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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 00:10

Eleves-du-ce3-003.jpgOn fit entrer mon ami dans un salon aussi vaste qu'un terrain de football. Dedans étaient étalés huit ou neuf sommiers sur lesquels étaient posés de gigantesques matelas .Il y avait accroché au mur de grandes photos de la famille de l'hôte. Ce dernier ne manqua pas de donner quelques détails: ça c'est mon père, celui-là c'est mon grand-père, celle-ci est la femme de mon oncle.......
Encore une fois, le cocher souhaita la bienvenue à son invité et lui dit : Voudriez-vous boire du thé ou du café ?
Mon ami ne savait que répondre : non merci, se hasarda-t-il de répondre
L'hôte était catégorique : non, cher invité, il faut bien que tu boives quelque chose ; note bien qu'on ne manque de rien , il y a même de la limonade ou du jus de fruits si le cœur t'en dit
Mon ami réfléchit un moment ; puis: d'accord, alors je prendrai bien un verre de thé à la menthe
Aussitôt, l'hôte sortit de la pièce ; et quelques minutes, il réapparut avec un plateau qu'il déposa sur la table , aussitôt, une autre personne entra dans la pièce .
Je te présente mon voisin : Larbi ; il est originaire d'Oujda
Non, de Berkane, rectifia le nouvel arrivant
Soudain, mon ami sursauta : mais on s'est déjà rencontré tout à l'heure .J'espère que vous n'avez pas oublié : au restaurant
Ce dernier le regarda surpris ; puis, il se tapa le front : Ah, oui! excusez-moi pour tout à l’heure, j'étais un peu occupé .Au fait , j'avais une course urgente à faire .Alors, je me suis sauvé .
Mon ami était quelqu'un de pacifiste et qui ne faisait aucun mal même à une mouche. Aussi, il dit : c'est oublié mon ami
Et d'ajouter : cependant, j'aimerais bien savoir si vous connaissez un cousin à moi : il habite à Marrakech ...il s'appelle...
L'hôte l'interrompit : cher invité chaque chose en son temps .Pour l'instant, tu es mon invité
Pour commencer, buvons du thé; ensuite, je vais te présenter mes nouveaux voisins d'Oujda ; après, on dînera et enfin je te répondrai à ta question au sujet de ton cousin
Mon ami acquiesça de la tête et sourit en signe de consentement.
Ainsi, le thé fut servi accompagné d'une variété de gateaux.Ensuite, des amis de l'hôte entrèrent dans la pièce .Mon ami fit leur connaissance après une brève présentation de la part du cocher. Les quatre arrivants étaient inconnus de mon ami
Bientôt, le diner fut servi. Mon ami se régala du festin à tel point qu'à la dernière bouchée, il eut du mal à se relever.
Enfin, on débarrassa la table et on apporta aux invités de l'eau pour se laver les mains
Quelle fut sa surprise quand mon ami remarqua la personne qui tenait la bouilloire et la bassine: c'était son cousin
Ça alors, il, je n'aurai jamais imaginé te rencontrer dans cette maison
Pourquoi, s'interrogea le nouvel arrivant
Ben, j'ai vu les quatre oujdis qui habitent les alentours et je ne connais aucun d'eux
Après un bref moment de silence : mais, dis moi étais tu au courant de ma venue?
Le cousin ria malicieusement avant de dire : tu sais cousin, sans rien te cacher je le savais depuis des heures
Et il montra du doigt le faux cousin : c'est grâce à lui
Et d'expliquer : on m'avait déjà annoncé ta venue à Marrakech. Alors, je me suis dit : mon cousin ne sait pas ou j'habite ; mais, comme je le connais, il va sûrement me chercher à la place jamaa el-fna .Alors, j'ai pensé te guetter , quand j'ai vu notre faux cousin et je me suis dit que toi aussi tu vas tomber dans le panneau en le voyant. Heureusement pour moi, c'est toi qui l'a remarqué alors que normalement c'était à lui de te repérer
Et de conclure : on peut dire que tu lui as bien facilité la tache
C'est ainsi qu'il s'est enfui pour me prévenir .Aussitôt, je t'ai envoyé le cocher et la suite tu la connais
Bandes de rigoleurs, finit par lâcher mon ami
Puis, il embrassa son cousin en disant: je suis quand même heureux de te revoir après une si longue absence

FIN DE L'HISTOIRE

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 00:05

Un cousin de nulle part (suite)

Après presque deux heures de tourisme, la calèche arriva de nouveau à la mosquée de la koutoubia .Justement l'appel de la prière se faisait entendre.
Cette fois mon ami n’était pas seul pour faire sa prière. Son guide l’accompagnait. Sitôt les devoirs religieux accomplis, mon ami décida de chercher un hôtel ou passer la nuit .Il le fit savoir à son compagnon. Ce dernier ria de bon cœur :
_ « Non, mon ami,lui dit –il, pour cette nuit , tu es mon invité
Puis : allons chez moi
Mon ami hésita un moment ; puis il lâcha ces mots : tu sais, je ne suis qu’un étranger et tu ne connais rien de moi. Moi si j’étais à ta place, je me serais bien méfié d’un étranger
Le conducteur de la calèche n’était pas de son avis. Aussi, il dit d’un ton plus sérieux cette fois : au contraire, j’ai l’impression de bien te connaitre .Et sans rien te cacher, j’ai des voisins qui sont originaires d’Oujda .Vraiment, je suis fier d’être leur ami : ils sont généreux, serviables et toujours prêts à aider leur prochain
D’ailleurs, je tiens à te les présenter ; des fois ou tu connais certains d’entre eux
Bonne idée, complimenta mon ami
Ainsi, le cocher invita mon ami à monter dans la calèche et prirent la direction de sa demeure. Une demi heure plus tard , ils arrivèrent devant une vieille maison .Le conducteur détela les animaux et leur donna à manger et à boire .Ensuite, il les fit entrer dans un hangar à proximité de la maison. Après quoi , il dit à son invité : donne -moi deux minutes pour avertir ma famille afin de faire le nécessaire. Puis, il entra dans la demeure. Pendant ce temps, mon ami contemplait les alentours : une lignée de maisons presque semblables .Apparemment , se dit _il ces gens sont pauvres et pourtant ils aiment faire du bien.
Soudain, il aperçut quelqu’un sortir de l’une des maisons .Il tenait à la main un panier .Sûrement, il allait faire des courses .Comme il faisait nuit et la ruelle était obscure , il ne put identifier la personne. En tout cas c’était un homme et assez âgé en plus. Mon ami espérait reconnaitre l’un des oujdis dont lui avait parlé son hôte.
Mais, se dit-il ,chaque chose en son temps
Il était absorbé par ces réflexions, quand il entendit des pas derrière lui : c’était son ami le cocher : désolé si je t’ai fait attendre un peu plus que prévu ; mais tu dois bien le savoir la chambre des invités était un peu en désordre et on a dû la nettoyer et remettre chaque chose à sa place.
Veux-tu bien entrer dans ma modeste demeure et d’accepter d’être mon invité pour cette nuit ?
Mon ami était tout ému .Aussi, il dit : je ne saurai comment te récompenser, mais Allah te vaudra ça décuplé.
Que Dieu vous bénisse toi et ta famille


A suivre.........

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 00:01

Un cousin de nulle part (suite )


Mon ami quitta aussitôt la mosquée de la koutoubia.Il ne savait quelle direction prendre .Aussi, suivit du regard un groupe de touristes qui se dirigeait vers des calèches alignées le long de la grande avenue .L'un d'eux négocia le prix avec le cocher ; puis ce groupe qui était au fait quatre personnes monta dans le véhicule . Soudain, mon ami sursauta : voilà un bon moyen pour se balader sans être dérangé ou volé.Du coup, il se dirigea ves l'une des calèches.Il chercha du regard son propriétaire .Celui-ci était entrain de faire un petit somme sous un arbre .Bonne âme qu'il est ,mon ami ne voulait pas le réveiller ; alors, il monta dans la calèche et attendit le réveil du cocher .Une heure plus tard, ce dernier se réveilla et remarqua aussitôt le passager dans son véhicule .Mon ami l'apostropha poliment : -"j'espère que vous avez bien dormi !
- Hein! s'exclama l'ex-dormeur
- Rassurez-vous , je ne voulais pas vous déranger ; alors je....
- Monsieur ,l'interrompit- il soudain, vous êtes quelqu'un de bien ; non, vous êtes un marabout
Puis :
_"Je vais vous faire visiter toute la ville ...sans rien me payer
_ Non, non, intervint mon ami , vous méritez bien votre salaire .Après tout c'est otre métier , non?
_ Bien sur , conclut ce dernier ; mais je vais vous faire un prix : 100 dirhams pour cette randonnée."
Le touriste approuva et bientôt la calèche quitta les lieux.
Mon ami a vu la plupart des monuments et des endroits connus de Marrakech.Le cocher , était un guide remarquable .Chaque fois qu'ils arrivaient devant un endroit ,il dit : ça c'est le palais al-badii ou la Ménara ou tout simplement ce boulevard s'appelle Moulay Youssef
On peut dire que mon ami avait vite oublié ses mésaventures .Alors, il était aussi content qu'un nourrisson à la vue du sein de sa mère.
Bien entendu, mon ami ,qui est bavard comme une pie ,a profité de l'occasion pour casser les oreilles de son interlocuteur ; pardon pour lui raconter tout: son départ d'oujda, son arrivée et ses mésaventures .
Le conducteur du véhicule semblait trouver beaucoup du plaisir .Aussi, il se contentait de dire de temps à autres :
_" ça , alors !, ça alors! "
Après presque deux heures de tourisme, la calèche arriva de nouveau à la mosquée de la koutoubia .Justement l'appel de la prière se faisait entendre


A suivre..........

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 23:53

Un cousin de nulle part (suite)



Mon ami m'a affirmé qu'il avait attendu le retour de son cousin près d'une demie heure.Ce n'est pas normal, s'est-il exclamé tout d'un coup.Puis, il se dirigea vers le caissier .Justement , les toilettes se trouvaient de ce côté là.

S'il vous plait , n'avez-vous pas remarqué un homme mince avec une barbichette sortir des toilettes?0

Le caissier fit la moue:
_"personne n'y est entré depuis presque deux heures
_ Mais...mais, s'exclama mon ami, ou est-il ?
_ Qui ? questionna le restaurateur
_ Mon cousin , lacha le chercheur
_ Désolé, conclut le vendeur de tajine, je ne connais pas votre cousin."
Mon ami fit le tour de la grande pièce ; ce qui ouvrit davantage son appétit.Alors, il fit appeler le garçon et lui dit tout simplement:
_" apportez-moi à manger ; j'ai faim
_ Que désirez-vous , l'apostropha ce dernier "
Mon ami regarda autour de lui : sur la plupart des tables, il y avait des tagines
_ Apportez-moi un grand tagine et une bouteille de limonade bien glacée
Quelques minutes après, il quitta les lieux et prit la direction de la mosquée de la koutoubia.Justement l'appel du muezzin se faisait entendre : c'était l'heure de la prière d'el-asr .Avant d'entrer dans les lieux saints, mon ami enveloppa ses chaussures d'un sac de plastic ,puis le déposa juste en face de lui .Car, m'a-t-il dit, les voleurs de godasses sont partout au Maroc .Donc, il entama son entrée par une prière de deux rakaats en guise du salut de la mosquée.A peine la prière terminée son sang ne fit qu'un tour, ses yeux s'écarquillèrent et sa bouche s'ouvrit sans piper mot .De son index , il pointa l'endroit ou il avait laissé ses chaussures.Celles -ci avaient disparu.Pas de doute, l'un des voleurs l'avait remarqué depuis son entrée à la mosquée.Alors , il a profité de ses prosternations et il a pris le sac de plastic.Il était entrain de réfléchir , quand l'imam fit son entrée et la prière d'el-asr débuta.
Mon ami m'avait dit que durant toute la prière son esprit voguait ailleurs .La preuve, il fut srpris quand il entendit : salamou alaykoum
Mon ami sortit de la mosquée désemparé, affligé et très démoralisé
Son voyage chez les bahjas ne s'annonçait pas bien
Je lui avais demandé s'il était sorti les pieds nus, il s'est mis à rire et m'a répondu : non
Et d'ajouter , heureusement que j'avais dans mon sac de voyage une autre paire de chaussures
Donc,lui ai-je dit du tac au tac: tu te doutais bien qu'on pourrait te voler tes pompes
Il me toisa du regard un moment , puis il me dit : pas tout à fait mais moi j'ai toujours apporté avec moi deux exemplaires de chaque chose .
Et de me montrer : le pantalon, la chemise , les chaussettes, le tricot...les chaussures: durant mon voyage , j'en mets toujours deux de chacun dans mon sac
Même le portefeuille , j'en ai deux
Epaté par cette philosophie , je répliquai : mais comme toi, mon ami , deux il n'y en a pas !



A suivre........

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 23:49

Enfin vint le moment du départ. Le soleil venait à peine de se lever quand ils quittèrent le village. Nacira s’occupa des mulets ,tandis que ses frères escortaient le troupeau de bétail. Abderrahmane, lui, poussait la charrette de vivres et des provisions.
A la mi-journée, ils arrivèrent devant un petit lac à moitié desséché.

__ « On va se reposer quelque moments ici, décida Abderrahmane .Et puis nous mangerons bien quelque chose
Aussitôt Nacira intervint : je vais préparer du café.
_Et moi dit Jaber, je vais chercher du bois pour faire du feu
_ Quant à moi conclut Khalil, je vais cueillir quelques fruits
Ainsi, chacun d’eux savait ce qu’il devait faire .
Le vieil homme les regarda avec fierté en ne cessant de dire : braves enfants, braves enfants
Nacira remplit la bouilloire d’eau de la source ; tandis que Jaber allumait le feu avec les morceaux de bois qu’il venait de ramasser.
Khalil traversa une centaine de mètres, quand il arriva devant une clairière .Il scruta de son regard les alentours : pas d’arbres ; donc pas de fruits. Il allait rebrousser chemin quand il entendit quelqu’un l’appeler : hé vous, vous cherchez quelque chose ?
Il se retourna derrière lui : une jeune fille se tenait devant lui .Elle tenait en laisse une biche .Khalil s’approcha d’elle et la salua .Puis :
C’est à moi de vous demander ce que vous faites là toute seule !
Cette dernière sourit avant de dire : mais , c’est mon territoire et j’habite là depuis un certain temps
Toujours étonné, Khalil reprit : vivez-vous seule ici ?
_Bien sûr que non !
_ Dieu soit loué ; mais…. Ou sont vos compagnons ?
_ En vérité, je n’ai qu’un seul compagnon …plutôt une compagne
Et de montrer de ses doigt la vie : d’ailleurs la voici ; elle me suit toujours partout
Khalil caressa l’animal puis il regarda de nouveau les alentours .Comme s’il cherchait un habitat ou des traces humaines
-Rassurez-vous, personne n’y habite cette contrée .Je vis seule ici depuis plus de deux ans ; enfin depuis la mort de mon père
Khalil se contenta de lâcher : ah, bon !
La jeune fille réalisa aussitôt qu’elle avait assez parlé et qu’elle ne connaissait rien du jeune homme. Aussi, elle le lui demanda gentillement.Ce dernier lui raconta son histoire .Quand il s’arrêta de parler celle-ci lui dit :
_Le hasard fait bien les choses mais de manières différentes : moi aussi mon père était bûcheron. J’étais sa fille unique après la disparition de mon frère .Heureusement pour moi, je l’accompagnais dans la forêt pour couper le bois. Ainsi, j’ai vite appris à manier la hache comme lui.
Deux jours après le décès de mon père, je suis montée dans le bois pour faire ma première cueillette .C’est ainsi que j’ai trouvé cette biche ; elle venait de naitre et sa mère venait de succomber à ses blessures .Des chasseurs avaient dû l’abattre et elle s’était sauvée de justesse pour mettre au monde son petit.
Alors je pris le petit animal et décidai de l’adopter. Chaque matin, je coupe du bois que je vends à des fermiers qui habitent à trois kilomètres d’ici. Eux en échange, ils me donnent des vivres et des provisions .
Khalil ne manqua pas d’admirer la bûcheronne : vous êtes vraiment courageuse et vous avez beaucoup de volonté
Mon frère et moi hélas, nous ne savons rien du métier de notre père .A présent , je réalise bien combien on a été égoïstes et flemmards.
Enfin, ce qui est fait et fait !
Aussitôt, la bûcheronne pria Khalil d’aller chercher ses compagnons et la rejoindre dans sa petite demeure qui se trouve derrière la colline.
Puis, elle le quitta

A suivre…….

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 00:32

 

Je vous ai déjà parlé de mon ami : l'homme qui disait toujours non. Vous vous souvenez de lui, bien sûr ! Pour les autres , ils n'ont qu'à lire cette histoire qui est un peu perdue dans les pages de ce cahier.0
Bon, ce n'est pas cela le sujet dont je voudrais vous parler. Cependant, il s'agit du même personnage : mon valeureux ami.0
Un jour mon ami prit le car pour Marrakech .Il voulait passer quelques jours là-bas .Il avait deux raisons de ce voyage: renouer la liaison avec un cousin et voir de près les célèbres monuments de la ville, notamment la mosquée de la koutoubia.0
Donc, arrivé à destination, il se dirigea aussitôt vers la place jamaa el-fna pour se remplir la panse et se reposer un peu après plus de 12 heures de route. Comme il me l'avait dit, il passa près d'un quart d'heure à chercher un restaurant qui pourrait satisfaire les désirata de son estomac .Soudain, il vit quelqu'un qui lui semblait être familier .Après l'avoir dévisagé à plusieurs reprises , il se dit aussitôt : pas de doute , c'est mon cousin Touhami.0
Puis , il s'est vite repris : mais, mon cousin Touhami est actuellement en Belgique ...non ,non ça ne peut être lui!0
De nouveau il le regarda .Ce dernier était entrain de savourer un délicieux tajine au poulet .Alors, il introduisit son index dans son oreille droite ; puis le tourna deux fois suivant des aiguilles d'une montre .Cette opération achevée, il approcha son index et le goûta avec précaution et dit : peut-être bien que mon cousin est entrain de passer ses vacances à Marrakech.0
Après une hésitation, il reprit : mais , il doit bien savoir que notre cousin habite cette ville , il y a des années. Alors ,pourquoi n'est- il pas allé le voir ?0
Une fois de plus , il le dévisagea .Pendant ce temps , le bonhomme avait fini son plat et s'apprêtait à appeler le garçon pour régler sa note. Cette fois mon ami écarquilla ses yeux et cria : de toutes ses forces: cousin Touhami ! je suis là.0
Ce dernier sursauta au risque de tomber à la renverse puis son regard se pointa vers mon ami .Il avait un air hébété .Pas de doute , il semblait ne pas reconnaitre son interlocuteur .0
Mon ami s'était approché de lui avec son sourire enjôleur et l'enlaça : cher cousin lui dit il tout en l'embrassant ,quelle joie de te revoir
après ces années de séparation!0
Le prétendu cousin n'en croyait pas ses yeux .Il croyait rêver .Aussi, il dit à mon ami : Vous me connaissez ?0
Mon ami éclata d'un rire qui attira l'attention de presque tous ceux qui se trouvaient au restaurant .Il y avait même un serpent qui venait de se réveiller jaillissant soudain d'un chapeau d'un touriste.0
On peut dire que mon ami venait de sauver un européen d'une morsure certaine.0
Bien entendu, mon ami ne s'en soucia guère .Aussi, il poursuivit: tu es bien le fils de Jamaa ?0
Le mangeur de poulet répondit aussitôt: ma mère ne s'appelle pas Jamaa et je ne suis pas Touhami
Ce n'était pas une réponse à décourager mon ami qui l'apostropha d'un air innocent: comment s'appelle ta mère ?0
Mais de quoi je me mêle se fâcha son interlocuteur
Puis: hé monsieur, vous faites erreur ; je ne suis pas la personne que vous cherchez .Heureusement pour lui , le garçon venait vers leur direction. Le faux Touhami profita de l'occasion peut-être bien que j'ai l'impression de vous connaitre seulement éclairez-moi davantage!0
Voilà qui est bien parlé lança le cousin de Touhami.0
Puis, il se retourna vers le serveur et lui dit : combien vous doit mon cousin ?0
quarante dirhams, monsieur
Il lui tendit un billet vert: tenez et gardez la monnaie ,mon brave
Alors, le faux cousin remercia son cousin et le pria de l'attendre un moment ,car il voulait soulager sa vessie , sauf votre respect , aux toilettes .0
Puis, il disparut au milieu de la foule

A suivre....................0

 





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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 19:13

 

Hier matin, je me suis levé de bonne heure .A vrai dire , j'avais bien assez dormi.Figurez-vous qu'il était à peine dix heures du soir que j'étais déjà dans les bras de morphée.Pas la peine de vous dire que j'étais mort de fatigue .Aussi comme se le plait de dire l'un de mes amis :j'ai ronflé comme un loir.0
Donc, j'ai quitté mon lit sans regret .Après une toilette hative et un petit déjeuner à la six-quatre-deux, je suis sorti de chez moi.Dehors , la rue était aussi déserte que la poche d'un mendiant .Cependant, certains chats étaient entrain de faire les dernières investigations des poubelles qui venaient d'être déposé après la prière d'el-fajr.0
Il faisait à peine jour et le soleil commençait déjà à lancer ses premiers rayons jaunâtres mêlés d' un soupçon de rouge et de violet.Comme quoi tout a un début!0
Donc, je marchais tout en respirant l'air frais matinal mélangé avec des odeurs nauséabondes de restes de bouteilles fracassées sur le trottoir.Bien entendu, dont le contenu est loin d'être de la limonade.Comme quoi dans ce bas monde, il y a deux catégories de boissons: celles ou il y a dedans de la limonade et celle ou il n'y a pas dedans de la limonade!Quoique dans toutes les deux , il y a du jus de fruits
Après une centaine de mètres; plutôt cent cinquante mètres de marche , je suis arrivé devant un café qui venait juste d'ouvrir ses portes.Je voyais les deux garçons ranger les tables et les chaises sur la terrasse , tandis qu'une vieille femme donnait des coups de balai à l'intérieur du café . En lisant l'enseigne :café de la paix, je me suis dit que c'était l'endroit idéal pour savourer des moments de calme et de sérénité avant le réveil des flemmards.(je parle de es enfants)0
Alors,je me suis assis à une table dans le coin et j'ai dit au garçon de m'apporter un café-crème .Puis comme tout habitué de café, j'ai sorti de ma poche une feuille de mots fléchés remplie à moitié et que j'avais achetée il y avait presque une semaine .Comme quoi , une feuille oubliée dans la poche est toujours utile.0
J'étais entrain de chercher un mot pour remplir les six cases restantes de la grille, quand un bras me tapauta l'épaule .Je me suis retourné aussitôt : un homme costaud qui n'était sûrement pas Jean Valjean mais qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau, me dit brusquement uis-je boire votre café ? Bien entendu, il prit la tasse et vida son contenu en une gorgée.0
Comme quoi , il y a les grandes bouches et les petites bouches.0
Comme j'étais quelqu'un de perspicace, je lui ai tendu le verre d'eau: tenez mon brave, lui ai-je dit, cela vous fera passer le hoquet que vous aurez d'ici peu.0
C'était loin de lui faire plaisir .Aussi, il a pris le verre et me l'a versé sur ma tronche.0
Comme quoi verser du liquide n'est pas toujours de l'argent.0
Heureusement qu'il n' y avait personne aux alentours ; parce que je n'aurais pas accepté de tels comportements.Alors , je me serais rué sur lui ,espèrant le corriger et lui costaud comme il était , il m'aurait déjà réservé un lit avec équipement spécial dans l'hôpital de la ville.Comme quoi on raisonne bien quand on est seul.0
Donc, je décidai de quitter les lieux pour d'autres endroits plus paisibles .Soudain, le garçon m'interpela :Hé monsieur, vous avez oublié de payer votre consommation ,sans parler que vous ne m'avez pas encore donné de pourboire .Comme quoi il n' y a pas que les garçons qui demandent à leur papa de l'argent.0
J'ai sorti de ma poche un billet vert que le serveur alpagua d'un coup de main digne d'un prestidigitateur et le fourra dans sa poche en me faisant des courbettes dignes d'un tsar de Russie.Puis, il s'éclipsa comme une pièce de monnaie dans la main du même prestidigitateur .Comme quoi , il faut toujours avoir de la monnaie dans ses poches.0
Pas la peine de vous dire que je suis retourné chez moi pour me rendormir à nouveau.0
Peut-être bien que c'était un rêve et le mieux que j'avais à faire : penser à autre chose .0
PS: j'ai oublié de vous dire que c'était un dimanche .Comme quoi le dimanche est fait pour se lever tard.0


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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:01

L’après midi, les deux frères prirent la direction de la cabane située à l’orée du village. En arrivant, ils constatèrent que l’endroit semblait inhabité depuis un certain temps. Khalil fit le tour de la demeure, tandis que son frère scruta les horizons du haut d’une grosse pierre

_ «  On dirait qu’il n’y a personne, lança Jaber

_A croire que cette cabane n’a jamais été habitée, ajouta Khalil

Puis : entrons et visitons les lieux

Jaber essaya d’ouvrir la porte quand il remarqua qu’elle était cadenassée

Que faire ? Heureusement qu’il y avait une petite fenêtre de bois .Il était facile d’ôter une planche pour l’ouvrir

Les deux frères y entrèrent et se trouvèrent dans une grande obscurité. Jaber alluma une allumette .Soudain, à travers la lueur, ils virent des gros sacs encombrés dans toute la demeure.

Jaber reconnut le sac qu’il avait porté

_ « Mais, c’est le sac du vieillard

L’allumette s’éteignit et l’obscurité revint

Khalil en alluma une autre.

Quelques instants après, Jaber apporta une lampe à pétrole qu’il avait trouvée près d’un sac

_Bonne idée, frérot

Aussitôt, la pièce fut à nouveau éclairée. Les deux frères ouvrirent le sac  .Quelle fut leur surprise de voir les différents objets qui s’y trouvaient : des objets rares qui remontaient à des siècles

_On dirait des œuvres d’art très anciennes, lança Jaber

_En effet, approuva son frère

Après un bref silence, il ajouta : on a affaire à des voleurs d’art

_Il faut avertir les autorités, poursuivit Jaber

Ainsi, les deux frères se précipitèrent vers le poste de gendarmerie. Aussitôt, ils demandèrent à voir le lieutenant .Ce dernier les reçut sur le champ

Après lui avoir tout raconté, il fit envoyer une patrouille vers la cabane .Puis, il téléphona aux autorités de la ville la plus proche pour avoir des renforts.

_Messieurs, je vous félicite .Grâce à vous, on aura mis la main sur le plus gros butin volé depuis des dizaines d’années.

Les deux frères le regardèrent étonnés

_Je vais vous expliquer.

Ainsi, il dit : depuis plusieurs années, une bande de voleurs ne cessent de voler les monuments et les objets d’art dans les sites touristiques. Malheureusement, ils étaient insaisissables. On a beau leur tendre des pièges, en vain.

Dernièrement, une dépêche  est parvenue nous faisant savoir que la bande rodait autour du site historique du mausolée Moulay Bouazza .On n’avait fait monter la garde tout autour et ce 24 heures sur 24.Mais, il semble que les voleurs se sont rendus compte de notre présence .Aussi, ils n’ont rien tenté.

Quelques instants, deux brigadiers firent irruption dans la salle en tenant chacun un gros sac :

_ Chef, regardez ce qu’on vient de trouver

Le lieutenant ouvrit l’un des sacs et en sortit le contenu : des tablettes métalliques .Sur chacune d’elles des versets coraniques gravés en or massif.

Dans le second sac il y avait, une selle rustique, un fouet et un bracelet en argent

Le chef dévisagea les objets, puis lança à la cantonade :

_ «  Savez-vous à qui appartenaient ces objets ?

_Non, répondirent-ils en chœur

_ Vous ne le croirez jamais, c’est la selle et le fouet du grand chevalier Abou Alfawariss.

Qui de nous ne connaissait pas  ce valeureux guerrier qui combattaient les méchants et défendaient les faibles. On racontait qu’il manipulait si bien le fouet que Zorro était devant lui un piètre jongleur. On dit aussi que la selle était ensorcelée ; celui qui la montait serait invincible.

Enfin, c’est ce qu’on disait, conclut le chef de la gendarmerie.

Les deux frères sortirent de la gendarmerie tous fiers d’avoir accompli un devoir envers leur pays :

_ «  Enfin, ta mésaventure s’est bien terminée, fit remarquer Khalil

_Dieu soit loué ; non seulement, on m’a déculpabilisé, mais je suis devenu un héros

_Tu sais ajouta-t-il, demain nous serons à la une des journaux

Khalil fit la moue : Moi, ça ne plait guère tout cela. Et puis, la bande est toujours en liberté

_Et alors, s’interrogea Jaber

_ Ils vont continuer leurs sales besognes et comme tu dois le savoir, notre pays est riche en  monuments et objets rares

_Tu as raison, reprit Jaber .Espérons que les autorités finiront par leur mettre la main dessus

_Oui, espérons-le

Puis, ils se hâtèrent de retourner chez Abderrahmane

 

A suivre

   

 

   

  

 

 

 

  

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 00:12

 

Conte: la bûcheronne et la biche: épisode 5


Le lendemain matin de bonne heure, Khalil repartit vers le village accompagné de sa sœur. Dès son arrivée, ils allèrent directement au poste de gendarmerie .Là-bas, un gendarme les accueillit.
_" Je viens signaler la disparition de mon frère
_Quel âge a –t-il ?
_ A peux près vingt ans
_ C’est une grande personne ; il sait ou il va, non ?
_ Oui, monsieur le gendarme, convint Khalil
Et d’ajouter :
_ Il était avec moi hier .Lui,il a pris une direction et moi une autre. Nous cherchions du travail. Le soir, je suis revenu chez moi .Je croyais qu’il m’avait devancé à la maison. Vingt quatre heures se sont écoulées, il n’est toujours pas revenu."
Le gendarme le fit entrer pour voir le responsable. C’est alors qu’il aperçut son frère dans un bureau :
_ « Mais c’est Jaber, mon frère
Et il accourut vers lui
Ce dernier l’enlaça tendrement avant de dire
_" Je suis innocent, frère, je le jure ; je n’ai rien fait de mal
Aussitôt, celui qui semblait être le chef dit à Khalil
_" Qui es-tu ?
Khalil se présenta et demanda quelles sont les causes qui avaient emmené son frère dans ces lieux
On lui fit un bref aperçu de ce qui était arrivé .Aussitôt Khalil dit :
_" Jaber est innocent ; c’est mon frère et je le connais
Puis se retournant vers son frère
_ Aies confiance ; bientôt la vérité éclatera et tu seras relâché
Avant de le quitter, Khalil sut par son frère l’endroit ou il avait porté le sac ainsi qu’une description des deux hommes
Nacira était entrain de l’attendre près du poste de gendarmerie .Dès qu’il s’approcha d’elle, elle lui demanda ce qu’il l’avait tardé ainsi. Il raconta tout et il ajouta :
_" Eloignons-nous de cet endroit .Le mieux est de trouver l’ami de notre père."
Khalil et sa sœur repartirent vers la grande écurie .De loin, ils aperçurent le vieil ami de leur père
_" On dirait que vous êtes arrivés en avance, les apostropha-t-il
Khalil baissa son regard
_ En réalité, notre père est mort
_ Ah, lâcha-t-il, acceptez mes condoléances
Et d’ajouter :
_ vous avez bien fait de venir .Vous serez mes invités jusqu’à notre départ

Khalil paraissait perplexe .Le vieil homme le remarqua
_ Qu’est-ce qu’il y a, dit-il, quelque chose ne va pas !
_ Oui, avoua-t-il, il y a mon frère Jaber qu’on a arrêté
Et le fils du bûcheron lui raconta tout, du début jusqu’à la fin
_ Ne vous en faites pas mes enfants, dans une heure, il sera avec vous
_ C’est sûrement un malentendu de la part des gendarmes
_ Allez, je vous emmène chez moi ; puis, j’irai faire relâcher votre frère
Il était midi quand les deux frères et leur sœur prirent leur déjeuner en compagnie de leur hôte. Bientôt, ils parlèrent de leur projet
_" Dans deux jours, incha Allah, nous prendrons le chemin vers une autre région moins froide.Etes-vous toujours décidés à m’accompagner ? Vous savez, vous n’êtes pas obligés à le faire. Au cas où vous voulez rester, je vous cèderai cette maison et je vous trouverai même du travail
Les enfants étaient catégoriques :
_  non, dirent –ils en chœur, on a hâte de quitter ces lieux

Le vieil homme sourit :
_  bon, mais on est obligé de rester quelques moments. D’abord, je vais vendre quelques objets encombrants ; puis je vais acheter une grande tente pour nos déplacements et pour y passer la nuit.

_ Dans ce cas, dit Khalil, on va t’aider
_ Braves enfants, conclut-il, je savais que je pourrais compter sur vous."


A suivre dans trois jours




 












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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 00:38
En effet Jaber arriva au village et se dirigea directement vers le souk. Soudain, deux gendarmes s’approchèrent de lui .Ils étaient accompagnés d’un homme qui montra du doigt Jaber et dit :
_" c’est lui qui a pris le sac !" 

L’un des gendarmes attrapa le jeune homme par l’épaule :
_"  tu vas nous dire ou tu as caché le sac!

_ Mais, monsieur répondit ce dernier je ne suis qu’un porteur .Mais je peux vous emmener ou j’ai porté le sac
_ Alors, on te suit .Mais, attention, pas de faux pas on t’a à l’œil!"
Les deux gendarmes et Jaber arrivèrent à la cabane isolée. Il n’y avait personne .L’un des gendarmes entra dans la demeure. Celle-ci semblait déserte et inhabitée depuis pas mal de temps
_" Mais…mais bégaya Jaber, j’étais là, il y à peine une heure .Un homme barbu y habitait encore
_ Oui, dit le second gendarme, il s’est sûrement enfui en nous voyant arriver
_ C’est cela reprit Jaber
_ Parfait, puisque c’est ton ami, tu vas nous emmener vers lui
_ Mais, je vous l’ai déjà dit ; je ne suis qu’un porteur et je ne connais personne."
On conduisit Jaber menottes aux poignets au poste de la gendarmerie .A une centaine de mètres de lui, Khalil entamait ses recherches .Il fit tout le tour du souk : aucune trace de son frère. En fin de compte, l’un des habitants a du reconnaitre le frère recherché. Justement, dit-il, je l’ai vu porter un gros sac en compagnie d’un vieillard.
Voilà une bonne nouvelle : mon frangin a quand même trouvé du travail
Aussi, Khalil prit la direction du retour tout en étant persuadé que Jaber serait sûrement auprès de sa sœur entrain de l’attendre.
Et comme je le connais,pensa-t-il, il n’a pas manqué d’acheter des provisions et des médicaments pour notre père
Après deux heures de marche, il reconnut de loin la silhouette de sa sœur .Aussitôt son cœur se mit à battre la chamade .Il sentait comme un pressentiment d’un malheur arrivé .Toutefois, il ne voulait pas y croire. Alors, il courut à toute jambe vers sa sœur .Il allait la questionner au sujet du père quand celle s’agrippa à son cou en pleurant
_" Quoi, dit il, père est …
_ Oui, sanglota-t-elle .De grosses larmes coulèrent le long de ses yeux enflés
Khalil entra rapidement dans la cabane .Il s’approcha du mort et le baisa à plusieurs reprises sur le front puis dit : _ je suis arrivé un peu en retard .C’est ma faute ,père pas celle de Jaber ; excuse-moi, je n’aurais jamais dû te laisser seul
Une seconde fois, il l’embrassa à nouveau
Après quoi, il se mit en devoir de l’enterrer comme le veut le rituel de l’islam
Nacira avait assisté à l’enterrement en silence .Cette fois, elle ne pleurait plus .Elle avait lu quelques versets et formulé des prières pour son défunt père
Soudain, elle se retourna vers son frère :
_"  Ou est Jaber ? Il n’est pas avec toi

_ Non, dit –il, je croyais qu’il m’avait devancé
Puis :
_ je vais aller le chercher

Aussitôt sa sœur l’attrapa par l’épaule :
_ s’il te plait frère ne me laisse pas seule ; bientôt, il va faire nuit et j’ai peur

_ Tu as raison avoua-t-il, d’ailleurs Jaber comme je le connais il se débrouille bien
_ Sûrement, il va passer la nuit au village
Ce n’était pas vrai et Khalil le savait ; mais il voulait assurer sa sœur que tout allait bien. En vérité, il était persuadé que quelque chose serait arrivé à son frère. _Demain, je ferai un saut au village et je saurai tout, finit il par se dire
Puis à sa sœur :
_ allez, sœurette, on rentre à la maison

Il était environs huit heures du soir, quand Khalil raconta à sa sœur sa rencontre avec le marchand de bétail et le projet de l’accompagner vers d’autres régions .Nacira sourit timidement avant de dire :
_j’espère que tu as accepté

_ Bien sûr, dit-il
Il se retourna vers la place jadis occupée par le bûcheron et ajouta :
_  j’avais l’intention d’emmener notre père avec nous, mais le destin a agi autrement

Que Dieu le comble de sa miséricorde conclut-il
Sur ce, il dit bonne nuit à sa sœur, avant d’aller s’allonger dans un coin de la pièce
Nacira éteignit la lampe à pétrole et se coucha à son tour

A suivre

 






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Je suis marocain ,de nature simple sans aucun complexe.J'aime tout le monde .Aussi, mon but est d'avoir le plus grand nombre possible d'amis
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