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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 00:17

 


Intrigue policière : la femme mystérieuse

Episode X : à la morgue







L’inspecteur Halabi sortit aussitôt du commissariat .Il monta dans sa voiture et se dirigea directement vers la morgue.

Arrivé sur les lieux, il rencontra sur le seuil de la porte l’inspecteur Abderrahim Salhi. Ce dernier vint vers lui :

_ Bonjour, vieil dinosaure, alors bien dormi ?

_ Comme vous mon cher !

_ Ce qui veut dire, expliqua l’homme à la moustache, que cette affaire vous ronge les ongles.

_ C’est le cas de le dire.

Alors, ils entrèrent dans le bâtiment tout en continuant la discussion :

_ Dites-moi Abderrahim, y a-t-il du nouveau au sujet du meurtre de Hicham Elouafi ?

_ On vient de recevoir un appel anonyme au troisième arrondissement.

_ De quoi s’agit-il ?

_ Quelqu’un qui s’est présenté sous le nom du « bienfaiteur » nous dit qu’il connaît le meurtrier de l’agent immobilier ; puis il a raccroché.

_ Bien entendu, il vous est difficile de détecter l’endroit de l’appel.

_ Pas du tout : l’appel vient d’un téléphone public dans la rue de la Paix près de l’arrêt du bus.

_ Alors, je pense que vous avez posté vos hommes là-bas !

_ Quelle idée ! Mais bien sûr .Deux de nos hommes montent la garde à tour de rôle dans un petit coin discret.

_ Voilà qui est bien parlé, ne manqua de faire remarquer l’inspecteur Halabi à son collègue.

Ce dernier tout fier :

_ D’ailleurs, j’attends d’un moment à l’autre l’appel de l’un d’eux dès l’apparition du « bienfaiteur ».

_ Je crois qu’il n’est pas assez sot pour retourner à la même cabine téléphonique.

Soudain, le téléphone portable de l’inspecteur Salhi se mit à sonner :

_ Allo, dit-il à son interlocuteur, quoi de nouveau ?

Après un bref silence entrecoupé par des : oui, bien, c’est ça !il se retourna vers l’inspecteur Halabi :

_ Aïssam, vous avez raison : il vient de téléphoner d’une autre cabine téléphonique sise au boulevard Mohammed VI près d’un kiosque à journaux.

_ Alors, a-t-il dit quelque chose ?

_ Il dit que le meurtrier est un coiffeur

_ C’est tout ?

_ Rien de plus et il a coupé la communication.

L’inspecteur réfléchit un moment :

_ Vous dites un coiffeur ….. hum, la bonne des Sedrati vient d’évoquer un certain coupeur de cheveux qui s’appelle Oualid Hamdi .Pour votre information, c’est le cousin de Madame Siham Sedrati.

Puis, il lui donna un compte rendu des déclarations de Hayat Benhoud

_ Donc, résuma l’inspecteur Abderrahim l’affaire, l’amant de madame Sedrati vient de mettre fin à l’assassin de cette dernière.

_ C’est assez plausible comme conclusion, mais …

_ Mais quoi ?

_ il y a quelque chose qui cloche : Comment a-t-il fait pour trouver assez vite le présumé assassin ?

_ Un appel téléphonique, comme celui du « bienfaiteur » pardi !

_ Bravo, mon cher Abderrahim .Là, vous venez d’éclaircir un point important

Donc, voilà comment je vois la nouvelle situation : madame Sedrati avait trois amants : l’agent immobilier, le coiffeur et le bienfaiteur .Je crois que cette femme était mystérieuse.

_ Continuez, vous m’intéressez !

_ Au début, elle entretenait une liaison avec son cousin ; puis elle a fait la connaissance de Hicham Elouafi et enfin avec le troisième qui est pour l’instant un inconnu pour nous.

Madame Sedrati rencontrait les trois hommes à la fois dans différents endroits : le premier chez elle, le second dans son salon de coiffure et le troisième, sûrement au super marché. Comme ça , les trois amoureux ne se rencontreraient jamais et aucun d’eux ne douterait de l’existence des autres.

Mais, l’imprévu était arrivé : un jour Elouafi l’a vu entrer chez le coiffeur et bien entendu il a réalisé qu’elle le trempait .Alors, il a décidé de la tuer …

L’inspecteur Abderrahim l’interrompit aussitôt :

_ Jusque là ça tient debout ; mais, mon cher, comment l’agent immobilier a été assassiné deux heures après le meurtre de madame Sedrati ?

_ J’avoue ne pas y avoir pensé à cela

_ Donc, le seul moyen qui nous reste : mettre la main sur ce troisième inconnu et qui se nomme le bienfaiteur

Arrivé dans la salle frigorifique, ils aperçurent Le docteur Abdelhamid Choukri qui regardait à l’aide d’une loupe l’intérieur de la bouche d’une femme morte.

_ Bonjour toubib l’apostropha l’inspecteur Halabi ; êtes-vous devenu dentiste à vos heures ?

_ Bonjour, doc, je suis venu pour récupérer le rapport d’autopsie de Hicham Elouafi.

Le médecin fit la sourde oreille et continua ses examens .Aussitôt, à l’aide d’un scalpel, il arracha une dent qu’il immergea dans un liquide blanc .Immédiatement, le liquide devint bleu et le médecin légiste hocha sa tête avec un air satisfait : elle avait avalé du cyanure.

_ Comment cela, docteur, s’interrogea Halabi

_ Elle a écrasé une ampoule contenant du poison entre ses dents. Comme vous voyez, le liquide est devenu bleu. Ce qui explique l’existence d’une substance à savoir un poison.

Et de conclure : Cette femme vient tout simplement de se suicider.

Puis, il la recouvrit et s’approcha d’un lavabo pour se laver les mains.

Après cette opération hygiénique, il demanda à ses interlocuteurs de le suivre à son bureau .Arrivés là-bas, il remit à chacun un rapport détaillé.

L’inspecteur Aïssam se mit à feuilleter furtivement le dossier ; tandis que l’inspecteur Salhi le fourra dans poche.

Sur ce, le docteur Abdelhamid leur donna un bref aperçu du contenu des deux rapports :

_ Messieurs, pour ce qui est du premier rapport, madame était enceinte de deux mois .J’ai fait des analyses sur le fœtus : ça concordait avec le sang et les spermatozoïdes du défunt Elouafi.

_ Donc, conclut Abderrahim, il serait le père de l’enfant

Le médecin le foudroya du regard et continua :

_ Pour ce qui est du second rapport : le dénommé Elouafi souffrait d’un cancer de sang ; il était encore dans ses premières phases, mais je ne lui aurais pas donné plus de trois à quatre mois de survie. J’ai relevé des empreintes que j’ai envoyées directement au laboratoire des expertises. Vous devez aller là-bas pour en savoir plus

Bon, je vous ai dit l’essentiel ; le reste des informations sur la mort de chacune des victimes sont sans aucune importance pour votre enquête.

Les deux inspecteurs le quittèrent après l’avoir remercié chaleureusement.





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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 19:45

L’inspecteur Rachid Slaoui entra dans un grand bâtiment .Il se dirigea directement vers l’un des guichets :
_ S’il vous plait, apostropha-t-il ce dernier, je voudrais voir le directeur de la banque
_ C’est à quel sujet ?
Tout en exhibant sa carte de police, il ajouta :
_ J’ai l’intention de retirer quelques informations de votre banque .Si vous voulez bien le prévenir, car je n’aime pas trop attendre.
_ Tout de suite, monsieur l’inspecteur .Le temps d’annoncer votre arrivée par téléphone.
Puis :
_ Monsieur le directeur, il y a un policier qui désire vous voir.
Après un bref silence :
_ Tout de suite, monsieur le directeur.
Sur ce, il invita l’inspecteur Rachid à le suivre .Arrivé près d’une porte vitrée, il donna des petits coups sur la vitre, poussa la porte pour laisser passer son invité et s’éclipsa.
_ Bonjour monsieur l’inspecteur .Justement, je vous attendais.
_ Bonjour monsieur Sedrati .J’espère que vous avez bien dormi.
Le directeur avait les yeux tous rouges et devant lui un cendrier qui débordaient de mégots, ainsi que trois tasses de café.
_ Pour ne rien vous cacher, avoua-t-il, j’ai passé une nuit blanche. J’ai beaucoup réfléchi à qui pourrait commettre ce crime, mais en vain.
_ Rassurez-vous, monsieur le directeur : la police est là pour ça ; quant à vous, en nous disant toute la vérité sans riens nous cacher, vous aiderez à la capture de l’assassin de votre femme.
_ Je ne demande que cela, lança-t-il avant de se verser une tasse de café.
L’inspecteur s’assit en face de lui tout en sortant de sa poche son calepin et un crayon :
_ Monsieur Sedrati, il y a certains points que je voudrais éclaircir avec vous.
Pour commencer : quand vous êtes monté, vous avez trouvé la bonne étendue sur le sol près du seuil de la porte ; puis vous êtes entré dans la chambre et là, vous avez trébuché sur le corps de votre épouse .C’est bien cela, n’est-ce pas ?
_ Oui, c’est ce que je vous ai dit hier .
_ D’après les propos de votre servante, elle dit textuellement : « je suis entrée dans la chambre et j’ai trouvé madame inerte sur le sol ; puis je ne me souviens de rien, car j’ai perdue connaissance.
_ Non, ce n’est pas vrai ; je confirme l’avoir trouvée sur le seuil de la porte.
Le directeur se releva de sa chaise et alla jusqu’à la fenêtre et secoua sa tête :
_ Non, elle se trompe sûrement .D’ailleurs, quand elle est revenue à elle, elle m’a dit tout simplement que madame était morte.
_ Mais, vous avez bien dit qu’il y avait quelqu’un qui se cachait derrière les rideaux de la fenêtre du balcon.
_ En effet, acquiesça l’homme de la banque : mais je ne vois pas le rapport !
_ Pourtant c’est simple : cet homme l’a déplacée.
_ Quel intérêt à t-il pour cela ?
_ Pour attirer votre attention !
Le directeur secoua de nouveau sa tête :
_ C’est un truc de dingue !
L’inspecteur Rachid fit claquer ses doigts :
_ Vous avez entendu un cri ; n’est-ce pas ?

Vous avez entendu un cri ; n’est-ce pas ?
_ Oui, et c’est celui de Hayat
_ Combien de temps avez-vous mis pour arriver à la chambre ?
_ Juste une minute
_ Vous avez raison : l’agresseur ne peut déplacer un corps inerte au moins d’une minute.
Cette bonne cache sûrement quelque chose : ou bien, elle est dans le coup, ou alors, elle a ses raisons.
Mais en y réfléchissant : est ce qu’elle peut voir le corps de votre femme du seuil de la porte ? Vous-même vous ne l’avez aperçu qu’après être entré dans la chambre.
Donc, ça me parait improbable votre version.
_ Monsieur l’inspecteur, je vous jure que je l’ai trouvé sur le seuil de la porte.
_ Je vous crois, mais elle aussi est dans le vrai.
Donc, il y a quelque chose qui cloche quelque part.
L’inspecteur fit un tour autour du bureau ; puis s’exclama :
_ Mais, oui ! Le cri que vous venez d’entendre n’est pas celui de votre servante.
Cet agresseur voulait à tout prix éveiller votre attention. Aussi, il a poussé ce cri ; ainsi, en montant, vous allez trouver la bonne étendue près du seuil de la porte .Quand celle-ci nous dira qu’elle était dans la chambre, personne ne la croira.
C’est une façon de brouiller les pistes, en somme.
L’inspecteur nota ces déductions ; puis :
_ Parlez-moi un peu de l’oncle de votre épouse : vous rend-il visite chez vous ?
Le directeur revint à son fauteuil et s’assit dessus :
_ A vrai dire, j’ai une bonne relation avec Driss Hamdi. Cependant, il me rend visite rarement ; par contre, ma femme leur rendait souvent visite chez eux.
_ Et vous ?
_ Ben, quand je reviens chez moi, l’après midi, je passe par sa boutique et quelque fois, je bois en sa compagnie un verre de thé à la menthe.
_ Est-ce un vendeur ?
_ Oui, il vend des chaussures pour hommes et femmes.
_ Bien, continuez !
_ Pour ce qui est de ses enfants, il a une fille et un garçon.
Ce dernier, je ne m’entends pas bien avec lui. Pour la fille, elle s’appelle Ahlam et je vous ai parlé d’elle.
_ Puis-je savoir pourquoi ?
_ Certes monsieur l’inspecteur ; puis tôt ou tard vous le saurez.
Après un bref silence, il ajouta :
_ Ce vaurien a toujours essayé de séduire ma femme ; il lui a même fait des avances.
_ Comment le savez-vous, Est-ce par votre femme ?
_ Pas du tout ! Ma femme ne me parlait jamais de sa vie intime.
_ Et alors, je l’ai vu de mes propres yeux lors d’une cérémonie .Il voulait l’embrasser et Hayat l’a giflé.
_ Qu’est-ce qui s’est passé après ?
_ Depuis, il évitait de se retrouver au même endroit que ma femme.
_ Mais, vous, vous lui gardez toujours rancune ; n’est ce pas ?0
Monsieur Sedrati acquiesça, sans rien dire.
_ Bon, pour finir, j’aimerais que vous me donniez l’adresse de la boutique de l’oncle de votre femme. Moi aussi, je voudrais bien boire son fameux thé à la menthe
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Published by Houmidi59 - dans Sére policière
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 19:37


Au deuxième étage du commissariat, l’inspecteur Eddahbi était entrain d’interroger Hayat, tandis qu’un adjoint tapait à la machine les réponses de cette dernière :
_ Nom et prénom ?
_ Hayat Benhoud
_ Date de naissance ?
_ 2 février 1985
_ Lieu de naissance ?
_ Meknès
_ Depuis quand êtes-vous au service des Sedrati ?
_ Depuis 2005
_ De quoi consiste votre travail ?
_ Au début, j’accompagnais madame dans ses déplacements lorsqu’elle était enceinte. Après la naissance de Nisrine, je m’occupe de la fille et je fais le ménage.
_ Est-ce que vous habitez chez la famille Sedrati ?
_ Oui, et j’ai une chambre juxtaposée avec celle de Nisrine.
_ Avez-vous des soirées libres pour visiter votre famille ?
_ Non, je n’en ai pas ; d’ailleurs, ma famille habite à Meknès. Une fois tous les deux mois, mon père me rend visite.
_ A propos de madame Sedrati, est-ce qu’elle avait un emploi ?
_ Non, mais elle sortait presque tous les jours.
_ Pouvez-vous nous préciser ou elle allait ?
_ Au début, quand je l’accompagnais, elle allait à la clinique, puis au coiffeur, ensuite au super marché pour faire des courses. Après, je n’ai aucune idée au sujet de ses déplacements.
_ Est-ce qu’elle recevait des visites ?
_ Oui, quelques fois
_ Est-ce les mêmes personnes ?
_ Non, pas forcément ; mais…
_ Mais, quoi ?
_ Il y avait quelqu’un qui lui rendait visite assez souvent ; je dirai au moins deux fois par semaine.
_ Qui était-ce ?
_ Il était assez grand, chauve et portait des lunettes.
_ Comment s’appelle-t-il ?
_ Je crois qu’un jour elle lui a dit : Hicham
_ En êtes-vous sûr ?
_ Certaine !
_ Et le nom de famille, ça ne serait pas par hasard Elouafi ?
_ Je ne sais pas
Dites-moi : cet homme lui rendait visite en présence de monsieur Sedrati ?
La bonne réfléchit quelques instants :
_ Non, jamais .Il lui rendait souvent visite tout juste quand monsieur allait à la banque.
_ Donc, ils ne se sont jamais croisés.


_ Oui, approuva Hayat
En ce moment là, l’inspecteur Halabi fit son entrée :
_ Bonjour Hayat, l’apostropha –t-il, je vois que vous êtes ponctuelle.
Puis, il s’approcha du rédacteur pour lire la déposition de la servante ; tandis que l’inspecteur Eddahbi poursuivit son interrogatoire :
_ Si je vous montre une photo, pouvez reconnaître si c’est le visiteur de madame ?
La bonne consentit par un hochement de tête.
Juste un simple regard lui suffit pour crier tout haut :
_ C’est lui, Hicham !
L’inspecteur Halabi accourut vers elle :
_ En êtes-vous sûre ?
_ Comme je vous vois.
_ Merci, Hayat
A présent, nous allons éclaircir certains points : Est-ce que madame allait chez le même coiffeur ?
_ Oui, il est juste à une centaine de mètres de la villa
_ Bien entendu, ajouta Halabi, vous le connaissez !
_ Qui ?
_ Le coiffeur
_ Oui, c’est le cousin de madame .
_ Et il s’appelle ?
_ Oualid Hamdi
_ Est-il marié ?
_ Non !
_ Quel âge a –t-il ?
La bonne fit manipuler ses doigts et dit :
_ Quarante huit ans
_ Oh la la ! s’exclama l’inspecteur Aïssam, serait-ce l’amant de madame ?
Hayat regarda son interlocuteur avec admiration et ne manqua pas de révéler qu’il avait tout à fait raison. Et d’ajouter :
_ Ecoutez inspecteur si vous me promettez que cela ne sera pas écrit dans ma déclaration, je vous dirai tout.
_ Ok, c’est parti
Puis à l’inspecteur Eddahbi : dites à votre adjoint de ne rien taper jusqu’à nouvel ordre !
On vous écoute, mademoiselle Hayat
Cette dernière dit aussitôt : pour être franc avec vous, j’étais sa confidente …enfin pour ce qui concerne cette relation .
_ Que vous confiait-elle au juste ?
_ Elle s’échangeait des lettres avec le coiffeur .
_ Et bien entendu, vous étiez le facteur !
_ Hum
_ Vous avez sûrement lu le contenu de quelques lettres !
La bonne baissa son regard, l’air gêné.
_ Peut-être que c’est un vilain défaut de fourrer son nez dans les affaires des autres ; mais il y a des fois, ça peut aider à découvrir la vérité.
Alors, de quoi ils se parlaient ?
_ Il ne cessait de lui dire qu’il l’aimait et qu’il voudrait l’épouser.
_ Lui ? Et elle, que répondait-elle ?
_ Que c’était impossible pour le moment .
_ Quoi d’autres a part ce jeu de Roméo et Juliette ?
_ Je ne comprends pas, avoua-t-elle

Ne parlaient-ils pas d’héritage par exemple ou d’une escapade tous les deux dans une île déserte
La servante s’écria aussitôt :
_ Vous m’épatez de plus en plus monsieur l’inspecteur ! C’est vrai, ils parlaient un peu de ça .
Tenez, j’ai gardé une lettre de Oualid que je m’apprêtais à lui remettre la veille de son assassinat.
_ Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?
Hayat hésita avant de vociférer ces quelques mots :
_ C’était les ordres de madame : je ne devais lui remettre les messages de son amant que si nous serions seules à seule
_ Bien entendu, il y a Nisrine.
_ C’est ça ,avoua-t-elle .
_ Vous l’avez lue ?
_ Non, pas encore ; je vous le jure !
_ D’accord, conclut l’inspecteur, tout à l’heure, je viendrai vous voir à la villa et vous me la remettez.
_ Allez, venez signer votre déposition, l’invita l’inspecteur Eddahbi.
Sur ce, la servante quitta les lieux ; tandis que Halabi sonna le brigadier en faction devant la porte :
_ Allo, ici Halabi, une femme va sortir du commissariat d’un moment à l’autre ; faites-la suivre par l’un de nos gars et qu’il veille bien à ne pas la perdre de vue .
Puis, il raccrocha.
Quelques minutes après, l’inspecteur Aïssam monta dans sa voiture : direction la morgue
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 19:31


Le lendemain matin à huit heures au commissariat central, les deux inspecteurs convoquèrent leurs subordonnés.
_ Messieurs, entama l’inspecteur la réunion, nous avons du pain sur la planche …Beaucoup de pain, croyez-moi !
Après un court silence, il poursuivit :
_ On a deux meurtres sur les bras .Heureusement pour nous, il y a un certain lien entre eux .Il se trouve que le visiteur qui a rendu visite à madame Sedrati est celui qu’on a trouvé assassiné il y a quelques heures .Certes , on a perdu un fil important dans le premier meurtre , mais cela pourra nous être très utile pour découvrir qui est derrière dans tout ça.
Bon, voilà ce qu’on va faire, messieurs : chacun de nous aura une tache précise et rendez-vous ce soir ici .Disons entre 6 heures et 6 heures trente minutes.
Tout le personnel consentit avec un hochement de tête.
C’était à présent à l’inspecteur Slaoui d’intervenir :
_ Brigadier Hazim, vous allez à cette adresse : immeuble Saada, appartement 13 au deuxième étage .Vous interrogez un certain Driss Hamdi et sa fille Ahlam sur l’affaire de la famille Sedrati .Voilà un dossier de l’affaire qui pourra vous aider lors de votre enquête.
Ce dernier exécuta un salut militaire et sortit en tenant le dossier sous son bras.
_ Vous, inspecteur Mellassi, vous avez sûrement entendu parler de la salle des fêtes sise au quartier Almassira ! Et bien, votre travail consiste à vous assurer que la cérémonie de mariage de la fille de Driss Hamdi s’est bien déroulée. Vous notez tout ce qui s’est passé durant cette nuit .Bien entendu, vous questionnez tout le personnel sur tout ce qui se rapporte à cette fête : le nombre des invités, le comportement des mariés, des incidents qui pourraient avoir eu lieu ; enfin, ne laissez rien au hasard.
Allez, bonne chance !
L’inspecteur Halabi intervint à son tour :
_ vous, sergent Diloui, vous allez à la villa de Hicham Elouafi, vous allez poser des questions à ses voisins pour savoir qui lui rendait visite et surtout qui habitait avec lui. N’oubliez pas d’interroger l’épicier et le boulanger du coin ; ce deux là peuvent nous être d’une grande utilité.
Et bien entendu, n’oubliez pas de poser des questions simples et discrètes aux enfants du quartier, mais surtout sans éveiller leur attention au meurtre.
Je vous souhaite bonne chance mon ami !
Halabi se retourna vers son collègue :

 

Quand à toi Rachid, tu vas directement à la banque pour interroger monsieur Sedrati .Pose-lui toutes les questions qui peuvent nous aider dans notre enquête ; mais surtout évite de lui parler du visiteur .Enfin, essaie d’éclaircir certains de ses propos qui ne concordaient pas avec ceux de la bonne
Rachid s’apprêtait à quitter les lieux, quand Halabi le héla de nouveau :
_ Ah, je viens de me rappeler une chose : n’oublie pas d’aller voir Elmiloud des archives : montre –lui la photo de la bonne et celle de Hicham Elouafi pour les comparer aux clichés des suspects et les clients de la maison !
_ Et toi, ironisa l’inspecteur Slaoui, qu’est-ce que tu vas faire ?
Halabi sourit :
_ Beaucoup de choses mon vieux, beaucoup de choses. D’abord, je vais envoyer deux équipes du labo pour différentes expertises : l’une chez Sedrati et l’autre chez Elouafi.
Ensuite, je vais assister à la déposition de Hayat Benhoud. Bien entendu, je vais lui poser quelques questions au sujet de sa maitresse et corriger certains de ses propos. Juste après, je vais à la morgue pour récupérer le rapport d’autopsie du premier meurtre et pourquoi pas celui du second assassinat ?
Enfin, je ferai un compte rendu au commissaire.
Soudain, le téléphone se mit à vriller. Rachid décrocha
_ Allo …D’accord ! Faites-la entrer et commencez par noter toutes les informations concernant son identité .Dans cinq minutes, l’inspecteur Halabi vous rejoindra
Puis à son collègue :
_ La bonne vient d’arriver ; à toi de la cuisiner
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 00:14

Episode VII : du pain sur la planche

 

 

 


 

Le lendemain matin à huit heures au commissariat central, les deux inspecteurs convoquèrent leurs subordonnés.

_ Messieurs, entama l’inspecteur la réunion, nous avons du pain sur la planche …Beaucoup de pain, croyez-moi !

Après un court silence, il poursuivit :

_ On a deux meurtres sur les bras .Heureusement pour nous, il y a un certain lien entre eux .Il se trouve que le visiteur qui a rendu visite à madame Sedrati est celui qu’on a trouvé assassiné il y a quelques heures .Certes , on a perdu un fil important dans le premier meurtre , mais cela pourra nous être très utile pour découvrir qui est derrière dans tout ça.

Bon, voilà ce qu’on va faire, messieurs : chacun de nous aura une tache précise et rendez-vous ce soir ici .Disons entre 6 heures et 6 heures trente minutes.

Tout le personnel consentit avec un hochement de tête.

C’était à présent à l’inspecteur Slaoui d’intervenir :

_ Brigadier Hazim, vous allez à cette adresse : immeuble Saada, appartement 13 au deuxième étage .Vous interrogez un certain Driss Hamdi et sa fille Ahlam sur l’affaire de la famille Sedrati .Voilà un dossier de l’affaire qui pourra vous aider lors de votre enquête.

Ce dernier exécuta un salut militaire et sortit en tenant le dossier sous son bras.

_ Vous, inspecteur Mellassi, vous avez sûrement entendu parler de la salle des fêtes sise au quartier Almassira ! Et bien, votre travail consiste à vous assurer que la cérémonie de mariage de la fille de Driss  Hamdi s’est bien déroulée. Vous notez tout ce qui s’est passé durant cette nuit .Bien entendu, vous questionnez tout le personnel sur tout ce qui se  rapporte à cette fête : le nombre des invités, le comportement des mariés, des incidents qui pourraient avoir eu lieu ; enfin, ne laissez rien au hasard.

Allez, bonne chance !

L’inspecteur Halabi intervint à son tour :

_ vous, sergent Diloui, vous allez à la villa de Hicham Elouafi, vous allez poser des questions  à ses voisins pour savoir qui lui rendait  visite et surtout qui habitait avec lui. N’oubliez pas d’interroger l’épicier et le boulanger du coin ; ce deux là peuvent nous être d’une grande utilité.

Et bien entendu, n’oubliez pas de poser des questions simples et discrètes aux enfants du quartier, mais surtout sans éveiller leur attention au meurtre.  

Je vous souhaite bonne chance mon ami !

Halabi se retourna vers son collègue :

_ Quand à toi Rachid, tu vas directement à la banque pour interroger monsieur Sedrati .Pose-lui toutes les questions qui peuvent nous aider dans notre enquête ; mais surtout évite de lui parler du visiteur .Enfin, essaie d’éclaircir certains de ses propos qui ne concordaient pas avec ceux de la bonne

Rachid s’apprêtait à quitter les lieux, quand Halabi le héla de nouveau :

_ Ah, je viens de me rappeler une chose : n’oublie pas d’aller voir Elmiloud des archives : montre –lui la photo de la bonne et celle de Hicham Elouafi pour les comparer aux clichés des suspects et les clients de la maison !

_ Et toi, ironisa l’inspecteur Slaoui, qu’est-ce que tu vas faire ?

Halabi sourit :

_ Beaucoup de choses mon vieux, beaucoup de choses. D’abord, je vais envoyer deux équipes du labo pour différentes expertises : l’une chez Sedrati et l’autre chez Elouafi.

Ensuite, je vais assister à la déposition de Hayat Benhoud. Bien entendu, je vais lui poser quelques questions au sujet de sa maitresse et corriger certains de ses propos. Juste après, je vais à la morgue pour récupérer le rapport d’autopsie du premier meurtre et pourquoi pas celui du second assassinat ?

Enfin, je ferai un compte rendu au commissaire.

Soudain, le téléphone se mit à vriller. Rachid décrocha

_ Allo ….D’accord ! Faites-la entrer et commencez par noter toutes les informations concernant son identité .Dans cinq minutes, l’inspecteur Halabi vous rejoindra

Puis à son collègue :

_ La bonne vient d’arriver ; à toi de la cuisiner !       

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 18:12



Episode VI : un nouveau meurtre sur les bras




Arrivé près de la villa, l’inspecteur Halabi constata qu’il y avait un grand attroupement de badauds. Il était obligé de se frayer un chemin pour pénétrer à l’intérieur. Heureusement pour lui : dans le jardin de la demeure, il n’y avait que les policiers et les hommes de l’autorité. En jetant un regard circulaire, il crut apercevoir l’une de ses connaissances. En effet, un homme habillé d’un imperméable si froissé qu’il ressemblait à l’inspecteur Colombo, vint vers sa direction. Ce dernier le héla amicalement :
_ « Vous êtes encore debout à cette heure là !
_ Tant que ceux qui nous pourrissent la vie rodent toujours dans les rues, rétorqua-t-il du tac au tac.
Et d’ajouter :
_ « Et vous, est-ce que vous souffrez d’insomnie ?
_ Pas du tout .D’ailleurs, j’étais au lit quand on m’a appelé pour m’annoncer ce meurtre.
Halabi lui serra la main et dit :
_ Quoiqu’il en soit c’est une heureuse occasion pour te revoir mon cher Abderrahim.
Puis : Tu veux bien éclairer ma lanterne et me donner un petit aperçu ? Comme je te connais : tu n’as pas manqué de faire tes premières constatations auprès du corps.
_ Bien sûr, répondit-il en haussant ses épaules pour faire savoir à son collègue que c’était un travail de débutant.
_ Voilà, ajouta-t-il, l’homme assassiné s’appelle Hicham Elouafi ; d’après sa pièce d’identité, c’est un agent immobilier .Age : environs quarante ans .Il n’est pas marié, sinon, il vit en solitaire.
_ Qu’est-ce qui vous le fait penser ?
_ L’appel qu’on a reçu vient de la maison .On suppose qu’il y avait quelqu’un avec lui au moment de l’assassinat.
_ C’est sûrement son meurtrier.
_ C’est probable, pensa l’inspecteur Abderrahim
_ En tout cas, fit remarquer Halabi, celui qui a téléphoné tient à ce que l’affaire du meurtre doit être dévoilée le plus tôt possible.
_ Alors à qui profite le crime ? S’interrogea le sosie de Colombo.
L’inspecteur Halabi réfléchit longuement et soupira avant de dire :
_ Malheureusement le seul qui puisse te répondre a déjà quitté les lieux.
_ Ne t’en fais pas : on le trouvera...tôt ou tard !
_ Tu as raison ! Bon, montons pour voir ça de plus près.
Ils s’apprêtaient à entrer dans le hall quand, ils aperçurent le médecin légiste en compagnie des hommes du laboratoire scientifique venir vers leur direction :
_ Ah, vous êtes là, lança le spécialiste des cadavres humains.
_ Comme vous mon cher !
Et d’ajouter :
_ Là ou il y a de la viande froide, j’y suis aussi.
A part ça, toubib, dites-moi ce que vous a raconté Hicham Elouafi !
Le médecin s’humecta le gosier de quelques toussotements ; puis il dévisagea l’assemblée.
_ D’accord, toubib, on attend avec impatience vos étonnantes révélations, ironisa l’inspecteur Abderrahim
Celui –ci le foudroya d’un regard qui ferait fuir un somnambule .Cependant, sur ses lèvres se dessinait un sourire narquois :
_ Eh bien, messieurs -dame, ce Hicham vient d’être poignardé dans le dos ; sa mort remonte à environs une heure .D’après son haleine, il a bu une grande quantité d’alcool et il a mangé un sandwich qui sent l’ail.
Et de conclure :
_ C’est tout pour le moment .Demain, avant midi, vous aurez le rapport complet d’autopsie de ce meurtre.
_ Dites-moi, docteur, intervint l’inspecteur Halabi .Et pour ce qui est de l’assassinat de madame Sedrati ?
_ Quelle femme ? Ah, oui : je m’en souviens.
Votre rapport sera prêt vers dix heures du matin .D’ailleurs, je vais retourner au labo pour terminer certaines expertises sur le cadavre.
Puis, il fit signe aux ambulanciers pour mettre le corps dans l’ambulance.
_ Attendez, s’il vous plait, juste une petite minute !
L’inspecteur Aïssam s’approcha du défunt et le découvrit.
Sur ce, il l’examina de plus près. Aussitôt, il sursauta :
_ Mais, c’est le visiteur de madame Sedrati !
Le médecin légiste accourut vers lui :
_ Comment le savez-vous ?
L’inspecteur Halabi jaillit de sa poche le morceau d’étoffe et le compara au costume de l’infortuné :
_ Regardez c’est le même tissu ; d’ailleurs, ça concorde avec cette partie de la poche.
_ En effet, approuva l’inspecteur Abderrahim .Alors, on dirait que ça se complique, non ?
Le médecin légiste haussa ses épaules :
_ Ce sont vos oignons, pas les miens ! lança-t-il en les quittant.
Aussitôt, l’ambulance quitta les lieux, sirènes toutes déclenchées et les hommes du labo montèrent à leur tour dans la fourgonnette qui était à quelques pas d’eux.
L’inspecteur Abderrahim ordonna à ses subordonnés de faire disperser l’attroupement des badauds .Aussitôt, on entendit ces derniers tonner à vive voix :
_ Allez, mesdames et messieurs, retournez vous coucher ! Il n’y a plus rien à voir.
Soudain, l’inspecteur Salhi accourut vers la fourgonnette .Il donna quelques coups sur la vitre pour éveiller l’attention du médecin .Celui-ci fit baisser la vitre juste quelques centimètres et apostropha son interlocuteur :
_ Qu’est-ce qu’il y a encore ? On dirait que vous venez de vous rappeler d’un détail important.
_ En effet, toubib .Tout à l’heure au début de votre conversation avec nous, vous avez dit messieurs et dame. Or, je n’ai vu aucune femme avec nous.
_ C’est vrai, s’étonna le chirurgien des morts
Et d’ajouter :
_ Et pourtant, j’avais l’impression qu’il y en avait une qui se comportait en vrai femmelette.
Puis la vitre fut à nouveau relevée.
C’était une judicieuse initiative du médecin ; parce que notre inspecteur s’enragea aussitôt et ne manqua pas d’insulter son interlocuteur par tous les noms connus et aussi ceux non répertoriés dans les dictionnaires.
_ Du calme mon doux poulet, l’amadoua amicalement l’inspecteur Halabi.
A part les macchabées et la viande froide, le médecin légiste ne peut dire que des sottises.
Allez, mon vieux, va te reposer ces quelques heures ; demain, une rude journée nous attend.
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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 23:46


Episode V : premier bilan



Dans la voiture de l’inspecteur Halabi, la discussion sur le dernier assassinat reprit son cours :
_ « Alors mon vieux, as –tu réussi à lui tirer quelques vers du nez ?
Aïssam se contenta de hocher la tête ; puis, il répliqua :
_ A vrai dire oui et non !
Après un court silence, il ajouta :
_ Cette bonne n’a pas la conscience tranquille. Je doute bien qu’elle nous ait dit toute la vérité.
_ Figure-toi que moi aussi, j’ai le même pressentiment; en plus elle m’est antipathique.
_ Tu sais ce que tu vas faire ? Va voir Elmiloud aux archives si des fois elle est cliente chez lui.
_ Bonne idée, approuva Rachid
_ Quant à moi, dès le matin, je vais à la morgue pour récupérer le rapport d’autopsie
Sur ce, il lui donna un bref aperçu de son entretien avec la femme de ménage. L’inspecteur Slaoui secoua négativement sa tête :
_ « mon cher, il y a une certaine contradiction entre ses dires et ceux de monsieur Sedrati.
_ Par exemple, invita l’inspecteur Halabi son interlocuteur.
_ Par exemple : monsieur Halabi dit qu’après être rentré chez lui, sa femme et sa fille étaient encore dehors. Bien entendu, il n’a pas évoqué la présence de la servante. Demain, je vais éclaircir ce point avec lui.
La bonne affirme qu’elle a passé tout l’après midi avec la fillette et que madame était rentrée toute seule.
Lequel des deux est dans le vrai ?
_ Pour trancher à cela, on n’a qu’à poser la question à Nisrine.
_ Tu rigoles ! Ce n’est qu’une fillette de 5 ans : elle n’a pas la notion du temps.
_ Ne t’en fais pas, le rassura Aïssam, j’aurai la réponse …et de la fillette !
A propos, tu ne m’as rien dit de tes dernières investigations
_ Oh, pardon ! Ou avais-je la tête ?
Mais, bien sûr, j’ai quelque chose d’intéressant à te montrer
Et de tirer de sa poche un petit morceau d’étoffe :
_ On dirait du tissu de costume !
_ En effet, approuva Rachid, et il appartient sûrement à cet escaladeur de balcon. A part ça, qu’as –tu déniché ?
_ Oh, quelques traces d’empreintes de pas .Il faut envoyer une équipe pour scruter et analyser tout le terrain pour récupérer des indices.
_ D’accord, demain, une équipe du labo judiciaire fera tout le nécessaire.
A présent, je te dépose chez toi .Comme tu vois il est presque minuit et à part les chats nous sommes les seuls à encore errer dans les rues.
_ Bonne nuit, mon vieux
L’inspecteur Slaoui se dirigea vers un vieil immeuble mal éclairé et disparut aussitôt dans l’obscurité.
L’inspecteur n’avait pas sommeil .Aussi, il décida de faire un tour au commissariat.
Quand il arriva, le grand bâtiment paraissait presque désert. Cependant, deux policiers étaient en faction devant le portail.
L’un deux l’interpela tout en exécutant un salut militaire :
_ Bonsoir inspecteur Halabi .Un nouveau meurtre vient d’être signalé, il y a quelques instants .Toute la patrouille est partie .On vous attend là-bas.
_ Bon, donnez-moi l’adresse !
Avant de quitter les lieux, l’inspecteur montra du doigt une fenêtre du troisième étage encore éclairée :
_ « Qui est encore debout à cette heure là ?
Les deux policiers se regardèrent et explosèrent de rire. Puis, le plus âgé d’eux dit :
_ Sauf votre respect inspecteur, c’est une scène à mourir de rire.
_ Comment cela, s’inquiéta Halabi
Le second policier qui n’avait pas pipé mot expliqua :
_ On vient de mettre la main sur un voleur .Après plusieurs heures d’interrogatoire, ce voleur ne veut rien avouer .Plus tard, on se rend compte qu’il est muet et sourd ; bien entendu, le brigadier Hamdane ne l’entend pas de cette oreille .Alors, il nous a dit qu’il fera tout pour lui faire cracher le morceau…
Soudain, quelqu’un apparut de la fenêtre éclairée et cria tout haut :
_ Il vient d’avouer ses méfaits, j’ai réussi, j’ai réussi !
Et il partit d’un rire de victoire et de triomphe.
L’inspecteur dévisagea les deux rieurs :
_ Vous voyez : rira bien qui rira le dernier !
Et il les quitta .Les deux flics se regardaient d’un air mi-figue mi-raisin :
_ Est-ce une déclaration orale ou écrite ?
L’inspecteur n’avait pas le temps d’entendre la réponse. Aussitôt, sa voiture partit en trombe au risque d’écraser un chat de gouttière.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 14:55



Episode IV : les déclarations de la bonne




Quelques instants après, l’inspecteur rejoignit son collègue. Il trouva celui –ci entrain de feuilleter un vieux bouquin. Aussitôt, il l’interpela :
_ « Toi, tu ne perds pas ton temps !
Et d’ajouter :
_ Espérons que tu trouveras dans ce livre le nom de l’assassin de madame Sedrati.
L’inspecteur Halabi releva sa tête :
_ Pas de sarcasme, s’il te plait ! Ce livre est très intéressant et je vais même l’emprunter pour quelques jours .
_ Ah, bon ! s’exclama Rachid
_ Tu vois, reprit le bouquineur, je viens de lire quatre pages de cette histoire que je suis absorbé par ses événements. Chose surprenante, elle s’intitule : la femme mystérieuse.
L’arrivée de la servante mit fin à cette discussion .Cette dernière entra dans le salon un plateau à la main qu’elle déposa sur la table en face de l’inspecteur Halabi.
L’inspecteur Slaoui sortit de sa poche une torche électrique :
_ « Je vais jeter un coup d’œil dans le jardin et juste derrière le balcon pour relever des traces.
_ Vas-y, mon vieux ; pendant ce temps je vais savourer les deux sandwichs.
Sur ce, il en mordit un grand morceau sous l’œil inquisiteur de la bonne.
_ Puis-je me retirer, balbutia-t-elle
_ Non, restez encore un moment .Je voudrais vous poser quelque questions.
Mais, asseyez-vous donc !
L’inspecteur entama son second sandwich en le coupant en deux parties ; puis, il en tendit l’un à la servante :
_ Vous en voulez un morceau ?
_ Non, merci .
_ Excusez-moi, mais depuis midi, je n’ai rien mangé .
Bon, ce ne sont pas vos oignons !
Mais, dites-moi, ça sent l’ail, non ?
Celle-ci approuva par un hochement de tête.
Bientôt, les assiettes ne contenaient pas une seule miette ; quant aux verres, pas de traces de goutte !
_ Voilà un nettoyage sec et efficace, conclut-il.
Aussitôt, Halabi ouvrit son calepin et dit d’un air sérieux :
_ S’il vous plait, nom, prénom et âge ?
_ Hayat Benhoud, vingt six ans.
_ Depuis quand êtes vous au service de la famille Sedrati ?
_ Bientôt six ans.
Tout en notant ces différentes informations, l’inspecteur s’approcha de la servante :
_ Donc, vous avez assisté à la naissance de la petite Nisrine.
_ Oui. Quand on m’a engagé, madame était enceinte en son sixième mois.
_ Bien entendu, vous vous occupiez du ménage.
_ Non, pas du tout ! Rectifia-t-elle.
_ Ah, bon !
_ A vrai dire, j’accompagnais madame lors de ses déplacements, soit pour faire des courses ou aller à la clinique.
Après un bref silence, l’inspecteur reprit :
_ Est-ce que vous connaissez Nihad Sedrati ?
_ Non, mais monsieur et madame l’évoquent à tout moment.
_ Comment cela ?
_ Des fois monsieur Sedrati fait des reproches à sa femme et lui dit : c’est par ta faute que notre fille est morte
_ Que répond Siham ?…pardon, madame Sedrati ?
_ Elle pleure et monte en courant dans sa chambre
_ Et Nisrine, est ce qu’elle est au courant qu’elle avait une sœur ?
_ Non, je ne pense pas ; d’ailleurs, ils évitent de parler de cela devant leur fille.
_ Bon, mademoiselle Hayat, racontez-moi ce que vous avez fait jusqu’à la découverte du corps de votre employeuse !
_ J’ai passé tout l’après midi en compagnie de Nisrine .Vers six heures, monsieur est rentré et il m’a demandé de lui préparer sa tasse de thé habituelle. Pendant que j’étais à la cuisine, le téléphone a sonné .J’ai voulu répondre, mais monsieur a décroché l’appareil le premier.
_ De qui venait l’appel ?
_ De madame Sedrati.
_ Comment le savez-vous ?
_ Il lui a dit : prends ton temps ma chérie ; je ne vais sortir nulle part.
Puis, il a raccroché.
_ Alors ? Encouragea l’inspecteur son interlocutrice, qu’est-ce qui s’est passé après ?
_ Madame est rentrée tenant à la main un grand paquet .
_ Quelle heure était-il ?
_ Huit heures moins le quart.
_ Alors !
_ Alors madame a dit à monsieur qu’ils sont invités au mariage de la fille de son oncle.
_ Quelle a été la réaction de monsieur ?
_ Monsieur était content, mais…
_ …il lui a reproché de ne lui avoir pas donné le temps pour acheter un cadeau à la mariée.
_ C’est cela, approuva la bonne.
_ Continuez !
Hayat lui fit savoir qu’elle est allée s’occuper de Nisrine : lui donner à manger et la faire dormir.
Un moment, monsieur Sedrati lui demanda de monter voir madame.
Quand elle a ouvert la porte de la chambre, elle a trouvé madame étendue sur le sol .Alors, elle ne pourrait rien dire de plus car elle venait de perdre connaissance.
_ Dites-moi Hayat, vous êtes entrée dans la chambre, n’est-ce pas ?
_ Euh, oui, articula-t-elle un peu gênée.
_ C’est étrange tout de même .Monsieur Sedrati affirme vous avoir trouvé sur le seuil de la porte.
_ Ce qui prouve, lança l’inspecteur Rachid en faisant son entrée au salon, que Mademoiselle ment comme elle respire.
_ Comment osez-vous, gronda-t-elle.
_ D’accord, amadoua l’inspecteur Halabi l’enragée, expliquez-vous !
_ Je vous jure que je suis rentrée dans la chambre ; puis, soudain, je ne me souviens de plus rien.
_ Avez-vous reçu un coup sur la tête ?
Celle-ci palpa son corps et s’exclama :
_ J’ai une bosse sur le crâne que je n’avais pas remarqué auparavant.
_ Donc, conclut l’inspecteur Slaoui, le bonhomme qui se cachait derrière la porte lui a assené un seul coup ; puis, il l’a transportée au seuil de la porte.
J’avoue que c’est un comportement assez étrange.
_ Bon, intervint l’inspecteur, ce sera tout pour le moment. Demain, on vous attendra au commissariat pour faire votre déclaration écrite et la signer.
Bonne nuit Hayat !
Allez, Rachid, nous aussi, on a intérêt à quitter les lieux.
_ Ok, approuva Rachid ; mais n’oublie pas de prendre ton livre !
_ Merci, mon vieux. »
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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 14:53


Episode III : les déclarations de monsieur Sedrati




Tout en buvant sa tasse de café, monsieur Sedrati fit ses premières déclarations :
_ « Je suis rentré chez moi vers six heures du soir. Juste quelques minutes après, ma femme accompagnée de notre fille Nisrine rentrent à leur tour. C’est alors que Siham me dit que nous sommes invités à une cérémonie de mariage de la fille de son oncle.
L’inspecteur Rachid Slaoui l’interrompit net :
_ « S’il vous plait, monsieur Sedrati, donnez-nous le nom complet de la mariée, ainsi que son adresse et le lieu de la cérémonie
Le propriétaire de la maison récita sans équivoque :
_ « La cousine de mon épouse s’appelle : Ahlam Hamdi ; son adresse : immeuble Saada, appartement 13 au deuxième étage. Pour la cérémonie, elle devra avoir lieu dans la salle des fêtes du quartier Almassira.
L’inspecteur prit note de ces informations. Puis :
_ « Dites-moi monsieur Sedrati, comment sont les rapports entre vous et votre femme ?
_ Nous nous entendons bien ma femme et moi .C’est vrai qu’il arrive qu’on se dispute comme tous les ménages, mais rien d’important qui incite à garder des rancunes.
_ « Donc, reprit l’inspecteur Halabi, votre épouse vous fait part du mariage de sa cousine .En ce moment là, quelle a été votre réaction ?
_ « Vous imaginez bien que j’allais refuser. Non, messieurs, vous vous trompez : Ahlam, je la connais depuis ses premiers bancs de l’école et c’est une grande joie sans limite de la voir mariée
L’inspecteur Rachid intervint à son tour :
_ « Depuis quand êtes-vous mariés ?
_ Dans une semaine nous fêterons nos dix années de mariage.
Cela ne fit qu’étonner l’inspecteur Halabi :
_ Dix ans ! Moi je vous aurais donné cinq bonnes années ou six à la rigueur
_ Ah, vous faites allusion à ma fille Nisrine
_ Oui, approuva-t-il .C’est votre seule fille unique ; n’est-ce pas ?
_ Non, j’avais une autre fille Nihad, morte subitement dans un accident de route lors d’une excursion organisée par son école.
_ Navré de vous faire revivre le décès de votre pupille.
_ Non, non …..D’ailleurs, j’ai toujours pensé à elle.
Tenez, ajouta-t-il, demain, elle aurait eu ses neuf ans.
Après quelques instants laissés à monsieur Sedrati pour évoquer les souvenirs de sa fille, il reprit tout en essuyant quelques gouttes de larmes :
_ J’ai aussitôt dit à Siham : pour une bonne nouvelle, c’en est vraiment une !
Cependant, je n’ai pas manqué de lui reprocher : et le cadeau ? Comment allons-nous faire ? Tu vois bien qu’il est presque huit heures du soir !
Pas de soucis à se faire m’a-t-elle répondu en souriant, le voilà !
Et de me montrer un grand paquet enveloppé dans du papier en fleur.
Tant mieux, j’ai conclu.
Avant de monter dans sa chambre, ma femme me dit que nous devons laisser Nisrine à la maison et puisqu’il y a la bonne, elle va veiller sur elle
Puis, elle est montée pour prendre une douche et se changer.
Normalement, on devait sortir vers dix heures.
_ Alors, intervint l’inspecteur, pendant l’absence de votre femme, qu’est-ce que vous avez fait ?
_ J’ai d’abord mangé un sandwich que j’ai préparé à la cuisine ; puis, j’ai regardé la télé un certain temps .Comme Siham a un peu tardé pour descendre, j’ai envoyé notre bonne servante Hayat pour la chercher
Tout à coup, j’ai entendu un cri.
_ Quel cri ?
_ un cri presque inaudible et indescriptible .Alors, j’ai monté rapidement les escaliers .Sur le seuil de la porte, Hayat est étendue sur le sol et à l’intérieur mon épouse est dans la même position
_ J’espère que vous n’avez touché à rien, avertit l’inspecteur Halabi
_ Soyez-sans crainte ; je me suis contenté de regarder
Et d’ajouter :
_ Il y a un détail qui va vous intéresser : quand je suis entré dans la chambre, les volets de la fenêtre sont grands ouverts et derrière le rideau, j’ai aperçu une forme humaine.
Monsieur Sedrati leur donna un petit compte rendu de ce qui était arrivé et conclut :
_ Je crois qu’il s’est blessé en tombant.
Tout en notant ces déclarations, l’inspecteur Rachid Slaoui lança :
_ Dites-moi monsieur Sedrati, soupçonnez-vous quelqu’un ?
_ Avez-vous des ennemis ? Ajouta l’inspecteur Aïssam Halabi
_ Non, pas du tout : je ne soupçonne personne et je ne crois pas avoir des ennemis .J’ai toujours été quelqu’un de pacifiste.
_ C’est bon, consentit l’inspecteur Halabi.
Et d’ajouter :
_ Une dernière chose qu’on a omis de vous poser : votre profession ?
_ Je suis directeur d’une banque.
_ D’accord monsieur le directeur .Ce sera tout pour l’instant. Demain, l’inspecteur Rachid vous posera des questions au sujet de votre épouse .Allez vous coucher ; on voit bien que vous allez vous écrouler d’un moment à l’autre.
_ C’est vrai, avoua-t-il.
Puis, il monta les escaliers à petits pas tout en se maintenant par la barre de fer.
Les deux inspecteurs le regardèrent un instant :
_ Tu crois que c’est lui l’assassin de sa femme, ironisa Rachid
Halabi tapa sur l’épaule de son collègue :
_ Tu plaisantes, celui-là est incapable de tuer une mouche.
Non, non ! Il est loin d’être l’assassin que nous cherchons.
Puis à son ami :
_ Va nous chercher cette bonne !
_ Mais, elle est sûrement au lit !
_ Détrompe-toi : toutes les bonnes écoutent aux portes .Elle est sûrement dans la cuisine .N’oublie pas de lui demander de nous préparer deux sandwichs ; moi j’ai une faim de loup.
_ Non, merci, je n’ai pas d’appétit.
_ Alors, tant mieux pour moi. »

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 11:47

 

Episode II : l’arrivée des inspecteurs

 

 


 

Vingt minutes plus tard, une voiture de police et une fourgonnette s’arrêtèrent devant le domicile de la famille Sedrati. Ce dernier était sur le seuil de la porte à les attendre .Aussitôt, deux hommes  vêtus d’imperméables s’approchèrent de lui :

_ «  Monsieur Sedrati, je présume. »

Le propriétaire de la maison hocha de la tête et se contenta de leur montrer le chemin :

_ «  Par ici s’il vous plait, les invita-t-il. »

Arrivés près du corps étendu par terre, l’inspecteur Halabi demanda au médecin légiste de  pratiquer les diagnostics préliminaires.

Celui-ci ne se le fit pas dire deux fois .A peine quelques manipulations exécutées qu’il prononça sans ambages :

_ «  Messieurs, cette femme est morte suite à une strangulation .La mort date à peine de deux heures .Pas de trace de violence, ni d’abus sexuelle. D’après son regard, elle connaît son meurtrier.

_ Merci, toubib. »

Aussitôt,  un photographe prit plusieurs clichés de la défunte sous différents angles, tandis que deux autres munis de gants,  relevèrent les différentes empreintes dans toute la pièce. L’inspecteur Halabi les laissa faire, chacun son boulot, un certain temps.

Puis à son collègue :

_ « Rachid, tu veux bien y jeter un coup d’œil et nous relever tes premières constatations ?

_ D’accord, approuva ce dernier.

Aussitôt, il se pencha sur la victime .Il tâta son pouls, ses mains et ses cheveux .Puis, de sa main, il effleura ses joues et ses oreilles .Ensuite, assembla ses doigts et se mit en devoir de les serrer un par un .Enfin, il se releva et dit tout simplement :

_ «  j’ai fini !

_ Ce n’est pas vrai ! S’exclama son collègue.

_ Je peux même te donner un aperçu de ce qui s’était passé, ajouta le chercheur diplômé.

Sur ce, il montra la joue droite de la victime :

_ Cette femme était entrain de s’habiller  quand elle a reçu la visite de son agresseur .Celui-ci  a sûrement l’habitude de lui rendre visite .Donc, il a escaladé le balcon et il a donné des petits coups sur la vitre de la fenêtre .Comme, elle le connaît, madame Sedrati s’est empressée de lui ouvrir et le faire entrer dans la pièce .J’imagine que c’est un intime. Regarde, il vient de l’embrasser là en la mordant légèrement.

Je crois qu’il avait l’intention de la tuer .Aussi, tout en la serrant à lui, il lui entoura l’écharpe autour de son cou et l’étrangla de toutes ses forces.

L’inspecteur Halabi secoua négativement sa tête :

_ «  Non, cela me parait improbable !

_ En tout cas, ajouta-t-il, ce ne sont que des suppositions. Attendons le rapport de l’autopsie.

Puisse se  retournant vers les ambulanciers :

_ «  Messieurs, emmenez ce corps à la morgue.

Quant à vous monsieur Sedrati,  racontez-nous ce que vous avez fait jusqu’à votre découverte du corps de votre épouse !

Monsieur Sedrati semblait  médusé .Aussi, quand l’inspecteur le toucha à l’épaule, il sursauta :

_ «  Excusez-moi, balbutia-t-il, je  ne me sens pas bien.

_ Venez au salon pour parler à tête reposée.

Puis, il interpela la bonne :

 _ Préparez un bon café noir pour monsieur ; il en a vraiment besoin.

_ Et pour vous messieurs ?

_ Non, rien merci

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