspecteurs, les brigadiers, les sous brigadiers, les sergents, les détectives …enfin presque tout le monde ; car , l’inspecteur Rachid Slaoui n’était pas encore là.
L’inspecteur Halabi s’apprêtait à déclarer l’ouverture de la réunion, quand celui-ci apparut sur le seuil de la porte :
_ Désolé pour le retard, avoua-t-il penaud, j’ai bu un verre de thé avec monsieur Driss Hamdi et je ne me suis pas rendu compte du temps
_ Pas de problèmes, le rassura Aïssam ; cependant, on espère que tu nous apportes quelque chose de nouveau
_ Pour ça, sois en certain, conclut le retardataire
Sur ce, le brigadier Hazim lit son rapport :
Comme vous me l’avez demandé , inspecteur, je suis allé à l’appartement de Driss Hamdi qui se trouve au quartier Saada .J’ai sonné plusieurs fois de suite : aucun signe de vie .Quelques instants plus tard, j’ai entendu quelqu’un toussoter .J’ai sonné une nouvelle fois .Aussitôt, un homme est apparu sur le seuil de la porte .Il était en pyjama , ses cheveux étaient ébouriffés et ses pieds étaient nus. Quand je lui ai montré ma carte de police , il m’a prié de l’excuser pour un moment juste de rétablir un peu d’ordre .Quelques minutes après , il m’a fait entrer dans un superbe salon qui sentait le moisi. C’est évident, il est presque fermé .
Donc, je lui ai fait part du but de ma visite. Mais avant, je lui ai présenté mes condoléances pour la mort de sa nièce .
Il m’a regardé stupéfait ; puis, il s’est laissé tomber dans un fauteuil. Il n’a pas cessé de répéter : c’est impossible ! C’est impossible !
Après être calmé, il a essayé de savoir comment elle était morte .Je lui ai dit qu’elle a été assassinée .Sur le coup, il a dit : ce ne peut-être que son mari.
Je n’ai fait aucun commentaire à propos de cette révélation.
Après quoi, je lui ai posé des questions sur ses relations avec la défunte et son mari. Il a été sincère et n’a pas caché son antipathie envers son gendre. Il a dit textuellement : « j’entretiens de bonne relations avec ma nièce ; nous nous échangeons chaque fois des visites de courtoisie. La vérité , elle est généreuse et toujours souriante ; par contre son mari parait lugubre et se fâche par le moindre mot qui le contrarie. J’ai remarqué aussi qu’il a une dent contre mon fils Oualid. Pourtant , ce dernier ne lui a rien fait à part un jour il était ivre et il a voulu embrasser sa cousine .Bien entendu , ça n’a pas plus au directeur .Pour clore cet incident , Siham a du gifler Oualid qui s’est aussitôt esquivé de la cérémonie.
Depuis, il déteste mon fils et ne lui adresse même pas la parole. On peut dire que c’est quelqu’un de rancunier
Je lui ai demandé aussi si le directeur lui a rendu un jour un service .Il a répondu par la négation ; il a ajouté :
_ C’est un complexé et il n’aime personne, même sa femme .
Puis, je lui ai demandé de me parler un peu du mariage de sa fille Ahlam
Il m’a dit que la cérémonie s’est bien déroulée et qu’il y avait beaucoup
d’invités .A un moment, il a remarqué que sa nièce n’était pas encore là. Alors, il a envoyé Oualid chez elle
Je lui ai demandé :
Quelle heure était-il en ce moment ?
Sa réponse était : aux environs de dix heures
Ensuite, il m’a dit qu’il était tellement occupé par l’accueil des invités qu’il a oublié sa nièce .Vers cinq heures du matin , il est allé se coucher ; tandis que sa femme et ses enfants étaient restés là-bas .
Bien entendu, il m’a affirmé qu’il n’allait se réveiller que le lendemain matin ; mais mon arrivée l’a mise debout sans le vouloir. Néanmoins, il voit que c’était une chose importante .Aussi, il a téléphoné à sa femme et son fils pour leur annoncer la mauvaise nouvelle
Et pour Ahlam ? Je lui ai dit
Il a répondu qu’il ne voudrait pas la tourmenter ; d’ailleurs, ce matin elle est partie pour Agadir pour passer une semaine avec son mari au bord de la mer.
Je l’ai quitté sans rien ajouter
_ Bravo, brigadier Hazim , vous avez fait du bon boulot , le complimenta l’inspecteur Halabi
Puis :
_ A vous inspecteur Mellassi !
Celui-ci regarda autour de lui ; puis déclara sans ambages :
Comme l’a dit monsieur Driss Hamdi , la cérémonie s’est bien déroulée .Aucun incident à part quelques problèmes sans importances comme par exemple : un des serveurs vient de renverser de la limonade sur la tenue de soirée de l’une des invités , ou un enfant âgé de dix ans qui vient de voler un poulet .Au fait , il n’était pas invité. Enfin, Oualid était là presque toute la nuit ; je dis presque , car il a disparu juste une heure pour aller chercher sa cousine .Bien entendu, il est revenu .D’après le gérant à qui j’ai posé la question , Oualid lui a confié que monsieur Sedrati l’a chassé comme un chien et qu’il lui aurait dit que ni lui ni sa femme ne viendraient à la cérémonie .J’ai aussi réussi à savoir son état du moment .Quatre témoins m’ont affirmé que son visage était blême et qu’il ne cessait de trembler .
Dès le lever du soleil, il a disparu
Pour ce qui est de la mariée , elle était contente et à aucun moment elle n’a quitté son siège ; de même pour son futur mari.
Il y a aussi un détail important : on a vu un homme chauve ,et qui porte des lunettes en écaille, roder dans les alentours .J’ai réussi à avoir un portrait de lui : il mesure entre un mètre quatre vingt et un mètre quatre vingt dix ; il a une longue moustache ; sa peau est brune et ses lèvres sont pendues. Il a fumé quelques cigarettes ; puis il a jeté la paquet .Des jeunes l’ont ramassé sur le champ.
Un quart d’heure plus tard, il a disparu à son tour.
_ Voilà un élément important qui va nous aider dans notre enquête, intervint l’inspecteur Halabi.
Puis à Rachid :
_ S’il te plait tu veux bien faire un petit saut aux « identifications » pour nous réaliser un portrait robot de ce personnage ?



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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 00:21

 


Intrigue policière : la femme mystérieuse
Episode XI : les résultats des recherches (1)
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L’inspecteur se dirigea vers le laboratoire des expertises judiciaires. Il fut accueilli par le brigadier Moussaoui qui ne manqua pas de lui dire :

_ On vous attend inspecteur.

Puis, il lui remit une fiche dans une enveloppe. Celui –ci la fourra dans sa poche en murmurant un merci à son interlocuteur.

Sur ce, il prit la direction de la demeure de la famille Sedrati .Au moment de son arrivée, il se croisa avec l’équipe du laboratoire qui venait de sortir du villa

_ Alors, l’apostropha-t-elle, j’espère que vous avez fait une bonne pêche !

Un homme de forte taille s’approcha de lui :

_ Oh, il n’y avait pas grand-chose ; mais, on a trouvé des empreintes partout et aussi une carte de visite au nom de Hicham Elouafi.

L’inspecteur Halabi paraissait satisfait :

_ Bravo les gars .On peut dire qu’on est sur la bonne piste.

Halabi entra dans la cour .Aussitôt, la servante vint à sa rencontre :

_ Je vous attends depuis deux heures, monsieur l’inspecteur

_ Pourquoi donc, ironisa celui-ci, est-ce que vous avez l’intention de partir quelque part ?

_ Justement, j’ai beaucoup de choses à faire : faire des courses et récupérer Nisrine de l’école

Puis :

_ Veuillez bien vous donner la peine d’entrer

_ Non, merci. Je suis moi aussi débordé de travail. J’aimerais bien que vous me remettiez la lettre dont vous m’aviez parlé

_ La voilà ; elle est dans ma poche

_ Merci, Hayat

En s’apprêtant à partir, celle-ci lui fit part que monsieur Sedrati est rentré il y a à peine dix minutes .L’inspecteur lui demanda ce qu’il a fait .

_ Il est allé directement dans la cuisine, déclara la servante. Il a bu une tasse de café ; puis, il est monté directement dans sa chambre en me recommandant de ne pas le déranger sous aucun prétexte. Il m’a dit qu’il allait dormir tout l’après midi, car il se sentait très fatigué.

L’inspecteur consentit :

_ C’est vrai, avoua-t-il, il a besoin de repos. Laissez le dormir en paix. Demain, je lui rendrai visite .Aussi dites-lui de m’attendre avant d’aller à la banque

_ Alors, vous êtes matinal, fit remarquer la bonne

Tout en la quittant, il dit :

_ Moi, je ne dors presque jamais

Pendant ce temps, l’inspecteur Rachid Slaoui

Arriva au commissariat et demanda à voir son collègue Aïssam. On lui fit savoir qu’il serait là d’un moment à l’autre

Justement les deux équipes de recherche et d’investigation entrèrent simultanément dans les locaux du commissariat.

_ Venez par là messieurs, les apostropha Rachid, et montrez-moi vos trouvailles.

Pour ce qui est de la demeure des Sedrati, parmi les empreintes relevées, on put identifier celles de l’agent immobilier.

Donc, pas de doute là-dessus : Hicham Elouafi serait le mystérieux visiteur de madame Sedrati et sûrement son assassin ; puisqu’il était le dernier à l’avoir vue.

Trois preuves irréfutables contre lui : le morceau de tissu de sa veste, sa carte de visite et ses empreintes digitales. Malheureusement, il ne pourrait rien avouer, puisque lui aussi faisait l’objet d’un assassinat. Donc, il fallait s’occuper de son cas et trouver son meurtrier le plus tôt possible

_ En sommes, conclut l’inspecteur Slaoui, pour l’affaire de Siham Sedrati c’est presque terminée

_ Pas du tout, intervint l’inspecteur Halabi

Ce dernier venait justement d’entrer dans le bureau de Aïssam.

_ Ah, te voilà enfin mon cher, l’apostropha son meilleur ami. Je vais te faire un petit résumé des résultats de l’affaire Sedrati

_ Pas la peine, trancha Halabi

_ Alors, reprit Aïssam, on va voir ce qu’a apporté la seconde équipe

Un brigadier fit un bref exposé :

_ Voilà, dit-il, on a relevé des empreintes .Après différentes identifications, toutes sont inconnues de nos services. Cependant, il y avait deux empreintes assez apparentes : celle de monsieur Hicham Elouafi et celle de madame Siham Sedrati.

_ Donc, commenta l’inspecteur Halabi, elle lui rendait visite chez lui

Mais, attendons le retour de notre agent ; il va nous éclaircir sur ce point.

- Quoi d’entre d’intéressant ?
- _ Je ne sais pas si ça vous intéresse
- _ Dites toujours !
- Et il sortit d’un étui un peigne
- _ Voilà un peigne qui me donne des idées, s’exclama Rachid
- _ Moi aussi, déclara Halabi
- _ Dis-moi, Aïssam, serais tu entrain de penser à cette idée qui tourne dans ma tête ?
- _ Oui et je vais te le prouver !
- Puis, en tenant le peigne par le bout des doigts :
- _ Brigadier Moussaoui, faites identifier les empreintes qui s’y trouvent par les gars de l’archive
- _ Au fait, sursauta l’inspecteur Rachid, j’ai montré les deux photos à Elmiloud : pas de casiers judiciaires en leurs noms
- _ Tant mieux, conclut Halabi .Comme ça, ils ne seront pas dans la liste des suspects
- _ Tu te trompes, mon cher : l’un d’eux a eu son compte et puis c’est prouvé. C’est lui l’assassin de madame Sedrati
- _ Ah, excuse-moi ; ou avais-je la tête ?
- Donc, ce qui nous préoccupe pour le moment : qui a assassiné l’agent immobilier
- _ Oui et on est sur une piste : par un coup de téléphone anonyme, on sait que ce meurtrier est un coiffeur
- _ Et grâce aux empreintes qui se trouvent sur le peigne, on saura sûrement à qui il appartient
- _ Seulement, fit remarquer l’inspecteur Aîssam, on n’a pas les empreintes de Oualid Hamdi
- _ Hein ! S’étonna Rachid .Qui est ce nouveau personnage ? Je peux déduire qu’il est de la famille de Siham puisqu‘elle porte le même nom de famille que lui. Je sais aussi qu’il la courtisait et que celle-ci l’a giflé lors d’une cérémonie.
- Ce fut au tour de l’inspecteur Halabi d’être épaté par les propos de son collègue :
- _ Comment as-tu eu ces informations ?
- _ Par le directeur de la banque
- _ On peut dire que celui-là a la conscience tranquille
- _ Pour ça, tu as raison.
- Halabi sourit instinctivement avant d’ajouter :
- Et bien ce que tu ne sais pas ce coiffeur est l’un des amants de madame Sedrati.
- Voilà ce qu’on va faire : on va le convoquer au commissariat pour lui poser des questions sur sa cousine .Bien entendu, sans parler de ses relations intimes avec elle.
- On lui sert du café et quand il partira, on relèvera ses empreintes sur la tasse
- _ Un jeu d’enfant, conclut l’inspecteur Slaoui.
- Soudain, l’inspecteur se rappela de quelque chose :
- _ Mais, j’y pense ! J’ai une lettre de lui qu’il a envoyée à sa bien aimée Siham
- _ Qu’est ce que tu attends pour nous la faire lire ?
- _ Mais, d’abord, il faudra faire relever les empreintes qui se trouvent à l’intérieur de l’enveloppe
- Puis :
- Donne-moi des gants pour la décacheter .Ainsi, je pourrai la lire en toute sécurité
- Après quelques instants, l’inspecteur lit le contenu de la lettre :

- Ma bien aimée Siham
- C’est la dernière lettre que je t’envoie. Si tu acceptes de vivre avec moi en concubinage, je n’aurais plus besoin de t’écrire. Alors, s’il te plait, prends ta décision .Tu as deux options : soit demander le divorce ou bien accepter ma proposition
- Bien entendu, il s’avère que tu ne peux pas rompre avec lui à cause de ta fille .Ce n’est pas un problème pour moi si tu acceptes de vivre avec moi juste quelques heures par jour
- Réponds-moi vite , car j’ai hâte de savoir ta décision
- Celui qui t’aime de tout son cœur Oualid

- Après l’avoir relue, l’inspecteur Aïssam pria son collègue de porter la lettre au laboratoire pour relever les empreintes et les comparer avec celles du peigne
- _ Mon vieux, conclut Rachid, d’ici peu tout s’éclaircira



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Published by Houmidi59 - dans Sére policière
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  • : Le blog de Houmidi59
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  • : Vous allez vivre de drôles d'aventures avec mon personnage unique en son genre : Jelloul . Vous ferez connaissances aussi avec d'autres opersonnages ,comme Abbas le cinglé, Kabbour, Hamdane etc....
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  • Houmidi59
  • Je suis enseignant .
J'aime lire et écrire des nouvelles, de la poésies , et des articles divers.
Je suis marocain ,de nature simple sans aucun complexe.J'aime tout le monde .Aussi, mon but est d'avoir le plus grand nombre possible d'amis
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