Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 00:52


Episode I : la fête et l’inconnu

Dans la demeure de Boudhab, il y avait une grande réception en l'honneur des amis et des connaissances de la famille. En fait, on fêtait dix années de mariage. Aussi, on est venu pour présenter les meilleurs vœux au couple. Ce dernier, bras dessous et bras dessus, allait de table en table en souhaitant la bienvenue aux uns et remerciant les autres .Tandis que des chuchotements d'admiration et peut-être bien de jalousie marquaient leur passage.
Les amis de monsieur Boudhab étaient nombreux et la plupart étaient des célébrités. Il y avait le professeur Mahraz connus par ses nombreuses recherches et ses inventions dans le domaine de l'agriculture notamment la pomme de mer et le chou-rose .Etait présent aussi, le médecin Fanidi spécialiste dans tous les voies entre autres : urinaires, sanguinaires, publiques et secondaires…sans pourtant oublier la voie lactée et la voie orale. Cependant, son seul vrai exploit : la guérison d'une brebis galeuse en la transformant agneau doux.

Le monde de la littérature était aussi présent : Abou Kassid , le célèbre poète connu par ses mille vers, Tartari , l'écrivain et le romancier dont les œuvres ont été traduites dans toutes les langues y compris l'espéranto et le yiddish, le grand chroniqueur Lafhamat qui abordait tous les sujets sans pourtant atteindre la marge d’ un seul .
Les acteurs ne manquaient pas.Aussi, on remarqua la présence de l’acteur Français John Aimard, le Chinois Jess Wi Ching Wa ,l’Egyptienne Amal Hayaty , l’Américain Brave Type , la Sénégalaise Mamati et bien entendu le talentueux marocain Taleb Maachou.

Dans le monde artistique : la belle chanteuse Kachira connue par sa chanson romantique avis de recherche à vie dans laquelle elle disait
Je te cherche
tu te caches
viens vite !
Sinon, je me fâche
Grâce à cette chanson, elle a eu l'oscar de l'année et deux lascars aux trousses.

Il y avait le célèbre prestidigitateur à la main souple. Actuellement, il est l’assistant d’un dentiste, pour ne pas dire : arracheur de dents.
Pour finir, la célèbre voyante qui prétend voit tout .D'ailleurs dès que vous lui parlez, elle vous dit : je vois, je vois

Chose surprenante, l'inspecteur Boukal était parmi les convives. Il n'était pas en mission ; mais il se trouve que sa femme est la cousine de madame Boudhab et comme elle était un cordon bleu de la cuisine marocaine, on n'avait pensé que son aide ne serait pas de refus. D’ailleurs, elle avait préparé presque tous les plats de la fête , exceptes ceux qui contenaient du sucre ou du sel. Pour vous dire combien sa présence était nécessaire
Donc tout se déroulait bien et à merveille. Ah, j''ai oublié de vous dire qu'on se trouvé dans le superbe jardin de la villa et qu'il y avait à peu près une vingtaine de tables couvertes par des parasols excentriques; ce qui donnait à l'endroit une atmosphère de carnaval.
On était heureux comme un bébé. Aussi, on s'amusait comme des fous, on riait comme des bossus, on mangeait comme des affamés et on buvait comme des trous.

Madame Boudhab était vraiment ravissante ce jour. Elle s'était habillée comme une reine .Avec sa taille de guêpe, elle donnait l'impression à son entourage qu'elle était loin d'avoir ses trente ans. Elle se déplaçait d'un pas souple et léger entre les convives, tout comme un papillon d’une rose à l’autre .Vraiment, elle était l'héroïne de la fête
Son mari, lui était quelqu’un qu'on voudrait bien avoir son poids s'il était en or. Il avait mis son costume à rayures qui lui donnait l'impression d'un zèbre femelle enceinte de dix mois. Cependant, il se déplaçait comme un taureau .Heureusement que sa demie le maintenait en laisse, sinon il aurait bien fait des malheurs .Non, rassurez-vous:il n'avait pas bu d'alcool ; mais le Malheureux a sifflé par ignorance, voire insouciance une bouteille de sirop .Notez qu'il était enrhumé et son médecin traitant lui avait prescrit deux cuillerées trois fois par jour; et lui intelligent comme il était il avait pensé prendre les trois doses en un seul coup. Comme ça, son seul souci serait l'accueil de ses invités. Alors, il a vidé le contenu d'un seul trait .Quand sa femme l'avait trouvé, il était entrain de fou de rire. Bien entendu, il était trop tard pour l'emmener aux urgences et puis les invités étaient déjà dans la demeure.
L'épouse dévouée lui a fait boire du café noir .Ainsi, le débauché s'est à moitié dessaoulé.
Hormis ce cas d'ivresse accidentelle, monsieur Boudhab était un riche homme d'affaires ; quelqu'un de sérieux, de serviable et de brave. Malgré sa corpulence, il était aussi doux qu'un agneau et ne tuait pas une mouche même si elle mettait ses pattes dans son assiette. Tout simplement, il l'écrasait entre deux bouchées de pain sans s’apercevoir de sa présence.
A un moment, une des servantes s'approcha du couple et chuchota à l'oreille de madame qu'un vieil homme demandait à la voir. Celle-ci par un geste lui fit savoir de dire à l'intrus que c'était à lui de se faire voir ailleurs. La servante obtempéra, mais revint aussitôt :
_ Qu'est-ce qu'il y a encore? Tu ne vois pas que je suis occupée
_ Mais madame, le monsieur insiste pour vous parler
Madame Boudhab réfléchit quelques secondes. Puis :
_ A -t-il dit son nom ?
_ Oui madame; il s'appelle Maazouz

_ Ce nom ne me dit rien qui vaille
Bon , dis-lui que j'arrive !
Pendant ce temps, monsieur Boudhab se rua vers quelques uns de ses anciens amis .Ces derniers l'accueillirent à bras ouverts.
Quant à madame Boudhab, elle s'approcha du seuil de la porte. Elle ne vit personne. Elle regarda aux alentours : une voiture qui démarrait attira son attention, puis les miaulements de deux chats qui se disputaient une proie (sûrement une tête de poulet).A part cela, rien d'anormal. Elle s'apprêtait à rebrousser chemin quand elle entendit comme un chuchotement :
_ Malika! je suis là .Ne t'en vas pas
Elle se retourna brusquement et ne manqua pas de crier :
Ah, mon Dieu


A suivre dans trois jours
Repost 0
Published by Houmidi59 - dans Sére policière
commenter cet article
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 23:00


Comme promis, j'ai écrit une lettre à mon correspondant André .Bien entendu, je me souviens vaguement de son contenu. Cependant, ce dont je suis sûr c'est que la question d’âge n'était pas un obstacle pour moi et puis j'étais enthousiasmé de correspondre avec une personne plus âgée que moi pour profiter de ses expériences.
Deux semaines après, j'ai reçu une lettre de l'ex consul. Je l'ai lue : merci de m'accepter comme votre ami
Puis, il y avait une carte visite .Je l'ai lue aussi : le nom et le prénom de mon ami, sa fonction et son adresse
Sur le dos deux phrases écrites à la main: je t'invite à un déjeuner spécial au resautant Terminus de la gare de Rabat ville .
Bien entendu, en fixant la date et l'heure.
Le jour convenu, j'ai pris le bus pour aller au centre ville .Je l'ai aperçu au restaurant .Il était entrain de siroter un café .Dès qu'il me vit, il me serra la main tout en me disant :
_ « Merci d'être venu
_ Oui, répliquai-je ; je suis toujours ponctuel
_ Je sais , conclut-il »
Puis , nous nous sommes mis à table. Aussitôt, le garçon s'est approché de notre table et nous a donné chacun un petit livret .(le menu).je l'ai feuilleté un certain moment sans savoir quoi choisir .Pour ne rien vous cacher : il y avait tellement de mets succulents que j'étais désorienté .Aussi, j'ai fixé mon interlocuteur :
_ « Vous savez, lui ai -je dit, c'est la première fois que je rentre dans un restaurant
Lui en bon compagnon me répond :
_ « C'est tout à fait naturel mon cher puisque vous habitez chez vos parents .Moi même , je préfère préparer mes repas à la maison ; mais il m'arrive de prendre mes déjeuners dehors surtout pour les rendez- vous d'affaires ou personnels
Puis:
_ Je vais choisir pour vous
_ Non, ça va je vais essayer : bon ! comme hors d'œuvre , je voudrais une salade variée ; pour le menu principal: de la soupe aux poissons et un civet de lapins au petits pois .Pour ce qui est du dessert : un jus d'orange et pour finir une crème au citron
_ Voilà qui est bien parlé , a -t-il approuvé
Moi aussi , je vais faire comme vous , mais j'ajoute aussi : une bouteille de brandy
J'espère que cela ne vous dérange pas
_ Pas du tout. »
Le déjeuner s'est bien déroulé durant lequel on a parlé de beaucoup de choses.
Enfin, après l'avoir chaleureusement remercié, je l'ai quitté .
C'était la seule rencontre et la dernière avec André .Quelques mois plus tard, j'ai reçu une lettre de lui postée du Pérou (si ma mémoire est toujours bonne)
Je crois que je ne lui avais pas répondu .Ainsi s'est terminé cette liaison amicale. D’ailleurs, j'avais d'autres « chattes à fouetter »
La seconde personne est une jeune fille de l'ile Maurice. Elle ne parlait pas bien le français .Cependant au fil des jours et mois, son vocabulaire s'est beaucoup amélioré. Elle me disait toujours que je la faisais mourir de rire avec mes expressions. Pour ne rien vous cacher, je lui racontais tout de ma vie personnelle.
Un jour, je lui ai parlé d'une certaine Rahima que je fréquentais .Pas la peine de vous dire qu'elle était mécontente et furieuse à la fois. Pas de doute, elle était amoureuse de moi. Bien entendu, elle me l'a dit dans une de ses lettres
J'ai toujours ses lettres que j'ai confectionnées en un album
Il m'arrive de les lire .Alors, je me dis : quel con j'ai été.
Après trois ans de correspondance, elle m'a dit dans l'une de ses lettres qu'elle voudrait me rencontrer en France .Ses parents voulaient l'envoyer là-bas pour continuer ses études en médecine. Pendant ce temps là, moi aussi, je m'apprêtais à m'inscrire au CFI.
Malheureusement, tout son projet est tombé à l'eau.
Comme qui dirait le hasard ne jouait pas en sa faveur.
Des personnes très proches d'elles ont demandé sa main auprès de son père. Ce dernier a accepté sans hésiter. Ma correspondante (elle s'appelle Shahinaz) a du expliquer à son père qu'elle était amoureuse de moi .Cela n'a fait que mettre le paternel en colère .Alors tout simplement, il lui a dit: c'est fini tu ne continueras pas tes études en France, mais tu iras rejoindre ton futur époux en Australie
Ainsi , cette liaison s'est achevée avec un rêve qu'on ne peut qualifier que de chimère
Je lui avais envoyé une lettre de vœux .Je n'ai jamais eu de réponse en retour à la mienne.




Fin de la première partie

Repost 0
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 22:59


Pendant ce temps là, mon fidèle ami ne m'a pas caché ses soupçons et ses craintes :
_ « Dis-moi Houmidi , est-ce que tu as une photo de ton correspondant ?
_ Non, mais je t'ai expliqué que.....
_ Je sais , mais tout de même tu as une idée sur lui…. »
Je n'ai pas eu le temps pour lui répondre .Aussitôt, une personne distinguée est entrée avec un sourire et des yeux qui brillaient de joie :
_ « Bonsoir , nous apostropha-t-il, je ne m'attendais pas à votre visite .
Puis : Abdelhamid vous semblez surpris .Quelque chose ne va pas ?
_ Non, non, mais ...
Il a souri puis il m'a dit :
_ Vous ne vous attendiez pas à un correspondant aussi âgé que moi
Asseyez-vous , je vais tout vous expliquer
Bientôt , il dit : Je m'appelle André .J'ai quarante deux ans et je suis encore célibataire .Quand vous m'avez écrit votre première lettre , j'étais à Tunis en tant que consul de mon pays .Comme mon mandat vient de s'achever , j'ai décidé de m'installer au Maroc pour mener mes propres affaires.
_ Quels genres d'affaires lui dis-je , si n'est pas indiscret de ma part ,
_ Pas du tout.Je réalise des expositions canines
Nous l'avons regardé avec surprise. Il l'a constaté .Aussi , il nous dit :0
Suivez-moi .Je vais vous montrer
Il nous a conduit vers un jardin assez spacieux et bien entretenu.
Tout au fond, il y avait un espace clôturé et dans lequel il y avait une dizaine de chiens de race
_Voilà , ma nichée expliqua-t-il .Avec ses chiens , je participe aux courses , j'organise des rencontres entre les propriétaires et puis c'est une occasion pour acheter d'autres chiens.
_Vous savez conclut -il cela nous donne d'autres races de chien plus évolués.
Aussitôt, je me suis approché d'un chien qui ressemblait de près à un slougui, mais il avait quelque chose de différent à notre brave chien
Monsieur Andrée est intervenu _c'est un dalmatien
Brusquement , j'ai dit :0
mais de quoi vivez-vous ?
Mon correspondant m'a regardé d'un ton admirateur .Sans la moindre gène, il me dit tout simplement :0
dans mon pays, je suis conte et j'ai un château en mon nom .J'ai aussi des rentes des fermes que je possède
_ Donc, vous êtes un homme très riche
_ Pas tout à fait , mais disons que j'appartiens à la catégorie des Nobles. »
Nous sommes revenus au salon. Aussitôt, notre hôte cria à la cantonade : Driss, viens un peu par là
Celui qui nous avait accueilli au début entra
André nous apostropha : vous avez sûrement fait la connaissance de mon employé
Puis à ce dernier : veux-tu bien apporter quelque chose à boire pour nos deux invités ?
_ Et pour vous monsieur ?
_ Ma petite bouteille de gin. »
Et il disparut pour quelques instants.
Mon ami qui n'avait pas pipé mot me dit enfin :
_ « Houmidi , j'espère qu'il ne nous apportera pas de vin ou de champagne !
_ Non , le rassurai-je .Heureusement que Driss est marocain et il doit bien savoir le genre de boissons que nous buvons. »
Juste après, ce dernier entra un grand plateau à la main qu'il déposa sur une grande table .Il remit une bouteille ronde qui contient un liquide jaunâtre à monsieur Andrée
Puis, il nous montra les différentes boissons et nous invita à nous en servir
Dans le plateau, il y avait des bouteilles de limonade dont le nom m'est familier .La main de mon ami se posa sur une bouteille assez étrange et en but une grande gorgée .Aussitôt, il me dit : Houmidi , j'ai la tête qui tourne et je crois que je vais vomir
Je me retournai brusquement vers mon correspondant.Celui -ci venait de réaliser la situation:
_ « N'ayez aucune crainte Abdelhamid , votre ami vient de goutter un peu de martini
Puis il apostropha sévèrement Driss : cette bouteille qu'est ce qu'elle a à se trouver parmi ces boissons ?
L'employé hésita avant de dire : Je voulais...tester vos hôtes
_ Mais ce n'est pas une façon de le faire ainsi
Puis :
_ va remettre cette bouteille au frigo
Quand l'employé a disparu de notre vue, mon correspondant nous dit : franchement mes amis je ne crois rien aux dire de Driss.
A présent, je sais pourquoi ma réserve de martini s'épuise de jour en jour
Après quoi, André proposa à mon ami une autre boisson gazeuse qui lui a fait vite reprendre ses esprits.
_ Alors, ça va mieux, lui dit-il
_ Oui, monsieur .A présent , je me sens assez bien
C'était l'occasion de prendre congé de notre hôte
En le quittant, je lui ai promis de lui écrire une lettre dans laquelle je lui révèlerai ce que je pensai de cette première rencontre
_ D'accord, a-t-il approuvé
_ Quant à moi , conclut-il, je vais vous préparer une bonne surprise
Merci pour votre visite et à la semaine prochaine incha Allah »

A suivre

Repost 0
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 22:57

Quand j'avais l'âge de dix huit ans , ou un peu moins , j'aimais beaucoup la correspondance.Aussi, j'avais beaucoup d'ami(e)s à travers les pays du monde;notamment en France ,en Belgique , en Italie et en Suisse.Chaque jour, je répondais à une dizaine de lettres ; mais c'était peu à celles que je recevais : pas moins de trente lettres par semaine.A tel point que j'avais lié une solide amitié avec le facteur.Au fil des jours , je lui avais refilé quelques adresses auxquelles je ne pouvais répondre.Le distributeur du courrier était très reconnaissant .Ainsi pour me montrer sa gratitude, il tenait à me remettre les lettres de main en main.D'ailleurs cela tombait bien et m'arrangeait beaucoup.Figurez-vous que l'un de mes frangins , lisait certaines de mes lettres en cachette .Cependant ce qui était intolérable de sa part : il lui arrivait de les donner à ses amis en échange de quelques pièces de monnaie .
Ce qui était magnifique dans la correspondance c'était surtout la connaissance de l'autre ,de sa vie de sa culture et du patrimoine de son pays .Ces différentes liaisons m'avaient permis de corriger certaines idées et opinions de mes correspondants sur notre pays .
Je me souviens d'une correspondante canadienne qui croyait que le Maroc se situait dans la savane et qui était habité par les pygmées.Un australien m'avait demandé comment étaient nos constructions et quel était notre mode de vie.Ce citoyen du pays du kangourou avait vu un reportage sur l'Afrique et il avait cru que le Maroc se trouvait là quelque part avec ses chasseurs presque nus qui abattaient les animaux avec leurs lances , mangeaient de la viande crue et habitaient dans des cabanes faites d'herbes sèches.
Pour vous dire que dans le temps , on nous prenait pour des sauvages.
La correspondance m'avait permis de faire visiter mon pays à mes correspondants .Beaucoup d'entre eux étaient venus me rendre visite à Oujda .C'était l'occasion de leur montrer l'hospitalité marocaine et la bravoure du peuple marocain.
Malheureusement,je n'ai pas eu le loisir de traverser les frontières de mon pays pour visiter les pays de mes correspondants.Il n'était pas question d'argent puisque certains de mes amis m'assuraient le prix du voyage : aller et retour.
Ceux de mon âge vous diront qu'il était presque impossible d'avoir son passeport .Vous auriez plus de chance de remporter la médaille d'argent aux jeux méditerranéens que d'avoir votre passeport.En plus , les frais du dossier étaient exorbitants.
Cependant, grâce aux photos et aux cartes postales , je me suis vite fait une idées sur l'étranger.
Beaucoup de correspondants avaient marqué un peu ma vie .En fait , , je m'en souviens de deux : un correspondant Belge et une correspondante des iles Maurice
Pour le premier , je venais juste de faire sa connaissance,quand il m'annonça qu'il allait s'installer à Rabat .Bien entendu , moi aussi , ma famille venait de déménager vers la capitale .
Quelques jours plus tard, un de mes amis d'enfance vint me rendre visite .En parlant de notre passe temps favoris , je lui ai montré la dernière lettre de mon ami belge.Aussitôt ,il m'a dit :
_"et si on lui rend visite ?
_ mais t'es un peu fou , lui ai -je dit , cela fait seulement un mois que je correspond avec lui
_ Et alors , ? Quel mal y a-t-il à cela ?
Bien entendu, après une demie heures de discussion, j'ai cédé à sa proposition.Alors, on avait décidé de lui rendre visite dans trois jours après l'avoir averti de notre arrivée par courrier.
En effet, nous avons pris le bus pour Temara .En ce temps là , cette grande ville n'était qu'un simple centre d'estivation. pour les hommes riches .Il y avaient beaucoup de villa qui faisaient face à la mer.C'était là qu'on devait chercher mon correspondant.Cela nous avait pris presque deux heures de recherche.Quand nous avons frappé à sa porte , il était presque deux heures de l'après midi : l'heure de la sieste.
Quelques minutes sont passé quand la porte a été ouverte : un homme qui était loin d'être un européen nous apostropha :
_" Bonsoir , que puis-je faire pour vous ?
Et moi :
_ je voudrais parler à monsieur André
_ Est ce que vous avez un rendez-vous ?
J'ai hésité un peu :
_ non...mais je suis l'un de ses correspondants
Aussitôt , le chauve a souri :
_ Ah, vous êtes Abdelhamid , son nouvel ami ami oujdi
J'acquiesçai d'un hochement de tête.
Puis :
_ veuillez bien entrer dans le salon
Soudain , mon ami me chuchota dans l'oreille :
_ "Houmidi , qu'est-ce que tu fais ? Tu ne penses pas que...
Malheureusement, l'hôte nous avait entendu.Alors, il lui dit :
_" Tu peux attendre ton ami sur le seuil de la porte , si tu veux
_ Non, non, je vais entrer
_ D'accord
Donc, nous sommes entrés dans un superbe living room.L'homme sans cheveux nous pria d'attendre quelques instants le temps de réveiller monsieur André.


A suivre.......


HOUMIDI le : 15 décembre 2010

 

Repost 0
9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 22:43
Le rêve des pauvres est d’avoir beaucoup d'argent pour le dépenser selon leurs désirs et souhaits: acheter une villa avec une piscine munie d'eau chaude et froide pour en profiter toute l'année , avoir une voiture luxueuse avec un tableau sophistiqué et commandé par un ordinateur à distance, voyager en avion ....bref se satisfaire.
Le cauchemar des riches c'est l'idée de perdre cet argent par n'importe quel moyen : vol, agression , perte ou tout simplement une affaire qui tourne mal
Comme quoi l'argent est le soucis de tout le monde : les riches et les pauvres.
Après cette petite introduction à la choucroute, je vais vous raconter une petite histoire amusante

C'était un vagabond qui frappait chez les gens en demandant l'aumône. Le jour , il errait dans les rues et la nuit, il retournait à sa petite cabane pour manger ce qu'il avait ramassé .Maintes fois, on allait lui rendre visite .Lui en bon hôte , partageait avec nous son diner .Il était très heureux de sa vie de nomade. Quand nous le quittions, il s'endormait aussitôt. La preuve qu'il était très fatigué après une rude journée de marche. Le lendemain de bonne heure, il se réveillait et entamait sa promenade par visiter les épiceries et les cafés pour prendre son petit déjeuner. Après quoi, il se dirigeait vers les quartiers populaires. A chaque porte il frappait de légers coups. Quand, on lui ouvrait la porte, il disait toujours : bonjour madame (ou monsieur).Avez-vous besoin de mes services ? Je peux vous être très utile
Accoutumé par ses visites, on souriait souvent avant de lui demander d'attendre quelques instants pour revenir ensuite avec du pain, le reste du diner, des fruits et des fois des habits.
Le vagabond les fourrait dans une sacoche accrochée à son dos ; puis il poursuivait sa tournée vers la seconde maison et ainsi de suite jusqu'à la tombée de la nuit.
Il lui arrivait quelques fois que des femmes qui se trouvaient seules à la maison de lui demander de faire des courses ou de faire quelques réparations mondaines. Il s'acquittait de ces taches honorablement.
Un jour notre vagabond décida de jouer à la loterie .Il avait vu beaucoup de gens remplir des cases par des numéros .Alors, il s'est dit : et si je tente ma chance moi aussi
Donc, il entra dans petite agence .Aussitôt , le caissier s'approcha de lui et voulut le mettre dehors.Sans rien vous cacher , ses habits sentaient la moisissure et le dégout .D'ailleurs, les habitués de lieux ont vite fini par déguerpir .Le vagabond , sortit de sa poche trois billets verts et les tendit au caissier : je voudrais tenter ma chance dit-il tout simplement
L'employé lui montra les formulaires et lui donna un stylo
Notre vagabond a rempli les cases à la hâte tout en rêvant de la fortune.
Puis , il retourna directement chez lui. Ce jour là, il était resté chez lui.
Deux jours après, il passa près de l'agence. Quelle fut sa surprise de voir étalé sur la vitrines les mêmes numéros qu'ils avait cochés
J'ai gagné , j'ai gagné cria-t-il à la cantonade
Les passants le regardaient avec pitié
Le pauvre dit l'un d'eux à son compagnon : ça y est notre bonheur a perdu les boules
Le vagabond décida de retirer son lot à l'agence ; mais là-bas on lui fit savoir qu'il devait aller à Casablanca pour avoir ses gains .Tout simplement , il venait de gagner la somme de cents millions de centimes
De quoi faire perdre la raison d'un homme normal!
Donc, pour la première fois il constata qu'il était répugnant avec ses habits graisseux .Puis, il se rappela qu'il ne s'était pas lavé , il y a des mois .
Alors, il décida d'acheter quelques vêtements neufs avec ses économies. Il alla ensuite au bain .
Il dut rester presque quatre heures pour devenir propre .Ensuite, il s'habilla de ses nouveaux habits .Pour finir, il fit un saut chez le coiffeur pour se donner une autre allure .Ce soir , il nous avait dit : les enfants , je vais prendre le train pour Casa .Là-bas une grande fortune m'attend
Puis , il ajouta : à chacun de vous , je vais vous donner beaucoup d'argent pour remplir vos poches
Nous le quittâmes sans vraiment le croire .
Avant de prendre le train, le vagabond mit tous ses frusques dans une grande bassine en métal ; il y versa un litre d'essence ; puis alluma une allumette qu'il jeta au tas avant de dire : Adieu la pauvreté, adieu la saleté, adieu le vagabondage
Petit à petit les habits se consumaient pour devenir un tas de cendre. Il assista à la scène jusqu’à la fin sans cesser de sourire avec une ironie qui en disait long sur ses principes.
Après quoi, il se dirigea vers la gare.
Durant tout le voyage , notre vagabond avait imaginé mille et un projet .Quand le train arriva à destination, il prit un taxi en lui disant : s'il vous plait emmenez-moi vite à cette adresse
Le taxi s'arrêta devant un grand immeuble qui semblait aussi désert qu'une école après six heures.Il y entra en se précipitant vers l'un des guichets: monsieur , dit-il à un employé je viens de gagner 100 millions
Félicitations rétorqua ce dernier.Alors, donnez-moi votre reçu pour que je puisse vérifier
Le vagabond obtempéra ; puis il se mit en devoir de fouiller ses poches .Soudain, il cria : Ah , non ; ce n'est pas vrai !
Hélas , il venait de se rappeler que le billet gagnant avait tout simplement été brulé avec ses anciens habits de vagabond
A vous de deviner la fin


Houmidi59: 8/12/2010

 

Repost 0
Published by Houmidi59 - dans Histoires sérieuses
commenter cet article
5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 11:44
Le code de la route a été établi pour être respecté par tout le monde : les conducteurs, les piétons et les hommes de la loi .Malheureusement, pour chacune des trois catégories, il y a toujours des exceptions.
Certains conducteurs connus sous le nom de chauffards du dimanche croient que tout leur est permis, pour la simple raison qu’ils sont pressés ou ont des engagements urgents qu’il ne faut en aucun cas reporter.
Il y a aussi les piétons qui traversent la chaussée sans passer par le passage qui leur est destiné et qui en plus croient que les feux tricolores sont faits uniquement pour les véhicules
Quant aux hommes de la loi .Ici il est question de policiers et de gendarmes .Plusieurs d’entre eux réprimandent le fautif à leurs façons .Ce qui arrange d’un côté le conducteur et remplit la poche des seconds au lieu des caisses de l’Etat.
Revenons au conducteurs et spécialement ceux à deux roues : les vélos et les motos tous genres. Ah, ceux –là sont vraiment uniques dans leur cas. Plus de 95% ne respectent pas le code de la route .On peut dire qu’ils ne distinguent plus entre les trois couleurs qui régissent la circulation. Ils sont loin d’être des Daltoniens, puisqu’ils distinguent bien la couleur verte. Comme quoi si les optimistes voient la vie en roses, nos motocyclistes et nos cyclistes voient leur parcours en vert.
Moi aussi , j’ai une moto que j’utilise dans mes déplacements en ville .Il s’avère que c’est un moyen économique et pratique surtout dans les grandes agglomérations. Cependant, son conducteur demeure vulnérable face aux accidents de la circulation. Pour cela, il faut se munir d’un casque pour se protéger d’une chute brusque ou un heurt violent .Aussi, il ne faut jamais rouler entre les voitures pour éviter d’être serré par elles.
Je vais vous raconter un fait divers que j’ai moi-même vécu
Un jour , je roule tranquillement sur ma moto.Arrivé à un carrefour , je ralentis ; d’ailleurs , le feu rouge s’affiche aussitôt .Donc, plusieurs voitures se sont arrêtées .Moi, j’ai pris le côté droit tout en guettant le changement du rouge au vert.Soudain, j’entends un klaxon strident .Je me retourne : derrière moi un motard qui me fait signe de m’écarter de son chemin.Moi bonne âme , je lui montre du doigt que le feu est toujours rouge.Ce ,n’est pas une réponse à lui dire .Aussitôt, il appuie sur l’accélérateur en faisant crier son moteur à deux cylindres , prêt à me foncer dessus .Dans de telles situations, le mieux est d’obtempérer ; mais , les amis, je suis un peu coincé et je ne peux même pas bouger …sauf pour griller le feu rouge .Et ça , je ne le ferai jamais.Alors, l’homme à la moto descend de son engin et m’attrape pour me « corriger » à sa façon.Quand, soudain, deux policiers surgissent et l’un d’eux crie à l’agresseur :
_ « Hé, vous, qu’est-ce que vous faites ? Lâchez cet homme tout de suite
Le barbu obéit tout en me poussant ; ce qui me fait tomber sur ma propre moto.Heureusement que mon casque a paré le coup de chute .Ce qui a fait que je me suis vite relevé.Le second agent s’approche de moi et m’apostrophe :
_ »rien de grave, monsieur ?
_ Merci lui dis-je, ça va . Tout va bien
Puis :
_ Qu’est ce qu’il y a au juste ?
_ Il me barre le passage , hurle le motard , tout en manifestant sa colère
_ Ah, bon, réplique le policier .Monsieur a l’intention de griller un feu rouge
_ Mais…mais , bêle le malotru

Le policier reprend :
_ Tu n’as pas de chance , mon gars, parce qu’on a tout vu.
Braves policiers , un moment , j’ai pensé les embrasser.
Puis , le policier demande à voir nos papiers .Je les lui remet fièrement , tandis que mon agresseur semble chercher dans ses poches , mais en vain
Finalement, on saisit son engin et on lui colle une amende
Quant à moi , je quitte les deux agents après les avoir remercié .Puis, au lieu de faire mes courses, je décide de boire un café.Justement , mes amis sont là.Cela m’a permis d’oublier l’incident.


Abdelhamid
Oujda : 4 décembre 2010
Repost 0
Published by Houmidi59 - dans Histoires sérieuses
commenter cet article
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 09:09

 


Je traverse la rue tranquillement ;quand une voiture me heurte à mort.Aussitôt, je perds connaissance et je sombre dans le vide.Je crois que je viens tout simplement de quitter notre monde vers un autre .En ouvrant mes yeux , je ne vois que du brouillard .Bientôt, j'aperçois des ombres .Je réalise que ce sont des êtres humains .Malheureusement, il semble qu'ils ne se soucient guère de ma présence.J'écarquille mes yeux dans le but de reconnaitre l'un d'eux .Mais, en vain.
Je me relève et commence à marcher .Je parcours ainsi des centaines de pas.Le brouillard commence à se dissiper .Bientôt, j'aperçois une voiture de loin .Aussitôt, je me dis : mais c'est la voiture qui m'a renversé !
Je m'approche du véhicule .Le conducteur est à l'intérieur .Il dort à poing fermé.Je tape sur la vitre de la voiture pour manifester ma présence.Le dormeur sursaute .Il me regarde d'un air étonné
_"Qu'est ce que vous voulez ? Me dit -il en guise de salut
Je lui répond poliment :
_ vous venez , il y a juste dix minutes de me renverser avec votre voiture...
Il m'interrompt net :
_ Etes-vous devenu fou? Hurle-t-il, je suis accroupi là depuis des mois et des mois
_ Hein rétorqué-je
Le conducteur se relève .Il sort de sa voiture ; puis, il me dévisage longuement avant de dire :
_ Vous , je ne vous connais pas
Puis:
_ c'est sûr , vous venez d'un autre monde
_ Quoi ! m'exclamé-je.S'il vous plait , ou sommes nous ?
Il sourit :
_ Mais vous êtes dans l'Antichambre
Je répète comme un élève et avec un ton plus exclamatif que le sien : l'antichambre!
Comme je n'ai rien compris , j'ajoute :
_ C'est quoi cette antichambre ?
Il me foudroie de son regard .C'est alors que je constate que ses yeux sont rouges .On dirait qu'il n'apprécie pas ma présence .Cependant, il me dit : écoutez , vous êtes quelqu'un de curieux et de bavard et moi je n'ai pas de temps à perdre avec vous.Si vous voulez tout savoir , suivez cette voie.
Et il désigne de son index un point obscur dans le néant
Il ajoute : allez tout droit jusqu'à ce que vous trouvez une pancarte entre deux chemins ; et là à vous de voir
Je veux répliquer , mais il ne me laisse pas cette oportunité.Alors, il s'enferme dans son véhicule et s'endort à nouveau
Je suis son conseil.Ainsi , je marche plusieurs centaines de mètres.En chemin, j'ai croisé beaucoup de gens.Aucun d'eux ne fait à moi.On dirait qu'ils ne voient pas et n'entendent rien .Ce sont sûrement des zombis !
J'ai beau les appeler, ils continuent de marcher comme moi .J'ai remarqué aussi qu'ils ne se parlent pas entre eux et que leur tête n'a pas de cheveux.En somme ce sont des chauves.Je continue mon chemin et à chaque fois je dépasse plusieurs groupe
Enfin , j'arrive à un croisement de chemin.Juste au milieu, il y a une pancarte comme me l'a indiqué le conducteur .Je m'approche pour lire ce qu'il y a écrit.Voyez-vous , il y a toujours du brouillard autour de nous.Je lis : paradis d'un côté et enfer de l'autre côté
Bien entendu, j'opte pour le premier chemin ; tandis que derrière moi, des groupes de marcheurs se dirigent vers l'autre chemin .Aussi, je constate avec surprise que je suis le seul à avoir opté pour cette direction
Juste après une centaine de mètres, je me vois dans un autre monde .Soudain, le brouillard s'évapore et une lumière intense inonde tout mon entourage .A un moment, je ferme mes yeux ; puis mes yeux se sont vite habitués au flot de lumière .
Cette fois , je vois de la verdure : des arbres garnis de fruits , des fleurs éparpillées partout .Il y a même quelques papillons qui voltigent là et là.Derrière moi, de l'eau coule et des chants parviennent jusqu'à mon oreille.
C'est le printemps, me suis-je dit.Puis, je réalise que quand là-bas dans mon ancien monde , j'ai laissé l'hiver.
Donc, je cherche de mon regard une présence humaine ; quand , j'aperçois un vieil homme .Il ne semble pas me voir.Tout simplement, il est en phase de méditation.Je m'approche quand même de lui et lui dit poliment:
_" excusez-moi grand-père , je voudrais juste savoir ou somme-nous!
Après une vingtaine de secondes , le Vieux ouvre ses yeux , me regarde et répond :
_ N'as tu pas lu la pancarte mon , mon fils
_ Si , je dis du tac au tac
_ Alors, poursuit-il, pourquoi poses-tu cette question ?
Je n'arrive pas à comprendre .Aussi, je fais savoir au vieil homme que je viens juste de mourir et que je m'aperçois que je me trouve dans un autre monde
_ Non, explique-t-il , tu n'es pas mort ; tu viens juste de passer du monde des mortels à celui des immortels
Puis:
_ toi, tu es quelqu'un de bien ; c'est pour cela que tu as choisi le bon chemin
Je le regarde étourdi .Il me tape l'épaule avec affection: quelque chose ne va pas mon fils ?
Après un bref silence , je lui fais savoir qu'au croisement des deux chemins , j'ai vu une grande partie des gens prendre l'autre chemin.
Il sourit et me dit :
_" mon fils ceux qui prennent ce chemin sont les mauvais
_ Mais, répliqué-je, pourquoi n'ont-ils pas pris ce chemin? Il n'est sûrement pas gardé.D'ailleurs personne ne vous barre le passage
_ Ecoute mon fils , reprend le vieillard, ces gens que tu as vus ne peuvent prendre ce chemin parce que tout simplement ils ne le voient pas .Pour eux, il n'existe qu'un seul chemin.Tandis que pour toi, il en existe deux .Tu n'as qu'à choisir .C'est évident pour tout ceux qui font du bien dans leur vie antérieure
Toi, mon fils tu es quelqu'un de bien : tu as bien rempli ta mission : envers ton Créateurs et tes semblables
_ Alors, je m'exclame, c'est facile de trouver le paradis
_ Ben oui, sourit-il de nouveau ; mais...
Je poursuis sa réflexion:
_ ... les gens ne veulent pas
_ Tu as bien saisi , approuve mon interlocuteur
Puis, :
_ viens je vais te faire visiter le paradis
Il réalise aussitôt ma stupeur
_ On n'est pas encore au paradis .Tiens, voilà de belles hôtesses qui vont t'assister et prendre bien soin de toi .
Aussitôt, des anges vêtus de blanc s'approchent de moi et me secouent tendrement
_" Réveillez-vous monsieur .Vous avez beaucoup dormi
J'écarquille mes yeux : deux ravissantes infirmières sont à mon chevet avec leur sourire innocent.Dieu merci dit l'une d'elles , vous revenez à la vie après presque vingt heures de coma."
Et , elle appelle le médecin:
_ Professeur ! Vous avez réussi."


Abdelhamid
Oujda le 26 novembre 2010

 

 

Repost 0
Published by Houmidi59 - dans Science fiction
commenter cet article
23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:39

 

Chaque année, des millions de musulmans "égorgent" des milliers de moutons .C'est en fait un rite spécifique à notre religion qui commémore le sacrifice du prophète Ibrahim de son fils Ismaël
Malheureusement, dans notre ère c'est devenu un festin annuel pour se régaler et se remplir la panse de mets succulents.La preuve , même , les pauvres achètent leurs moutons et encore , ils font tout leur possible pour se procurer les"gros calibres"; tandis que les hommes riches se contentent de vrais "agneaux".Pour vous dire que tout est à l'envers .C'est justement le cas pour cette histoire drôle.J'espère qu'elle vous plaira , sinon elle vous amusera
Bonne fête à tout le monde et en profitant de votre sacrifice , n'oubliez pas que ce mouton est une sorte de rapprochement envers votre créateur
A plus










Ce matin là, je jetai un coup d'œil à mon mouton avant d'aller faire la prière de l'Aïd. Il était accroupi et ne cessait de mâcher les restes d'herbe éparpillé autour de lui. Rassuré qu'il se portait bien, j'allai ouvrir la porte pour sortir ; quand son bêlement attira mon attention .A vrai dire, ce n'était pas de ses habitudes de bêler .Depuis son arrivée chez nous, il était toujours muet comme une carpe et il mangeait peu.
Donc je me retournai pour voir de quoi il s'agissait .Pour ne rien vous cacher, au début, j’ai cru que c'était mon garnement de fils qui voulait me jouer un tour à sa façon.
Mais pas du tout, le mouton s'était relevé sur ses pattes et s'avança vers moi .Puis il me dit : _" Ou vas-tu comme ça ?
Devant mon étonnement, il reprit :
_" Qu'est-ce que tu as ?On dirait que t'as perdu ta langue
_ Non, balbutiai-je, mais c'est la première fois que je vois un mouton me parler
_ Moi aussi , finit-il par avouer
Et de reprendre :
_" Tu sais , tous les animaux ont chacun son langage spécifique à lui ....
Voilà que le mouton me donnait des leçons!
_ ......Ce bêlement est un langage bien à nous
Puis changeant de ton, il ajouta :
_"Et vous pauvres cons, vous ne cessez de vous moquer de nous .Sais-tu que je pouffe de rire quand ton morveux de fils me dit "bê bê bê"
Dis-moi sais-tu sa signification ?
Pour toute réponse, je lui fis savoir que chez les humains c'était toujours comme ça , d'ailleurs même avec les autres animaux .
_" Par exemple comme quoi m'interrompit-il
_ Ben, les chats, les chiens
_" J'espère que vous ne les mangez pas, dit-il
_ Non, non, risquai-je de répondre, c'est que...
_ Leur viande n'est pas à votre goût, n'est-ce pas ?
_ Pas du tout, mais......
_ Quoi ?
_C'est que ces animaux nous sont très utiles.
Bien entendu, je lui expliquai le rôle de chacun de ses animaux .Il m'écouta sans piper mot (je voulais dire: sans bêler)
Quand j'eus fini, il partit d'un ricanement qui ferait réveiller un sourd muet. A ce propos, je ne cessais à cet instant de me demander pourquoi ma famille n'avait pas encore réagi devant ce boucan. Le mouton lisait sûrement dans mes pensées .Aussi, il me dit :
_" Tu t'attends à ce que ta femme et tes enfants viennent à ton secours ; hein !
Il me fixa de son regard de mouton et reprit :
_" Pas de chance pour toi ; ils ont le sommeil lourd
_C'est pas vrai .Tiens je vais les appeler
Puis:
_" Les enfants , réveillez-vous ...Venez voir le mouton
Je suis sûr que vous serez aussi surpris que moi
Le mouton ne cessait de ricaner ; et de sa patte , il me montra une porte derrière moi:
_" Regarde !C'est toi qui va être surpris
- Regarde ! C’est toi qui va être surpris, personne n’entrera par cette porte, car personne ne t’entend. Comme je te l’ai dit ta femme et tes enfants dorment à poing fermé, autrement dit, ils comptent les moutons. Et c’est entre toi et moi !
Soudain il sort un énorme couteau et commence à l’aiguiser. Deux autres moutons sortent du néant et me tiennent chacun par un bras. Mais c’est le monde à l’envers !
Revenons à nos moutons me rétorque-t-il.
- Que … que… comptez-vous faire Monsieur le mouton ! Bafouillais-je
- Aha ! Maintenant c’est toi le mouton ! Et tu te doutes un peu de ce qui va t’arriver !
C’est … c’est un cauchemar ! Je vais me réveiller ! Que quelqu’un me réveille !
Soupçonnant ce qui va m’arriver et pris de peur panique, je lui bêle :
- Ne nous énervons pas ! il y a surement une explication à ça ! il y a surement un moyen pour se comprendre !
- J’aimerais bien que tu me dises : Bê…
- Ok ! Ok ! Autant que vous voulez monsieur : Bê… Bê … Bê …
- Arrêtes ! ça suffit comme ça. Tu ne sais même pas le prononcer ! C’est une langue que vous ne comprendrez jamais vous autres êtres humains ! et vous n’avez d’humains que le nom !
Changeant de ton il enchaine :
- Allez ! C’était pour rigoler ! Je jouais avec toi à saute-mouton ! Je te donne quelques conseils et je te laisse tranquille :
Tout à l’heure quand tu reviendras de la prière d’El-Aïd pour m’égorger, affiles bien ton couteau et ne me le montres pas ! Vas-y doucement pour m’allonger à terre ! Mais pour m’égorger vas-y d’un coup sec pour que je ne ressente rien ! Et bien entendu n’oublies pas tes prières avant de le faire !


- m’as-tu bien compris ? me dit-il en me secouant ! M’as-tu bien compris ?

J’ouvre les yeux ! Ma femme était en train de me secouer ! Réveille- toi dit-elle c’est l’heure de la prière ! Mabrouk aidek !
 
Ouf ! Ce n’était qu’un cauchemar !0



Houmidi et Sohayeb
le 2 décembre 2009



Mon cadeau à vous amis lecteurs



Repost 0
Published by Houmidi59 - dans histoires drôles
commenter cet article
23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:37

hajourti-1.jpg  


La petite Sabrina sortait de chez ses parents pour aller à l'école. Elle paraissait déprimée et nonchalante. Certes, elle n'avait plus envie de poursuivre ses études. En plus , elle savait que le professeur de français (pas moi) la punirait pour ne pas avoir fait ses devoirs.
Donc, elle faisait des petits pas tout en pensant à autre chose .Soudain, elle vit un étrange bonhomme tout vert, avec des cheveux en épingles. Pas de doute , c'était quelqu'un venu d'un autre monde .En somme un extra terrestre.
Comme Sabrina ne sentait aucune peur envers l'inconnu, elle s'approcha de lui et lui dit :
_" Veux-tu bien m'aider ?
Le bonhomme sourit et dit :
_" Je vois , je vois.
Et d'ajouter : voilà ce dont tu as besoin
Puis, il sortit d'une des fentes de son corps une aiguille lumineuse .Avec cet instrument , il piqua le bras de la jeune fille .Celle-ci eut un sursaut .Aussitôt une sorte de force invisible enveloppa son corps ; puis sa tête s'illumina
 
 
L'extra terrestre conclut : te voilà doté du savoir absolu
Sabrina courut à toutes jambes vers son école. Ce jour là , elle avait répondu à toutes les questions dans différentes matières .Elle a même embarrassé certains professeur , notamment celui des sciences et des mathématiques .Devant ses réponses et ses exposés tout le monde était ébloui, voire ébahi
A la maison, ce fut la même chose .
Des jours passèrent.
Un jour, le bonhomme étrange la trouva dans un coin tout en pleurs .Grâce à son don , il savait qu'elle avait été battue par ses amis qui étaient jalouses d'elle.Alors , une seconde fois , il fit jaillir une minuscule aiguille toute différente de la précédente et lui dit :
_" Bientôt ,tu auras la force suprême
Puis, il la piqua au bras
Aussitôt, elle sentit son corps s'endurcir .Elle regarda autour d'elle et eut l'envie d'arracher un poteau .Ce qu'elle exécuta avec aisance devant l'ahurissement de quelques passants
Sans dire merci à son bienfaiteur, elle courut vers le collège.
Des jours passèrent durant lesquels Sabrina a corrigé pas mal de personnes de ses connaissances y compris des garçons qui essayaient auparavant de lui chercher des noises.
Pourtant, un jour, notre bonhomme trouva la jeunes fille dans un coin qui pleurait .Tout devin qu'il était, il lui dit : je vois, je vois .Tu as besoin de la richesse
_" Non, non, pas ça
L'extra terrestre était à son tour indécis et perplexe:
_"Alors, dis-moi que désires-tu
_Je veux être aimée par tout le monde
Malheureusement , le bonhomme ne savait rien de ce mot .Aussi il lui dit :
_"L'amour ! Qu'est-ce que c'est ?
_Un sentiment qu'on ressent envers d'autres personnes
_Non, non, je n'ai pas ce pouvoir
Sabrina le regarda un moment puis dit :
_" S'il te plait reprends tes pouvoirs .Je veux redevenir comme j'étais auparavant !0







Repost 0
Published by Houmidi59 - dans Histoires sérieuses
commenter cet article
23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:29



C'est fou que les les gens oublient vite quand vous leur faites du bien ; mais ils se rappellent aussitôt le mal causé par vous et ils ne cesseront de vous le répéter ....Je crois qu'ils en garderont pour vous une rancune jusqu'à leur mort.
Comme quoi , l'être humain a quelque part dans son fort intérieur une racine de mal qui peut jaillir à tout moment de sa vie.
Je vais vous raconter une histoire avec un cousin que j'ai hébergé un certain temps chez moi .En fin de compte , je suis devenu son pire ennemi
Il y avait plusieurs années de cela.J'étais encore célibataire .En fait , je venais de débuter dans l'enseignement.Pour ceux de ma génération, en ces temps là , le salaire d'un instituteur ne dépassait pas 1500 dirhams.Cependant, on pouvait vivre à son aise et même faire quelques économies pour acheter le mouton de l'Aïd, passer ses vacances loin de la belle -mère , acheter une Renault quatre , ou tout simplement les garder "au chaud" ou au "frais" à la banque dans l'attente de profiter d'une parcelle de terre pour en faire son logis.
Donc, j'habitais en ville dans un appartement que j'ai loué à 300 dirhams le mois.Au début, j'ai mené une vie de solitaire.Je mangeais et dormais seul et j'avais pour compagnon mon magnétophone à piles et mes romans policiers (le masque).
Des amis me rendaient visites des fois chez moi .On passait de bons moments à discuter ;puis je leur servais du thé ou du café avec des biscuits .Quand , ils venaient après le coucher du soleil, ils avaient droit à un dîner que j'achetais chez le gargotier du coin .Bien entendu, mes amis le trouvaient (pas le restaurateur) succulent et je crois que c'est pour cela qu'ils me rendaient plusieurs fois visite par semaine
Une année est passée comme cela .Je me suis rendu compte qu'il fallait changer de mode de vie.D'abord par trouver un colocataire digne de confiance; ensuite acheter un poste de télé en couleur ; puis penser à faire moi même la cuisine .Par chance, un collègue à moi me suggéra de venir s'installer chez lui et de partager le loyer en ne payant que la modique somme de deux cents dirhams .Il me proposa une chambre très espacée et bien éclairée avec deux vues: une sur l'avenue et l'autre sur la cour.Ainsi c'était assez facile pour moi de me mettre au courant sur le champ...Non, je plaisante ! Donc, j'ai déménagé chez mon nouvel ami en emportant toutes mes affaires .Pour ne rien vous cacher , la demeure était splendide et ravissante .Mon collègue l'avait bien équipée .On peut dire qu'il ne manquait de rien ....sauf peut-être bien d'une épouse.
Un jour , je le lui ai dit .Il m'a répondu qu'il avait beaucoup de crédits à régler et que la question du mariage ne serait pas envisageable avant une dizaine d'années.Cela m'arrangeait bien , puisque moi aussi je tenais encore à mon statut de célibat .Aussi, je n'avais quitté cette demeure qu'après cinq ans durant lesquels j'ai économisé beaucoup d'argent
Puis de nouveau j'ai loué un trois pièces et je l'ai meublé .Il me restait assez d'argent pour penser au mariage .En effet, j'ai trouvé la fille à qui je devais remettre ma bague de fiançailles tout en lui promettant qu'elle serait à mes côtés dans moins d'un an .
Jusque là, tout allait bien.Un jour, j'étais dans un café entrain de siroter un thé à la menthe quand quelqu'un me tapota l'épaule.C'était mon cousin Abdelhafid .J'étais surpris et étonné de le voir dans ces lieux.Comme je le connaissais ,il habitait à la campagne et encore à des milliers de kilomètres de chez moi .
Après les salamalecs et les comment-vas-tu toi et la famille, je l'ai emmené chez moi.
La vérité mon cousin ne semblait pas être dans son assiette .Quand je lui avais demandé ce qu'il n'allait pas chez lui, il avait pleuré comme un enfant .Après, il m'avait tout raconté : sa mésaventure avec son père qui l'avait chassé comme un chien .Le pauvre avait dû quitter la demeure familiale après plusieurs disputes avec le paternel à cause de la belle -mère qui s'était installée après la mort de sa mère.
 Mon cousin m'avait dit qu'il était à chaque fois insulté et battu et enfin de compte on décida de le jeter à la rue.
Il ne savait ou aller .Alors, il s'est souvenu qu'il avait un cousin quelque part (à savoir moi) dans les environs de Taourirt .Alors, il vola le poste de radio de son père et le vendit à un brocanteur pour une bouchée de pain ; mais cela était suffisant pour payer le prix du voyage.
Il resta plusieurs mois chez moi logé et nourri ; je lui donnais même l'argent de poche pour aller au café et des fois au cinéma.
Il se servait de ma moto pour se déplacer en ville.Pourtant, un jour , il heurta un vieillard .Aussitôt , il fut emmené au poste de police pour homicide volontaire; quant au sexagénaire , il fut conduit d'urgence à l'hôpital suite à une fracture du bassin , et un nombre indéfini d'écorchures
Pour le faire relâcher (mon cousin ,bien sûr ) , j'ai
essayé de trouver un arrangement à l'amiable avec la famille de l'Ancêtre; un arrangement qui m'a valu le tiers de mes économies.Bien entendu, arrivés à la maison, je me suis explosé de colère contre mon cousin .Ce dernier s'est contenté de baisser sa tête sans piper mot.J'ai aussi pris certaines mesures : la plus importante lui interdire de se servir de ma moto
Alors, les amis , le cousin a vite changé de comportements envers moi.Il se fâchait à la moindre des choses et quelques fois , il ne me parlait pas durant toute la journée.Il lui arrivait même de se plaindre de moi aux autres .Comme , il tissait des mensonges sur mon compte, beaucoup de mes amis ont rompu avec moi .
Enfin de compte , j'étais devenu son pire ennemi et il le clamait haut à tout le monde.
Il ne me restait plus qu'à changer la serrure de la porte et me débarrasser une fois pour touter de lui.En effet, un jour , il disparut sans laisser de traces
Plusieurs mois après , j'ai eu de ses nouvelles n venait de l'inculper pour escroquerie dans une autre ville ou habitait justement un de mes oncles
Je termine par cette citation sur la méchanceté qui est la vertu de beaucoup de gens comme mon cousin
La méchanceté est de tous les esprits le plus facile.Rien n'est si aisé que d'apercevoir un ridicule ou un vice et de s'en moquer : il faut des qualités supérieures pour comprendre le génie et la vertu

 

Repost 0
Published by Houmidi59 - dans Histoires sérieuses
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Houmidi59
  • Le blog de Houmidi59
  • : Vous allez vivre de drôles d'aventures avec mon personnage unique en son genre : Jelloul . Vous ferez connaissances aussi avec d'autres opersonnages ,comme Abbas le cinglé, Kabbour, Hamdane etc....
  • Contact

Profil

  • Houmidi59
  • Je suis enseignant .
J'aime lire et écrire des nouvelles, de la poésies , et des articles divers.
Je suis marocain ,de nature simple sans aucun complexe.J'aime tout le monde .Aussi, mon but est d'avoir le plus grand nombre possible d'amis
  • Je suis enseignant . J'aime lire et écrire des nouvelles, de la poésies , et des articles divers. Je suis marocain ,de nature simple sans aucun complexe.J'aime tout le monde .Aussi, mon but est d'avoir le plus grand nombre possible d'amis

Texte Libre

Module Calendrier

Archives

Liens