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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 20:50
Le bûcheron : 7 eme épisode


Enfin vint le moment du départ. Le soleil venait à peine de se lever quand ils quittèrent le village. Nacira s’occupa des mulets ,tandis que ses frères escortaient le troupeau de bétail. Abderrahmane, lui, poussait la charrette de vivres et des provisions.
A la mi-journée, ils arrivèrent devant un petit lac à moitié desséché.
__ « On va se reposer quelque moments ici, décida Abderrahmane .Et puis nous mangerons bien quelque chose
Aussitôt Nacira intervint : je vais préparer du café.
_Et moi dit Jaber, je vais chercher du bois pour faire du feu
_ Quant à moi conclut Khalil, je vais cueillir quelques fruits
Ainsi, chacun d’eux savait ce qu’il devait faire .
Le vieil homme les regarda avec fierté en ne cessant de dire : braves enfants, braves enfants
Nacira remplit la bouilloire d’eau de la source ; tandis que Jaber allumait le feu avec les morceaux de bois qu’il venait de ramasser.
Khalil traversa une centaine de mètres, quand il arriva devant une clairière .Il scruta de son regard les alentours : pas d’arbres ; donc pas de fruits. Il allait rebrousser chemin quand il entendit quelqu’un l’appeler : hé vous, vous cherchez quelque chose ?
Il se retourna derrière lui : une jeune fille se tenait devant lui .Elle tenait en laisse une biche .Khalil s’approcha d’elle et la salua .Puis :
C’est à moi de vous demander ce que vous faites là toute seule !
Cette dernière sourit avant de dire : mais , c’est mon territoire et j’habite là depuis un certain temps
Toujours étonné, Khalil reprit : vivez-vous seule ici ?
_Bien sûr que non !
_ Dieu soit loué ; mais…. Ou sont vos compagnons ?
_ En vérité, je n’ai qu’un seul compagnon …plutôt une compagne
Et de montrer de ses doigt la vie : d’ailleurs la voici ; elle me suit toujours partout
Khalil caressa l’animal puis il regarda de nouveau les alentours .Comme s’il cherchait un habitat ou des traces humaines
-Rassurez-vous, personne n’y habite cette contrée .Je vis seule ici depuis plus de deux ans ; enfin depuis la mort de mon père
Khalil se contenta de lâcher : ah, bon !
La jeune fille réalisa aussitôt qu’elle avait assez parlé et qu’elle ne connaissait rien du jeune homme. Aussi, elle le lui demanda gentillement.Ce dernier lui raconta son histoire .Quand il s’arrêta de parler celle-ci lui dit :
_Le hasard fait bien les choses mais de manières différentes : moi aussi mon père était bûcheron. J’étais sa fille unique après la disparition de mon frère .Heureusement pour moi, je l’accompagnais dans la forêt pour couper le bois. Ainsi, j’ai vite appris à manier la hache comme lui.
Deux jours après le décès de mon père, je suis montée dans le bois pour faire ma première cueillette .C’est ainsi que j’ai trouvé cette biche ; elle venait de naitre et sa mère venait de succomber à ses blessures .Des chasseurs avaient dû l’abattre et elle s’était sauvée de justesse pour mettre au monde son petit.
Alors je pris le petit animal et décidai de l’adopter. Chaque matin, je coupe du bois que je vends à des fermiers qui habitent à trois kilomètres d’ici. Eux en échange, ils me donnent des vivres et des provisions .
Khalil ne manqua pas d’admirer la bûcheronne : vous êtes vraiment courageuse et vous avez beaucoup de volonté
Mon frère et moi hélas, nous ne savons rien du métier de notre père .A présent , je réalise bien combien on a été égoïstes et flemmards.
Enfin, ce qui est fait et fait !
Aussitôt, la bûcheronne pria Khalil d’aller chercher ses compagnons et la rejoindre dans sa petite demeure qui se trouve derrière la colline.
Puis, elle le quitta

A suivre…….
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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 23:49

Enfin vint le moment du départ. Le soleil venait à peine de se lever quand ils quittèrent le village. Nacira s’occupa des mulets ,tandis que ses frères escortaient le troupeau de bétail. Abderrahmane, lui, poussait la charrette de vivres et des provisions.
A la mi-journée, ils arrivèrent devant un petit lac à moitié desséché.

__ « On va se reposer quelque moments ici, décida Abderrahmane .Et puis nous mangerons bien quelque chose
Aussitôt Nacira intervint : je vais préparer du café.
_Et moi dit Jaber, je vais chercher du bois pour faire du feu
_ Quant à moi conclut Khalil, je vais cueillir quelques fruits
Ainsi, chacun d’eux savait ce qu’il devait faire .
Le vieil homme les regarda avec fierté en ne cessant de dire : braves enfants, braves enfants
Nacira remplit la bouilloire d’eau de la source ; tandis que Jaber allumait le feu avec les morceaux de bois qu’il venait de ramasser.
Khalil traversa une centaine de mètres, quand il arriva devant une clairière .Il scruta de son regard les alentours : pas d’arbres ; donc pas de fruits. Il allait rebrousser chemin quand il entendit quelqu’un l’appeler : hé vous, vous cherchez quelque chose ?
Il se retourna derrière lui : une jeune fille se tenait devant lui .Elle tenait en laisse une biche .Khalil s’approcha d’elle et la salua .Puis :
C’est à moi de vous demander ce que vous faites là toute seule !
Cette dernière sourit avant de dire : mais , c’est mon territoire et j’habite là depuis un certain temps
Toujours étonné, Khalil reprit : vivez-vous seule ici ?
_Bien sûr que non !
_ Dieu soit loué ; mais…. Ou sont vos compagnons ?
_ En vérité, je n’ai qu’un seul compagnon …plutôt une compagne
Et de montrer de ses doigt la vie : d’ailleurs la voici ; elle me suit toujours partout
Khalil caressa l’animal puis il regarda de nouveau les alentours .Comme s’il cherchait un habitat ou des traces humaines
-Rassurez-vous, personne n’y habite cette contrée .Je vis seule ici depuis plus de deux ans ; enfin depuis la mort de mon père
Khalil se contenta de lâcher : ah, bon !
La jeune fille réalisa aussitôt qu’elle avait assez parlé et qu’elle ne connaissait rien du jeune homme. Aussi, elle le lui demanda gentillement.Ce dernier lui raconta son histoire .Quand il s’arrêta de parler celle-ci lui dit :
_Le hasard fait bien les choses mais de manières différentes : moi aussi mon père était bûcheron. J’étais sa fille unique après la disparition de mon frère .Heureusement pour moi, je l’accompagnais dans la forêt pour couper le bois. Ainsi, j’ai vite appris à manier la hache comme lui.
Deux jours après le décès de mon père, je suis montée dans le bois pour faire ma première cueillette .C’est ainsi que j’ai trouvé cette biche ; elle venait de naitre et sa mère venait de succomber à ses blessures .Des chasseurs avaient dû l’abattre et elle s’était sauvée de justesse pour mettre au monde son petit.
Alors je pris le petit animal et décidai de l’adopter. Chaque matin, je coupe du bois que je vends à des fermiers qui habitent à trois kilomètres d’ici. Eux en échange, ils me donnent des vivres et des provisions .
Khalil ne manqua pas d’admirer la bûcheronne : vous êtes vraiment courageuse et vous avez beaucoup de volonté
Mon frère et moi hélas, nous ne savons rien du métier de notre père .A présent , je réalise bien combien on a été égoïstes et flemmards.
Enfin, ce qui est fait et fait !
Aussitôt, la bûcheronne pria Khalil d’aller chercher ses compagnons et la rejoindre dans sa petite demeure qui se trouve derrière la colline.
Puis, elle le quitta

A suivre…….

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:01

L’après midi, les deux frères prirent la direction de la cabane située à l’orée du village. En arrivant, ils constatèrent que l’endroit semblait inhabité depuis un certain temps. Khalil fit le tour de la demeure, tandis que son frère scruta les horizons du haut d’une grosse pierre

_ «  On dirait qu’il n’y a personne, lança Jaber

_A croire que cette cabane n’a jamais été habitée, ajouta Khalil

Puis : entrons et visitons les lieux

Jaber essaya d’ouvrir la porte quand il remarqua qu’elle était cadenassée

Que faire ? Heureusement qu’il y avait une petite fenêtre de bois .Il était facile d’ôter une planche pour l’ouvrir

Les deux frères y entrèrent et se trouvèrent dans une grande obscurité. Jaber alluma une allumette .Soudain, à travers la lueur, ils virent des gros sacs encombrés dans toute la demeure.

Jaber reconnut le sac qu’il avait porté

_ « Mais, c’est le sac du vieillard

L’allumette s’éteignit et l’obscurité revint

Khalil en alluma une autre.

Quelques instants après, Jaber apporta une lampe à pétrole qu’il avait trouvée près d’un sac

_Bonne idée, frérot

Aussitôt, la pièce fut à nouveau éclairée. Les deux frères ouvrirent le sac  .Quelle fut leur surprise de voir les différents objets qui s’y trouvaient : des objets rares qui remontaient à des siècles

_On dirait des œuvres d’art très anciennes, lança Jaber

_En effet, approuva son frère

Après un bref silence, il ajouta : on a affaire à des voleurs d’art

_Il faut avertir les autorités, poursuivit Jaber

Ainsi, les deux frères se précipitèrent vers le poste de gendarmerie. Aussitôt, ils demandèrent à voir le lieutenant .Ce dernier les reçut sur le champ

Après lui avoir tout raconté, il fit envoyer une patrouille vers la cabane .Puis, il téléphona aux autorités de la ville la plus proche pour avoir des renforts.

_Messieurs, je vous félicite .Grâce à vous, on aura mis la main sur le plus gros butin volé depuis des dizaines d’années.

Les deux frères le regardèrent étonnés

_Je vais vous expliquer.

Ainsi, il dit : depuis plusieurs années, une bande de voleurs ne cessent de voler les monuments et les objets d’art dans les sites touristiques. Malheureusement, ils étaient insaisissables. On a beau leur tendre des pièges, en vain.

Dernièrement, une dépêche  est parvenue nous faisant savoir que la bande rodait autour du site historique du mausolée Moulay Bouazza .On n’avait fait monter la garde tout autour et ce 24 heures sur 24.Mais, il semble que les voleurs se sont rendus compte de notre présence .Aussi, ils n’ont rien tenté.

Quelques instants, deux brigadiers firent irruption dans la salle en tenant chacun un gros sac :

_ Chef, regardez ce qu’on vient de trouver

Le lieutenant ouvrit l’un des sacs et en sortit le contenu : des tablettes métalliques .Sur chacune d’elles des versets coraniques gravés en or massif.

Dans le second sac il y avait, une selle rustique, un fouet et un bracelet en argent

Le chef dévisagea les objets, puis lança à la cantonade :

_ «  Savez-vous à qui appartenaient ces objets ?

_Non, répondirent-ils en chœur

_ Vous ne le croirez jamais, c’est la selle et le fouet du grand chevalier Abou Alfawariss.

Qui de nous ne connaissait pas  ce valeureux guerrier qui combattaient les méchants et défendaient les faibles. On racontait qu’il manipulait si bien le fouet que Zorro était devant lui un piètre jongleur. On dit aussi que la selle était ensorcelée ; celui qui la montait serait invincible.

Enfin, c’est ce qu’on disait, conclut le chef de la gendarmerie.

Les deux frères sortirent de la gendarmerie tous fiers d’avoir accompli un devoir envers leur pays :

_ «  Enfin, ta mésaventure s’est bien terminée, fit remarquer Khalil

_Dieu soit loué ; non seulement, on m’a déculpabilisé, mais je suis devenu un héros

_Tu sais ajouta-t-il, demain nous serons à la une des journaux

Khalil fit la moue : Moi, ça ne plait guère tout cela. Et puis, la bande est toujours en liberté

_Et alors, s’interrogea Jaber

_ Ils vont continuer leurs sales besognes et comme tu dois le savoir, notre pays est riche en  monuments et objets rares

_Tu as raison, reprit Jaber .Espérons que les autorités finiront par leur mettre la main dessus

_Oui, espérons-le

Puis, ils se hâtèrent de retourner chez Abderrahmane

 

A suivre

   

 

   

  

 

 

 

  

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 00:12

 

Conte: la bûcheronne et la biche: épisode 5


Le lendemain matin de bonne heure, Khalil repartit vers le village accompagné de sa sœur. Dès son arrivée, ils allèrent directement au poste de gendarmerie .Là-bas, un gendarme les accueillit.
_" Je viens signaler la disparition de mon frère
_Quel âge a –t-il ?
_ A peux près vingt ans
_ C’est une grande personne ; il sait ou il va, non ?
_ Oui, monsieur le gendarme, convint Khalil
Et d’ajouter :
_ Il était avec moi hier .Lui,il a pris une direction et moi une autre. Nous cherchions du travail. Le soir, je suis revenu chez moi .Je croyais qu’il m’avait devancé à la maison. Vingt quatre heures se sont écoulées, il n’est toujours pas revenu."
Le gendarme le fit entrer pour voir le responsable. C’est alors qu’il aperçut son frère dans un bureau :
_ « Mais c’est Jaber, mon frère
Et il accourut vers lui
Ce dernier l’enlaça tendrement avant de dire
_" Je suis innocent, frère, je le jure ; je n’ai rien fait de mal
Aussitôt, celui qui semblait être le chef dit à Khalil
_" Qui es-tu ?
Khalil se présenta et demanda quelles sont les causes qui avaient emmené son frère dans ces lieux
On lui fit un bref aperçu de ce qui était arrivé .Aussitôt Khalil dit :
_" Jaber est innocent ; c’est mon frère et je le connais
Puis se retournant vers son frère
_ Aies confiance ; bientôt la vérité éclatera et tu seras relâché
Avant de le quitter, Khalil sut par son frère l’endroit ou il avait porté le sac ainsi qu’une description des deux hommes
Nacira était entrain de l’attendre près du poste de gendarmerie .Dès qu’il s’approcha d’elle, elle lui demanda ce qu’il l’avait tardé ainsi. Il raconta tout et il ajouta :
_" Eloignons-nous de cet endroit .Le mieux est de trouver l’ami de notre père."
Khalil et sa sœur repartirent vers la grande écurie .De loin, ils aperçurent le vieil ami de leur père
_" On dirait que vous êtes arrivés en avance, les apostropha-t-il
Khalil baissa son regard
_ En réalité, notre père est mort
_ Ah, lâcha-t-il, acceptez mes condoléances
Et d’ajouter :
_ vous avez bien fait de venir .Vous serez mes invités jusqu’à notre départ

Khalil paraissait perplexe .Le vieil homme le remarqua
_ Qu’est-ce qu’il y a, dit-il, quelque chose ne va pas !
_ Oui, avoua-t-il, il y a mon frère Jaber qu’on a arrêté
Et le fils du bûcheron lui raconta tout, du début jusqu’à la fin
_ Ne vous en faites pas mes enfants, dans une heure, il sera avec vous
_ C’est sûrement un malentendu de la part des gendarmes
_ Allez, je vous emmène chez moi ; puis, j’irai faire relâcher votre frère
Il était midi quand les deux frères et leur sœur prirent leur déjeuner en compagnie de leur hôte. Bientôt, ils parlèrent de leur projet
_" Dans deux jours, incha Allah, nous prendrons le chemin vers une autre région moins froide.Etes-vous toujours décidés à m’accompagner ? Vous savez, vous n’êtes pas obligés à le faire. Au cas où vous voulez rester, je vous cèderai cette maison et je vous trouverai même du travail
Les enfants étaient catégoriques :
_  non, dirent –ils en chœur, on a hâte de quitter ces lieux

Le vieil homme sourit :
_  bon, mais on est obligé de rester quelques moments. D’abord, je vais vendre quelques objets encombrants ; puis je vais acheter une grande tente pour nos déplacements et pour y passer la nuit.

_ Dans ce cas, dit Khalil, on va t’aider
_ Braves enfants, conclut-il, je savais que je pourrais compter sur vous."


A suivre dans trois jours




 












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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 00:38
En effet Jaber arriva au village et se dirigea directement vers le souk. Soudain, deux gendarmes s’approchèrent de lui .Ils étaient accompagnés d’un homme qui montra du doigt Jaber et dit :
_" c’est lui qui a pris le sac !" 

L’un des gendarmes attrapa le jeune homme par l’épaule :
_"  tu vas nous dire ou tu as caché le sac!

_ Mais, monsieur répondit ce dernier je ne suis qu’un porteur .Mais je peux vous emmener ou j’ai porté le sac
_ Alors, on te suit .Mais, attention, pas de faux pas on t’a à l’œil!"
Les deux gendarmes et Jaber arrivèrent à la cabane isolée. Il n’y avait personne .L’un des gendarmes entra dans la demeure. Celle-ci semblait déserte et inhabitée depuis pas mal de temps
_" Mais…mais bégaya Jaber, j’étais là, il y à peine une heure .Un homme barbu y habitait encore
_ Oui, dit le second gendarme, il s’est sûrement enfui en nous voyant arriver
_ C’est cela reprit Jaber
_ Parfait, puisque c’est ton ami, tu vas nous emmener vers lui
_ Mais, je vous l’ai déjà dit ; je ne suis qu’un porteur et je ne connais personne."
On conduisit Jaber menottes aux poignets au poste de la gendarmerie .A une centaine de mètres de lui, Khalil entamait ses recherches .Il fit tout le tour du souk : aucune trace de son frère. En fin de compte, l’un des habitants a du reconnaitre le frère recherché. Justement, dit-il, je l’ai vu porter un gros sac en compagnie d’un vieillard.
Voilà une bonne nouvelle : mon frangin a quand même trouvé du travail
Aussi, Khalil prit la direction du retour tout en étant persuadé que Jaber serait sûrement auprès de sa sœur entrain de l’attendre.
Et comme je le connais,pensa-t-il, il n’a pas manqué d’acheter des provisions et des médicaments pour notre père
Après deux heures de marche, il reconnut de loin la silhouette de sa sœur .Aussitôt son cœur se mit à battre la chamade .Il sentait comme un pressentiment d’un malheur arrivé .Toutefois, il ne voulait pas y croire. Alors, il courut à toute jambe vers sa sœur .Il allait la questionner au sujet du père quand celle s’agrippa à son cou en pleurant
_" Quoi, dit il, père est …
_ Oui, sanglota-t-elle .De grosses larmes coulèrent le long de ses yeux enflés
Khalil entra rapidement dans la cabane .Il s’approcha du mort et le baisa à plusieurs reprises sur le front puis dit : _ je suis arrivé un peu en retard .C’est ma faute ,père pas celle de Jaber ; excuse-moi, je n’aurais jamais dû te laisser seul
Une seconde fois, il l’embrassa à nouveau
Après quoi, il se mit en devoir de l’enterrer comme le veut le rituel de l’islam
Nacira avait assisté à l’enterrement en silence .Cette fois, elle ne pleurait plus .Elle avait lu quelques versets et formulé des prières pour son défunt père
Soudain, elle se retourna vers son frère :
_"  Ou est Jaber ? Il n’est pas avec toi

_ Non, dit –il, je croyais qu’il m’avait devancé
Puis :
_ je vais aller le chercher

Aussitôt sa sœur l’attrapa par l’épaule :
_ s’il te plait frère ne me laisse pas seule ; bientôt, il va faire nuit et j’ai peur

_ Tu as raison avoua-t-il, d’ailleurs Jaber comme je le connais il se débrouille bien
_ Sûrement, il va passer la nuit au village
Ce n’était pas vrai et Khalil le savait ; mais il voulait assurer sa sœur que tout allait bien. En vérité, il était persuadé que quelque chose serait arrivé à son frère. _Demain, je ferai un saut au village et je saurai tout, finit il par se dire
Puis à sa sœur :
_ allez, sœurette, on rentre à la maison

Il était environs huit heures du soir, quand Khalil raconta à sa sœur sa rencontre avec le marchand de bétail et le projet de l’accompagner vers d’autres régions .Nacira sourit timidement avant de dire :
_j’espère que tu as accepté

_ Bien sûr, dit-il
Il se retourna vers la place jadis occupée par le bûcheron et ajouta :
_  j’avais l’intention d’emmener notre père avec nous, mais le destin a agi autrement

Que Dieu le comble de sa miséricorde conclut-il
Sur ce, il dit bonne nuit à sa sœur, avant d’aller s’allonger dans un coin de la pièce
Nacira éteignit la lampe à pétrole et se coucha à son tour

A suivre

 






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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 18:46
Jaber se ruait entre les marchands ambulants , quand son regard se pointa sur un homme assez âgé. Il semblait chercher de l’aide .Jaber remarqua le gros sac devant lui. Aussi, il s’approcha de lui :
_" Salamou alikoum ;puis-je t’aider ? Je suis un porteur

Le quinquagénaire le dévisagea et un sourire se dessina sur ses lèvres :
_ tu tombes à pic

Et d’ajouter :
_  justement j’ai besoin d’un porteur .Allez, prends le sac sur tes épaules et suis moi. Je vais t’indiquer le chemin."

Jaber s’exécuta et suit son client à travers le souk ; bientôt, ils quittèrent le village pour prendre un sentier vers une colline. Après une demie heure de marche, ils arrivèrent à destination : une cabane isolée .Aussitôt, un homme muni d’un bâton s’approcha d’eux .Il chuchota à son ami :
_"  qui est ce gars ? Est-ce quelqu’un de la bande

_ Non, rassure-toi, il ne sait rien ; et puis ce n’est qu’un porteur."
Jaber était essoufflé .Aussi, il s’assit un moment sur une grosse pierre pour reprendre son souffle .Les deux hommes se parlèrent longuement .Puis l’un d’eux s’approcha du porteur et lui donna un billet de 20 dirhams
Jaber n’en croyait pas ses yeux :
_"  mais je n’ai pas de monnaie sur moi, finit-il par dire

_ Prend-le et va-t-en lui dit le premier homme."
Jaber ne se le fit pas dire deux fois. Aussi, il mit le billet dans sa poche et retourna rapidement vers le village

******************

Khalil entra dans une grande écurie .Il y avait beaucoup de moutons, de chèvres, d’agneaux et de brebis
Soudain, un des vendeurs s’approcha de lui :
_" N’es-tu pas le fils d’ Abderrahmane le bûcheron ? 

_ Oui, répondit celui-ci avec hésitation
Puis :
_ Vous connaissez mon père ? 

_ C’est un vieil ami à moi ; nous sommes lui et moi comme des frères
_ Dis-moi, ou es ton père ?cela fait presqu’un mois que je ne l’ai pas vu au village.Est-il malade ?
Khalil baissa sa tête et dit :
_ oui, monsieur et il est même très souffrant

Après une brève hésitation, il ajouta :
_ mon frère et moi avons décidé de chercher du travail au village.

_ Braves enfants le complimenta le vieil ami du bûcheron .Je vais vous aider tous les deux .Toi et ton frère vous allez vous occuper de mon bétail
_ Mais, acceptes-tu de vivre comme un nomade ? Car vois-tu, bientôt, je vais emmener mon troupeau vers d’autres régions moins froides que celle-ci .Si ton frère accepte , je vous emmènerai tous les deux avec moi. Comme ça , vous m’aiderez
Khalil semblait perplexe, mais il crut bon d’ajouter :
_" il y a aussi ma sœur qui est resté à la cabane avec mon père.

Le vieil homme sourit :
_ bien sûr qu’elle nous accompagnera dans notre voyage

_ Et pour mon père, ajouta Khalil
_ Lui, aussi conclut-il."
Puis, il sortit de sa poche un billet de 20 dirhams qu’il donna à son interlocuteur :
_"  Va acheter de quoi manger et boire ainsi que des vêtements .Dans trois jours, je vous attendrai à cet endroit .Soyez là avant 8 heures du matin.

_ Merci monsieur, s’exclama Khalil .Je vais annoncer la nouvelle à mon frère .D’ailleurs, il est sûrement entrain de me chercher."


A suivre, lundi

 


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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 21:32
Le lendemain matin de bonne heure, Jaber et Khalil prirent la route vers le village. Après quelques heures de marche, ils s’arrêtèrent pour se reposer et reprendre leur souffle. Sous un arbre, ils se partagèrent le morceau de pain que leur sœur leur avait mis dans le sac. Un silence régna interrompu par le gazouillement des oiseaux
Jaber regarda vers le ciel et dit à son frère :
_" tu crois qu’on trouvera du travail au village

_ Je ne sais pas répondit ce dernier
Et d’ajouter :
_  je ferai n’importe quoi pour aider notre père

Jaber consentit :
_ tu as raison frangin.

Puis :
_ reprenons la route pour arriver à temps!"

Ainsi, les deux frères reprirent leur chemin.
Dans la cabane, Nacira était au chevet de père. Ce dernier paraissait blême .De temps en temps, il ouvrait péniblement ses yeux, puis les fermait .Ses mains tremblaient .Soudain, d’un signe de sa main, il montra la carafe d’eau .Nacira accourut aussitôt vers la carafe pour donner à boire à son père. Celui-ci secoua sa tête et dit d’une voix presque audible :
_" Approche –toi de moi ma fille.

Il la regarda et des gouttes de larmes coulèrent de ses yeux.
_ Je sens que c’est la fin …..
_ Non, non, père elle, ne me laisse pas seule...
Le bûcheron la regarda, sourit puis sa main ne trembla plus et ses yeux se refermèrent pour toujours.
Nacira avait tellement pleuré que ses yeux étaient devenus rouges
Puis, elle constata qu’il était midi .Elle sortit de la cabane et monta sur une petite colline pour guetter l’arrivée de ses frères

**********

Enfin, Jaber et son frère arrivèrent au village. Il y avait beaucoup de gens .Ce qui montrait que c’était le jour du souk.
_" Cela tombe bien, dit Khalil, quelqu’un aura sûrement besoin de nous pour porter ses affaires.
_ Tu as raison, lui dit Jaber."
Aussitôt, il lui proposa que chacun prendrait une direction pour multiplier les chances d’être embauché
Ainsi, Jaber se dirigea vers l’entrée du marché ; tandis que son frère prit la direction de l’écurie réservée à la vente du bétail

A suivre

 


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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 13:21

Il était une fois un bûcheron qui habitait dans une cabane isolée à l'orée d'une forêt. Il avait trois enfants: deux garçons et une fille. Malheureusement, il n'avait pas de femme. Celle-ci était morte juste après la naissance du troisième enfant. Aussi, c'était lui qui s'occupait de tout dans la maison. D’ailleurs le plus grand de ses enfants ne dépassait pas dix ans. Donc, chaque matin, il se levait de bonne heure. D’abord, il faisait chauffer de l'eau dans une grande marmite ; puis, il en prenait une quantité pour préparer du café. Après avoir pris son petit déjeuner, il sortait de la maison sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller les enfants
Muni de sa hache et de sa sacoche, il se dirigeait vers la forêt. Arrivé sur les lieux, il commençait à abattre l'un des arbres .Il choisissait toujours le plus grand. Ensuite, il le découpait en morceau et mettait le tout dans sa sacoche .Après quoi, il prenait la direction du village. Là-bas, il vendait le contenu de sa sacoche .Certes, il ne gagnait pas beaucoup d'argent, mais c'était assez suffisant pour lui d'acheter de quoi manger, et boire. Il lui arrivait d'acheter des habits pour ses enfants et même d’économiser quelques dirhams.
Quand, il rentrait chez lui, ses enfants venaient juste de se réveiller. Alors, il les embrassait tendrement comme l'aurait fait leur mère. Ensuite, il leur versait à chacun un peu d'eau pour faire sa toilette. Aussitôt, il s'occupait du déjeuner .Quant à ses enfants, après avoir bu leur café, ils sortaient aux alentours pour jouer .Ils n'avaient rien à faire. Pour l'école, ils n'y allaient pas .D’ailleurs, l'école était à des kilomètres de chez eux.
C'était comme ça la vie du bûcheron et ses trois enfants..Ils étaient tous heureux et assez satisfaits de leur situation. Des années s'étaient écoulées, paisibles, mais surtout monotones. Ainsi, les enfants grandissaient, mais le père vieillissait. Bientôt, il se déplaçait péniblement .A la fin, il tomba malade et ne put se relever de son lit.C'était à ses enfants de s'occuper de lui. Sa fille Nacira qui était devenue presque une femme, préparait de quoi manger pour ses frères et son père. Les deux garçons, Khalil et Jaber devaient aller à la place de leur père pour couper du bois, ensuite aller le vendre au village. Malheureusement, aucun des deux enfants n'avait coupé de bois ; d’ailleurs, ils n'avaient pas la force et le courage pour faire ce travail fatiguant.
Que faire donc, sinon aller au village pour essayer de trouver du travail .Un jour Jaber dit à son frère :
_"comme tu vois notre père est invalide ; pour ce qui est des provisions, elles sont sur le point de s'épuiser .Il faut que l'un de nous aille au village pour rapporter un peu d'argent...

Son frère l'interrompit:
_ Et comment penses-tu avoir cet argent? Tu sais bien que ni toi ni moi ne savons rien faire
_ Justement rétorqua l'ainé, on se débrouillera

Et d'ajouter:
_  Et puis , je pourrai travailler comme porteur .Comme tu vois , je suis assez costaud et fort

_ C'est ça ironisa Khalil, , cette force dont tu te vantes ne t'a pas servi , ne serait-ce que pour couper du bois!
_ Mais, je ne suis pas un bûcheron , moi, rouspéta ce dernier.
_ Oui, conclut le benjamin, je suis d'accord avec toi; mais à une condition: je vais t'accompagner au village."


A suivre

 

 

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  • : Le blog de Houmidi59
  • Le blog de Houmidi59
  • : Vous allez vivre de drôles d'aventures avec mon personnage unique en son genre : Jelloul . Vous ferez connaissances aussi avec d'autres opersonnages ,comme Abbas le cinglé, Kabbour, Hamdane etc....
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  • Houmidi59
  • Je suis enseignant .
J'aime lire et écrire des nouvelles, de la poésies , et des articles divers.
Je suis marocain ,de nature simple sans aucun complexe.J'aime tout le monde .Aussi, mon but est d'avoir le plus grand nombre possible d'amis
  • Je suis enseignant . J'aime lire et écrire des nouvelles, de la poésies , et des articles divers. Je suis marocain ,de nature simple sans aucun complexe.J'aime tout le monde .Aussi, mon but est d'avoir le plus grand nombre possible d'amis

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