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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 15:44

 





On dit que la peur est un sentiment de faiblesse.On prétend même que c'est un vilain défaut; tout comme la cupidité ,la stupidité et la curiosité. Aussi celui ou celle qui a peur , on le traite souvent de poule mouillée ou tout simplement froussard.Comme quoi ceux qui ont une peur bleue sont mal vus par ceux qui n'ont pas froid aux yeux.Je ne vais pas contredire ce qui a été dit ; mais j'ajoute qu'il y a une autre peur qui est loin d'être un défaut , mais plutôt une qualité.Cette peur émane de la crainte de Dieu, du respect des règlements conçue par les humains de la terre et aussi par le savoir
Ah oui ,mes amis , on peut avoir la chair de poule dans beaucoup de situations que nous vivons.Je vais vous en citer quelques unes
Un passant qui traverse l'avenue ou la rue utilise normalement le passage pour piétons et bien sûr respecte le code de la route; sinon , il se fera renversé par les véhicules.Donc qui l'oblige à se comporter ainsi ?La peur, pardi
Reprenons : pourquoi a-t-il peur ?Parce qu'il sait que traverser l'avenue pourra lui causer la mort .Bien entendu , il a peur de mourir .C'est strictement naturel ; sinon on peut considérer cela comme un suicide.Aussi tous ceux qui se comportent différemment de ce passant sont pour moi suicidaires et par dessus le marché des ignorants
La crainte de Dieu est une sorte de peur louable :Quand on est conscient et on différencie entre entre le bien et le mal , on est sur le droit chemin .Ce qui nous a mis sur ce doit chemin ne peut être que cette crainte de notre Créateur
le verset du saint Coran est claire là dessus : Ceux qui craignent plus Allah sont les savants.
Un élève studieux a peur d'échouer à l'examen; il craint d'être réprimandé par l'enseignant. Donc , il a intérêt à faire ses devoirs , écouter les explications du professeur et avoir de bonnes notes.A la fin ses résultats seront satisfaisants .
Comme vous constatez avoir peur n'est pas toujours un défaut , mais plutôt une qualité.Alors , si vous voulez ne jamais avoir peur , soyez tout simplement des IGNORANTS!0


Voilà un témoignage qui vous en dira plus long à propos de ma chronique

Ali était un homme fort et puissant .Dès qu'on le voyait on prenait ses jambes à son cou.Personnellement , je préfère ne pas être sur son chemin .Voyez-vous c'était quelqu'un de violent et de féroce .Il n'avait aucune pitié même pour les vieux ou les handicapés.Toujours, il cherchait des noises à tous ceux qui le croisaient en chemin.Si quelqu'un avait la malchance de passer tout près de lui, alors de deux choses mes amis : soit il aurait un portrait bien arrangé ou il passerait quelques jours à l'hosto.Pour vous dire que cet Ali n'avait peur de rien et de personne
Pourtant un jour , ce qui arriva à notre bonhomme lui fit savoir que son courage n'était pas une qualité et qu'à cause de sa tyrannie , il avait risqué de perdre sa vie.
Ce qu'il y a ,est que cette vilaine créature était une personne illettrée .En somme un individu qui ne savait "gérer " ses pouvoirs.Donc , il rencontra un homme très maigre qui marchait à petit pas .Le costaud l'appréhenda et lui dit d'un ton moqueur : où vas-tu comme ça gringalet?
Ce dernier lui répondit gentillement : je cherche un hôtel pour passer la nuit.Voudriez-vous m'en indiquer un ?
C'était loin pour plaire à notre costaud.Aussi, il cria et hurla et attrapa le malingre homme et le souleva comme une plume .Il était vraiment fou furieux : comment oses-tu me parler sur ce ton , espèce de minable.Tu vas voir ce que je vais faire de toi
Le petit bonhomme n'avait point l'air d'avoir peur .Aussi , il l'apostropha gentillement: s'il vous plait voudriez-vous me déposer à terre ?
Le Courageux obtempéra et le jeta tout comme une épluchure de banane.Alors , c'était le miracle : le Gringalet se transforma en une boule et se rua vers le Gigantesque .Ce dernier tomba à terre .On dirait un tonneaux qui dégringolait le haut d'une falaise.Ah, j'oubliais de vous dire que justement , on se trouvait sur le haut d'une colline.Le mauvais bonhomme se releva avec peine ; mais avant de piper mot, le maigrichon lui atténua quelques coups monumentaux sur la tête et le thorax.Alors, cette fois , il tomba inerte : du sang coula de ses ses lèvres et il saignait partout .Bref, son état était loin d'être enviable
Avant de le quitter , le Chétif lui dit : si tu avais su que j'ai la maitrise des arts martiaux , tu aurais eu moins de courage et plus de peur
Et de conclure
Ne sous estime jamais les personnes de mon genre
: un brin de paille ou un tout petit morceau de bambou peuvent te rendre aveugle


Rabat : 1 novembre 2012



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Published by Houmidi59 - dans Histoires sérieuses
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:39



Il n'avait que deux mille dirhams dans son portefeuille.Il voulait acheter un mouton pour l'aïd.Alors, il se dirigea vers le marché du bétail.Arrivé sur les lieux , il constata avec effroi que les prix étaient exorbitants.Il était désorienté et ne savait que faire.0
Un vendeur s'approcha de lui et lui dit : j'ai un mouton qui ne fera pas souffrir le contenu de ta poche
Notre bonhomme le dévisagea et hocha de la tête Celui-ci reprit : Combien peux-tu payer pour avoir un mouton?0
L'acheteur sortit la somme d'argent enfouie dans son portefeuille et la montra en déclarant : je n'ai que cette somme là
Après l'avoir comptée , le vendeur semblait satisfait : pas de problème , tu auras ton mouton.
Justement un mouton était derrière lui
Tiens , continua-t-il , prends ton mouton et va-t-en avant que je ne change d'avis
Celui-ci ne se le fit pas dire deux fois .Il attrapa l'animal par la corde et quitta presto le souk.0
Arrivé chez lui, sa femme lui dit : comment oses-tu apporter ce maigre mouton à la maison? On dirait qu'il vient de la Somalie!
Le bonhomme contempla l'animal : mais , balbutia-t-il , on a échangé mon mouton avec un autre
N'essaie pas de me duper par tes paroles.Toi , tu as été toujours un bon à rien.Avoue que tu t'es fait avoir
Le bonhomme resta silencieux un bon moment.Sur ce , il reprit l'animal et retourna au marché.Arrivé de nouveau sur place, il chercha de ses yeux son vendeur.Malheureusement aucune trace de lui .
Aussitôt un campagnard s'approcha de lui et lui dit :je vous donne trois mille dirhams pour ce mouton
Hein , s'écria le nouveau vendeur
Le nouvel acheteur palpa le mouton et ajouta : ce mouton là a une belle allure et je voudrais l'avoir ; mais je n'ai que trois dirhams dans ma poche .S'il te plait veux-tu bien me le vendre?0
Notre bonhomme n'en croyait pas ses yeux et ses oreilles.A la fin, il accepta l'offre et dans son fort intérieur son cœur dansait la samba(la chamade)
Veux-tu bien me procurer une corde assez longue?0
Notre bonhomme ne se le fit pas dire deux fois.Aussi , il courut vers une tente à quelques pas de lui .Il acheta une corde et retourna sur ses pas
Le mouton avait disparu.De même que l'acheteur.
Il scruta l'horizon à la recherche de son mouton , mais en vain.
Il retourna chez lui bredouille.En chemin, il cherchait des explications à donner à sa conjointe.
Soudain, quelqu'un l'appela par son nom.Il se retourna et vit un de ses meilleurs amis s'approcher de lui en tirant un gros mouton derrière lui.
Mon ami Smaïl lança-t-il à interlocuteur, je t'apporte ton mouton
Notre bonhomme le dévisagea et s’écria : mais ce n'est pas mon mouton!
Mais si, rétorqua le nouvel arrivant et voilà ce qu'il reste de ton argent .
Et il lui remit mille dirhams


Houmidi
Oujda le 25 octobre 2012

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Published by Houmidi59 - dans Histoires sérieuses
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 16:20




Dites-moi mes ami(e)s : quelle est la différence entre un billet de banque et un mendiant ? Aucune .Tous les deux peuvent être faux .Cependant, c'est plus facile de détecter un dollar truqué que de repérer un faux mendiant. En effet, nos quartiers, nos rues et la majorité des lieux publics pullulent de ces gens qui ne cessent de demander l'aumône. Il y en a même ceux qui ont le toupet de frapper à nos portes. Combien de fois, j'étais entrain de faire la sieste, de regarder la télé ou lire un journal; quand la sonnette stridente de chez moi se mit à vriller mon intimité. Moi qui espérais une visite familiale ou amicale, j'accourrai vers la porte et je constatai avec une grande déception une main tendue qui me demandait : est-ce que vous avez quelque chose à manger et à boire ? Notez que la plupart de ces faux visiteurs sont bien habillés et leur allure n'a rien à voir avec les personnes qui souffrent de la misère.
Cette histoire m'a été racontée par un passager lors d'un de mes voyages en car .C'est un habitant de la région de Nador.




Mon père est quelqu'un de très riche.Il possède des boutiques et il m'a confié, tout comme à chacun de mes frères , de gérer l'une d'elles. Allah soit loué : les affaires marchent bien. Comme le commerce est prospère , les commerçants et moi ne manquons pas de donner l'aumône à tous les mendiants de passage .Pour vous donner une idée, nous en recevons pas moins d'une centaine par jour. La plupart ne passent qu'une seule fois ; puis , ils disparaissent sans jamais revenir.
Un jour, un homme assez grand d'âge s'est approché de ma boutique .En le dévisageant, j'ai réalisé que c'était un étranger et qui n'habitait sûrement pas les alentours .Ses vêtements étaient pleins de poussière; ce qui prouve qu'il avait parcouru une grande distance. Il avait l'air affamé et fatigué. Cependant, il n'a rien dit .En me saluant, il a baissé son regard .Moi bonne âme, je lui ai proposé un verre de thé .Justement, j'étais entrain de prendre mon petit déjeuner .Il m'a remercié par un hochement de tête.
Quand, il a fini de manger, il s’est éloigné de quelques pas et s'est accroupi dans un coin .Il était resté ainsi toute la journée. A midi, j'ai du l'appeler à nouveau pour partager avec lui mon déjeuner .Quand il a fini de manger , il a retourné à son coin après m'avoir remercié.
Le soir, je m'apprêtais à fermer ma boutique quand j'ai remarqué qu'il était toujours là .Je me suis approché de lui.
_" Mon brave, c'est l'heure de la fermeture. Je vais devoir vous quitter. Il m'a regardé un moment et il a dit qu'Allah vous bénisse .Puis, il s'est relevé et il est parti.
Le lendemain matin de bonne heure, il était là sur le seuil de la porte .Il était couché sur le sol .Il s'était couvert de carton pour se protéger du froid .Je l'ai regardé avec pitié.
Puis, j'ai ouvert ma boutique. Aussitôt, il a sursauté en me voyant. Il a balbutié quelques excuses .Je l'ai rassuré qu'il n'y avait pas de problème. Cette fois, j'ai décidé de tout savoir sur lui. C’est ce qu'il a fait .En effet, il n'est pas de la région. Pour être précis, il vient de Casablanca .Malheureusement quoi que cette ville est la capitale économique du pays, cela ne l'empêche pas d'appartenir à l'une de ses classes les plus démunie. Comme, il ne pouvait subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, il a décidé de partir vers l'aventure à la recherche de ce morceau de pain .Peut-être bien le trouvera-t-il quelque part .Et comme le dit l'adage: tant qu'il y a de la vie , il y a de l'espoir .Pour ce qui est de sa famille , chacun d'eux a pris une direction dans le même but que le sien.
En le dévisageant, je n'en croyais pas mes yeux .Et pourtant ce que je voyais était la réalité amère .Finalement le plus grand ennemi de l'homme est la pauvreté. La preuve : le cas de cet homme.
Donc, j'ai raconté son cas à mes amis commerçants .Pas la peine de vous dire qu'ils étaient tous solidaires avec lui. Aussi, durant les six mois qu'il était resté parmi nous , il ne manquait de rien : argent et nourriture.
Un jour, il nous dit à tous :
_ « Avec votre permission, je vais rendre visite à ma famille .A présent, je peux subvenir à ses besoins..En tout cas pour une certaine période.
Il nous a promis de revenir l'année prochaine.
Six mois se sont écoulés, quand il a fait son apparition. On l'avait accueilli à bras ouverts. C’est vrai, on s'était habitué à sa présence .Donc, à nouveau, tout notre intérêt s'était porté sur lui.
Ainsi, six bonnes années étaient passées, durant lesquelles l'état de notre mendiant s'était beaucoup amélioré.
Cette fois, il est venu pour faire ses adieux. Je ne vous cache pas qu'en me serrant les mains, des gouttes de larmes coulaient à travers ses yeux:
Cette fois, a- t-il dit, je ne reviendrai jamais.

Devant mon air ébahi, il a ajouté : « ne faites pas cette tête mon ami. Vous savez bien qu'un jour, nous allons nous quitter.
_ C'est vrai lui ai-je répondu ; mais votre présence va beaucoup me manquer. »
Il m'a regardé un moment en souriant :
_ « D'accord mon brave .Je vais vous donner mon adresse .Un de ces jours, venez me rendre visite .Ma famille et moi serons heureux de vous accueillir . »
Et il est parti.
Pour ne rien vous cacher : il a laissé un grand vide.Je crois qu'on l'avait évoqué durant des mois et des mois.
Finalement, on avait tous fini par l'oublier.
Trois bonnes années après, j'ai fait un grand voyage .A Casablanca, je me suis rappelé notre mendiant .Par chance, j'avais toujours son adresse sur moi .Aussi, j'ai décidé de lui rendre visite.

J’ai hélé un petit taxi et je lui ai refilé l’adresse .Un quart d’heure plus tard, le véhicule rouge s’est arrêté devant un grand immeuble .J’ai regardé autour de moi : il y en avait plusieurs bien bâtis et bien structurés. Devant mon air hébété, le chauffeur m’a montré du doigt l’entrée :
_ « C’est là monsieur !
Je n’étais pas convaincu .Aussi, je lui ai dit :
_C’est vraiment l’adresse que je vous ai donnée ?
Le propriétaire du taxi rouge n’était pas du tout content :
_ Mais oui , monsieur !
Puis :
_S’il vous plait , payez le prix de la course et veuillez descendre .J’ai beaucoup à faire.
Ce que j’ai fait. Donc, je suis entré dans l’immeuble en empruntant les escaliers .A chaque étage, je lisais les enseignes accrochées au dessus des portes .Arrivé au dixième étage, j’ai aperçu quelqu’un qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à mon ami le mendiant. Cependant, celui-là était bien vêtu et en plus , il était en pleine forme .Il est passé devant moi sans se préoccuper de ma présence .Aussitôt , j’ai lancé :
_ « Hé , monsieur Kabbour !
Tout à coup , il s’est retourné vers moi.Pas de doute c’était bien lui. Il m’a regardé un peu surpris un bon moment .Puis, j’ai repris :
_ Vous vous souvenez de moi .Je suis Mohamed Améziane de Nador. »
Tout d’un coup , il a accouru vers moi en m’enlaçant de ses bras :
_ « Mais oui et je ne pourrai jamais oublier le bon gars qui m’a hébergé et nourri des mois et des mois.Finalement, vous êtes venu.Quelle joie de vous revoir après ces longues années ! »
Puis, il a fait un grand geste de ses mains : ce bâtiment m’appartient du bas jusqu’en haut.La grande majorité des appartements qui s’y trouvent , je les ai louées à des fonctionnaires..J’ai gardé tout le dixième étage pour ma famille et moi
Venez pour vous reposer .Vous devez avoir faim et soif.
Justement deux fillettes se sont précipitées vers lui .En les embrassant , il leur a dit : saluez votre oncle Améziane.Il vient de loin.
Puis réalisant que j’avais deux sacs entre les mains , il m’a dit :qu’est-ce que c’est ?
_ « quelques fruits et de la pâtisserie que j’ai achetés pour vous.
Il a bien rigolé, le dodu ! Après quoi, il a donné un sac à chacune de ses pupilles en leur recommandant de les jeter dans les ordures publiques. Il m’a regardé en souriant : « ne vous en faites pas ; je ne manque de rien. Et puis , ça pourra bien faire plaisir à un pauvre passager .Il y en a beaucoup qui passent par là. »
Pour être franc avec vous, je n’en croyais pas mes yeux. Tout cela s’était défilé si vite qu’aussitôt, je me suis trouvé dans un superbe appartement qui rendrait jaloux le salon de mon père. C’est vrai les apparences sont trompeuses ! Qui aurait cru que ce pauvre mendiant était trois fois plus riche que ma famille ?
Je me suis assis sur du sofa aussi moelleux que la peau d’un bébé. J’ai jeté mon regard sur le mur : des tableaux d’art étaient accrochés et chacun des coins du salon abritait des œuvres d’art sculptées par les meilleurs sculpteurs du monde.
Quelques minutes, mon hôte a fait tinter une clochette .Aussitôt une jeune fille est entrée en poussant un petit chariot argenté et couvert d’une nappe dorée. Tout en ôtant le couvert, il m’a dit : servez-vous.
Ce que j’ai vu comme mets succulents m’a mis l’eau à la bouche. Déjà une agréable odeur avait envahi toute la pièce. Pour ne rien vous cacher , j’ai mangé comme un goret. Puis, on m’avait apporté de quoi me laver les mains. Sur ce, mon hôte, m’a fait emmener dans une pièce qui s’est avérée être le salon de séjour .Dans cette pièce, il y avait une grande bibliothèque qui contenait pas moins de cinq cents livres .Il y avait aussi un grand écran plasma tout au fond .Nous nous sommes installés sur des grands fauteuils qui ressemblaient de près à des diligences de prestige. Je crois que tout simplement, j’étais entrain de faire un rêve les yeux ouverts.
Une autre bonne nous a apporté deux tasses en porcelaine dans un plateau argenté. Tout en savourant l’arome délicieux du café, Kabbour m’avait raconté un peu de sa vie .Ce qu’il m’avait dit, je ne l’aurais jamais imaginé. A la fin , je me suis dit : pourquoi un homme qui ne manque de rien s’adonne à la mendicité ?
La réponse m’a été donnée par le faux mendiant lui-même :
_ « Vous savez mon ami, m’a –t- il expliqué, vous pourrez considérer cela comme un vice .D’ailleurs, nous n’avons cessé de mendier depuis des centaines d’années. Cela date de mon arrière grand-père Elhaj Kabbour.
Je l’ai interrompu : à présent, vous avez repris votre vie de richard !
_ Oui, a-t-il précisé pour un certain temps seulement
_ Quoi ? Mais, il y a au moins quatre années que vous n’êtes pas venu nous voir !
Il est parti d’un rire qui exprimait combien il était déçu de mon intelligence
_ Mon ami, je vois bien que nous n’avez rien compris .Sachez que Nador n’était pas ma seule destination. Je me suis installé dans pas mal de régions comme : Berkane, Kasbat Tadla, Khouribga, Chaouen ….Bref, j’ai vu presque tout le Maroc .Mais je crois que votre région est l’une des régions que j’ai beaucoup aimée.
_ Vous allez sûrement nous rendre visite .N’est-ce pas ?
_ Malheureusement, non ! »
J’ai du passer trois jours chez lui. Puis, je l’ai quitté pour toujours .Après tout, il s’est acquitté de sa dette envers moi .Aussi , je l’avais totalement oublié .Cette mendiante qui est montée dans notre car avait les mêmes caractères que mon ami le faux mendiant.
Fin de l’histoire de mon compagnon de voyage



PS : en regardant de près cette dame qui mendiait, je ne cessais de penser à la grosse fortune qu’elle pourrait trimbaler sous ses habits .Soudain, un jeune homme fit irruption à l’intérieur du véhicule .Il pointa un doigt vers la vieille mendiante et cria : Attention ! Cette femme est beaucoup plus riche que vous tous .Elle ne mérite nullement votre pitié.
Puis, il a disparu laissant la plupart des voyageurs dans le doute …sauf mon compagnon et moi
Et vous , croyez-vous à cette histoire ?

Abdelhamid : dimanche 6 mars 2011Mendiant4.jpg

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Published by Houmidi59 - dans Histoires sérieuses
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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 22:43
Le rêve des pauvres est d’avoir beaucoup d'argent pour le dépenser selon leurs désirs et souhaits: acheter une villa avec une piscine munie d'eau chaude et froide pour en profiter toute l'année , avoir une voiture luxueuse avec un tableau sophistiqué et commandé par un ordinateur à distance, voyager en avion ....bref se satisfaire.
Le cauchemar des riches c'est l'idée de perdre cet argent par n'importe quel moyen : vol, agression , perte ou tout simplement une affaire qui tourne mal
Comme quoi l'argent est le soucis de tout le monde : les riches et les pauvres.
Après cette petite introduction à la choucroute, je vais vous raconter une petite histoire amusante

C'était un vagabond qui frappait chez les gens en demandant l'aumône. Le jour , il errait dans les rues et la nuit, il retournait à sa petite cabane pour manger ce qu'il avait ramassé .Maintes fois, on allait lui rendre visite .Lui en bon hôte , partageait avec nous son diner .Il était très heureux de sa vie de nomade. Quand nous le quittions, il s'endormait aussitôt. La preuve qu'il était très fatigué après une rude journée de marche. Le lendemain de bonne heure, il se réveillait et entamait sa promenade par visiter les épiceries et les cafés pour prendre son petit déjeuner. Après quoi, il se dirigeait vers les quartiers populaires. A chaque porte il frappait de légers coups. Quand, on lui ouvrait la porte, il disait toujours : bonjour madame (ou monsieur).Avez-vous besoin de mes services ? Je peux vous être très utile
Accoutumé par ses visites, on souriait souvent avant de lui demander d'attendre quelques instants pour revenir ensuite avec du pain, le reste du diner, des fruits et des fois des habits.
Le vagabond les fourrait dans une sacoche accrochée à son dos ; puis il poursuivait sa tournée vers la seconde maison et ainsi de suite jusqu'à la tombée de la nuit.
Il lui arrivait quelques fois que des femmes qui se trouvaient seules à la maison de lui demander de faire des courses ou de faire quelques réparations mondaines. Il s'acquittait de ces taches honorablement.
Un jour notre vagabond décida de jouer à la loterie .Il avait vu beaucoup de gens remplir des cases par des numéros .Alors, il s'est dit : et si je tente ma chance moi aussi
Donc, il entra dans petite agence .Aussitôt , le caissier s'approcha de lui et voulut le mettre dehors.Sans rien vous cacher , ses habits sentaient la moisissure et le dégout .D'ailleurs, les habitués de lieux ont vite fini par déguerpir .Le vagabond , sortit de sa poche trois billets verts et les tendit au caissier : je voudrais tenter ma chance dit-il tout simplement
L'employé lui montra les formulaires et lui donna un stylo
Notre vagabond a rempli les cases à la hâte tout en rêvant de la fortune.
Puis , il retourna directement chez lui. Ce jour là, il était resté chez lui.
Deux jours après, il passa près de l'agence. Quelle fut sa surprise de voir étalé sur la vitrines les mêmes numéros qu'ils avait cochés
J'ai gagné , j'ai gagné cria-t-il à la cantonade
Les passants le regardaient avec pitié
Le pauvre dit l'un d'eux à son compagnon : ça y est notre bonheur a perdu les boules
Le vagabond décida de retirer son lot à l'agence ; mais là-bas on lui fit savoir qu'il devait aller à Casablanca pour avoir ses gains .Tout simplement , il venait de gagner la somme de cents millions de centimes
De quoi faire perdre la raison d'un homme normal!
Donc, pour la première fois il constata qu'il était répugnant avec ses habits graisseux .Puis, il se rappela qu'il ne s'était pas lavé , il y a des mois .
Alors, il décida d'acheter quelques vêtements neufs avec ses économies. Il alla ensuite au bain .
Il dut rester presque quatre heures pour devenir propre .Ensuite, il s'habilla de ses nouveaux habits .Pour finir, il fit un saut chez le coiffeur pour se donner une autre allure .Ce soir , il nous avait dit : les enfants , je vais prendre le train pour Casa .Là-bas une grande fortune m'attend
Puis , il ajouta : à chacun de vous , je vais vous donner beaucoup d'argent pour remplir vos poches
Nous le quittâmes sans vraiment le croire .
Avant de prendre le train, le vagabond mit tous ses frusques dans une grande bassine en métal ; il y versa un litre d'essence ; puis alluma une allumette qu'il jeta au tas avant de dire : Adieu la pauvreté, adieu la saleté, adieu le vagabondage
Petit à petit les habits se consumaient pour devenir un tas de cendre. Il assista à la scène jusqu’à la fin sans cesser de sourire avec une ironie qui en disait long sur ses principes.
Après quoi, il se dirigea vers la gare.
Durant tout le voyage , notre vagabond avait imaginé mille et un projet .Quand le train arriva à destination, il prit un taxi en lui disant : s'il vous plait emmenez-moi vite à cette adresse
Le taxi s'arrêta devant un grand immeuble qui semblait aussi désert qu'une école après six heures.Il y entra en se précipitant vers l'un des guichets: monsieur , dit-il à un employé je viens de gagner 100 millions
Félicitations rétorqua ce dernier.Alors, donnez-moi votre reçu pour que je puisse vérifier
Le vagabond obtempéra ; puis il se mit en devoir de fouiller ses poches .Soudain, il cria : Ah , non ; ce n'est pas vrai !
Hélas , il venait de se rappeler que le billet gagnant avait tout simplement été brulé avec ses anciens habits de vagabond
A vous de deviner la fin


Houmidi59: 8/12/2010

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 11:44
Le code de la route a été établi pour être respecté par tout le monde : les conducteurs, les piétons et les hommes de la loi .Malheureusement, pour chacune des trois catégories, il y a toujours des exceptions.
Certains conducteurs connus sous le nom de chauffards du dimanche croient que tout leur est permis, pour la simple raison qu’ils sont pressés ou ont des engagements urgents qu’il ne faut en aucun cas reporter.
Il y a aussi les piétons qui traversent la chaussée sans passer par le passage qui leur est destiné et qui en plus croient que les feux tricolores sont faits uniquement pour les véhicules
Quant aux hommes de la loi .Ici il est question de policiers et de gendarmes .Plusieurs d’entre eux réprimandent le fautif à leurs façons .Ce qui arrange d’un côté le conducteur et remplit la poche des seconds au lieu des caisses de l’Etat.
Revenons au conducteurs et spécialement ceux à deux roues : les vélos et les motos tous genres. Ah, ceux –là sont vraiment uniques dans leur cas. Plus de 95% ne respectent pas le code de la route .On peut dire qu’ils ne distinguent plus entre les trois couleurs qui régissent la circulation. Ils sont loin d’être des Daltoniens, puisqu’ils distinguent bien la couleur verte. Comme quoi si les optimistes voient la vie en roses, nos motocyclistes et nos cyclistes voient leur parcours en vert.
Moi aussi , j’ai une moto que j’utilise dans mes déplacements en ville .Il s’avère que c’est un moyen économique et pratique surtout dans les grandes agglomérations. Cependant, son conducteur demeure vulnérable face aux accidents de la circulation. Pour cela, il faut se munir d’un casque pour se protéger d’une chute brusque ou un heurt violent .Aussi, il ne faut jamais rouler entre les voitures pour éviter d’être serré par elles.
Je vais vous raconter un fait divers que j’ai moi-même vécu
Un jour , je roule tranquillement sur ma moto.Arrivé à un carrefour , je ralentis ; d’ailleurs , le feu rouge s’affiche aussitôt .Donc, plusieurs voitures se sont arrêtées .Moi, j’ai pris le côté droit tout en guettant le changement du rouge au vert.Soudain, j’entends un klaxon strident .Je me retourne : derrière moi un motard qui me fait signe de m’écarter de son chemin.Moi bonne âme , je lui montre du doigt que le feu est toujours rouge.Ce ,n’est pas une réponse à lui dire .Aussitôt, il appuie sur l’accélérateur en faisant crier son moteur à deux cylindres , prêt à me foncer dessus .Dans de telles situations, le mieux est d’obtempérer ; mais , les amis, je suis un peu coincé et je ne peux même pas bouger …sauf pour griller le feu rouge .Et ça , je ne le ferai jamais.Alors, l’homme à la moto descend de son engin et m’attrape pour me « corriger » à sa façon.Quand, soudain, deux policiers surgissent et l’un d’eux crie à l’agresseur :
_ « Hé, vous, qu’est-ce que vous faites ? Lâchez cet homme tout de suite
Le barbu obéit tout en me poussant ; ce qui me fait tomber sur ma propre moto.Heureusement que mon casque a paré le coup de chute .Ce qui a fait que je me suis vite relevé.Le second agent s’approche de moi et m’apostrophe :
_ »rien de grave, monsieur ?
_ Merci lui dis-je, ça va . Tout va bien
Puis :
_ Qu’est ce qu’il y a au juste ?
_ Il me barre le passage , hurle le motard , tout en manifestant sa colère
_ Ah, bon, réplique le policier .Monsieur a l’intention de griller un feu rouge
_ Mais…mais , bêle le malotru

Le policier reprend :
_ Tu n’as pas de chance , mon gars, parce qu’on a tout vu.
Braves policiers , un moment , j’ai pensé les embrasser.
Puis , le policier demande à voir nos papiers .Je les lui remet fièrement , tandis que mon agresseur semble chercher dans ses poches , mais en vain
Finalement, on saisit son engin et on lui colle une amende
Quant à moi , je quitte les deux agents après les avoir remercié .Puis, au lieu de faire mes courses, je décide de boire un café.Justement , mes amis sont là.Cela m’a permis d’oublier l’incident.


Abdelhamid
Oujda : 4 décembre 2010
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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:37

hajourti-1.jpg  


La petite Sabrina sortait de chez ses parents pour aller à l'école. Elle paraissait déprimée et nonchalante. Certes, elle n'avait plus envie de poursuivre ses études. En plus , elle savait que le professeur de français (pas moi) la punirait pour ne pas avoir fait ses devoirs.
Donc, elle faisait des petits pas tout en pensant à autre chose .Soudain, elle vit un étrange bonhomme tout vert, avec des cheveux en épingles. Pas de doute , c'était quelqu'un venu d'un autre monde .En somme un extra terrestre.
Comme Sabrina ne sentait aucune peur envers l'inconnu, elle s'approcha de lui et lui dit :
_" Veux-tu bien m'aider ?
Le bonhomme sourit et dit :
_" Je vois , je vois.
Et d'ajouter : voilà ce dont tu as besoin
Puis, il sortit d'une des fentes de son corps une aiguille lumineuse .Avec cet instrument , il piqua le bras de la jeune fille .Celle-ci eut un sursaut .Aussitôt une sorte de force invisible enveloppa son corps ; puis sa tête s'illumina
 
 
L'extra terrestre conclut : te voilà doté du savoir absolu
Sabrina courut à toutes jambes vers son école. Ce jour là , elle avait répondu à toutes les questions dans différentes matières .Elle a même embarrassé certains professeur , notamment celui des sciences et des mathématiques .Devant ses réponses et ses exposés tout le monde était ébloui, voire ébahi
A la maison, ce fut la même chose .
Des jours passèrent.
Un jour, le bonhomme étrange la trouva dans un coin tout en pleurs .Grâce à son don , il savait qu'elle avait été battue par ses amis qui étaient jalouses d'elle.Alors , une seconde fois , il fit jaillir une minuscule aiguille toute différente de la précédente et lui dit :
_" Bientôt ,tu auras la force suprême
Puis, il la piqua au bras
Aussitôt, elle sentit son corps s'endurcir .Elle regarda autour d'elle et eut l'envie d'arracher un poteau .Ce qu'elle exécuta avec aisance devant l'ahurissement de quelques passants
Sans dire merci à son bienfaiteur, elle courut vers le collège.
Des jours passèrent durant lesquels Sabrina a corrigé pas mal de personnes de ses connaissances y compris des garçons qui essayaient auparavant de lui chercher des noises.
Pourtant, un jour, notre bonhomme trouva la jeunes fille dans un coin qui pleurait .Tout devin qu'il était, il lui dit : je vois, je vois .Tu as besoin de la richesse
_" Non, non, pas ça
L'extra terrestre était à son tour indécis et perplexe:
_"Alors, dis-moi que désires-tu
_Je veux être aimée par tout le monde
Malheureusement , le bonhomme ne savait rien de ce mot .Aussi il lui dit :
_"L'amour ! Qu'est-ce que c'est ?
_Un sentiment qu'on ressent envers d'autres personnes
_Non, non, je n'ai pas ce pouvoir
Sabrina le regarda un moment puis dit :
_" S'il te plait reprends tes pouvoirs .Je veux redevenir comme j'étais auparavant !0







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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:29



C'est fou que les les gens oublient vite quand vous leur faites du bien ; mais ils se rappellent aussitôt le mal causé par vous et ils ne cesseront de vous le répéter ....Je crois qu'ils en garderont pour vous une rancune jusqu'à leur mort.
Comme quoi , l'être humain a quelque part dans son fort intérieur une racine de mal qui peut jaillir à tout moment de sa vie.
Je vais vous raconter une histoire avec un cousin que j'ai hébergé un certain temps chez moi .En fin de compte , je suis devenu son pire ennemi
Il y avait plusieurs années de cela.J'étais encore célibataire .En fait , je venais de débuter dans l'enseignement.Pour ceux de ma génération, en ces temps là , le salaire d'un instituteur ne dépassait pas 1500 dirhams.Cependant, on pouvait vivre à son aise et même faire quelques économies pour acheter le mouton de l'Aïd, passer ses vacances loin de la belle -mère , acheter une Renault quatre , ou tout simplement les garder "au chaud" ou au "frais" à la banque dans l'attente de profiter d'une parcelle de terre pour en faire son logis.
Donc, j'habitais en ville dans un appartement que j'ai loué à 300 dirhams le mois.Au début, j'ai mené une vie de solitaire.Je mangeais et dormais seul et j'avais pour compagnon mon magnétophone à piles et mes romans policiers (le masque).
Des amis me rendaient visites des fois chez moi .On passait de bons moments à discuter ;puis je leur servais du thé ou du café avec des biscuits .Quand , ils venaient après le coucher du soleil, ils avaient droit à un dîner que j'achetais chez le gargotier du coin .Bien entendu, mes amis le trouvaient (pas le restaurateur) succulent et je crois que c'est pour cela qu'ils me rendaient plusieurs fois visite par semaine
Une année est passée comme cela .Je me suis rendu compte qu'il fallait changer de mode de vie.D'abord par trouver un colocataire digne de confiance; ensuite acheter un poste de télé en couleur ; puis penser à faire moi même la cuisine .Par chance, un collègue à moi me suggéra de venir s'installer chez lui et de partager le loyer en ne payant que la modique somme de deux cents dirhams .Il me proposa une chambre très espacée et bien éclairée avec deux vues: une sur l'avenue et l'autre sur la cour.Ainsi c'était assez facile pour moi de me mettre au courant sur le champ...Non, je plaisante ! Donc, j'ai déménagé chez mon nouvel ami en emportant toutes mes affaires .Pour ne rien vous cacher , la demeure était splendide et ravissante .Mon collègue l'avait bien équipée .On peut dire qu'il ne manquait de rien ....sauf peut-être bien d'une épouse.
Un jour , je le lui ai dit .Il m'a répondu qu'il avait beaucoup de crédits à régler et que la question du mariage ne serait pas envisageable avant une dizaine d'années.Cela m'arrangeait bien , puisque moi aussi je tenais encore à mon statut de célibat .Aussi, je n'avais quitté cette demeure qu'après cinq ans durant lesquels j'ai économisé beaucoup d'argent
Puis de nouveau j'ai loué un trois pièces et je l'ai meublé .Il me restait assez d'argent pour penser au mariage .En effet, j'ai trouvé la fille à qui je devais remettre ma bague de fiançailles tout en lui promettant qu'elle serait à mes côtés dans moins d'un an .
Jusque là, tout allait bien.Un jour, j'étais dans un café entrain de siroter un thé à la menthe quand quelqu'un me tapota l'épaule.C'était mon cousin Abdelhafid .J'étais surpris et étonné de le voir dans ces lieux.Comme je le connaissais ,il habitait à la campagne et encore à des milliers de kilomètres de chez moi .
Après les salamalecs et les comment-vas-tu toi et la famille, je l'ai emmené chez moi.
La vérité mon cousin ne semblait pas être dans son assiette .Quand je lui avais demandé ce qu'il n'allait pas chez lui, il avait pleuré comme un enfant .Après, il m'avait tout raconté : sa mésaventure avec son père qui l'avait chassé comme un chien .Le pauvre avait dû quitter la demeure familiale après plusieurs disputes avec le paternel à cause de la belle -mère qui s'était installée après la mort de sa mère.
 Mon cousin m'avait dit qu'il était à chaque fois insulté et battu et enfin de compte on décida de le jeter à la rue.
Il ne savait ou aller .Alors, il s'est souvenu qu'il avait un cousin quelque part (à savoir moi) dans les environs de Taourirt .Alors, il vola le poste de radio de son père et le vendit à un brocanteur pour une bouchée de pain ; mais cela était suffisant pour payer le prix du voyage.
Il resta plusieurs mois chez moi logé et nourri ; je lui donnais même l'argent de poche pour aller au café et des fois au cinéma.
Il se servait de ma moto pour se déplacer en ville.Pourtant, un jour , il heurta un vieillard .Aussitôt , il fut emmené au poste de police pour homicide volontaire; quant au sexagénaire , il fut conduit d'urgence à l'hôpital suite à une fracture du bassin , et un nombre indéfini d'écorchures
Pour le faire relâcher (mon cousin ,bien sûr ) , j'ai
essayé de trouver un arrangement à l'amiable avec la famille de l'Ancêtre; un arrangement qui m'a valu le tiers de mes économies.Bien entendu, arrivés à la maison, je me suis explosé de colère contre mon cousin .Ce dernier s'est contenté de baisser sa tête sans piper mot.J'ai aussi pris certaines mesures : la plus importante lui interdire de se servir de ma moto
Alors, les amis , le cousin a vite changé de comportements envers moi.Il se fâchait à la moindre des choses et quelques fois , il ne me parlait pas durant toute la journée.Il lui arrivait même de se plaindre de moi aux autres .Comme , il tissait des mensonges sur mon compte, beaucoup de mes amis ont rompu avec moi .
Enfin de compte , j'étais devenu son pire ennemi et il le clamait haut à tout le monde.
Il ne me restait plus qu'à changer la serrure de la porte et me débarrasser une fois pour touter de lui.En effet, un jour , il disparut sans laisser de traces
Plusieurs mois après , j'ai eu de ses nouvelles n venait de l'inculper pour escroquerie dans une autre ville ou habitait justement un de mes oncles
Je termine par cette citation sur la méchanceté qui est la vertu de beaucoup de gens comme mon cousin
La méchanceté est de tous les esprits le plus facile.Rien n'est si aisé que d'apercevoir un ridicule ou un vice et de s'en moquer : il faut des qualités supérieures pour comprendre le génie et la vertu

 

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 21:29
Je vais vous raconter les aventures de deux enfants : Aziz et Azzouz .Le premier est quelqu'un d'aimable, gentil , très obéissant et c'est un élève studieux .Le second est tout à fait le contraire de son ami. Pourtant, ils sont souvent ensemble. Pour vous dire que notre Aziz a une grande âme .
Bien entendu, j'ajoute aussi que les deux amis sont voisins l'un de l'autre; puisque deux maisons les séparent.


Episode un: le tricheur


Un jour Azzouz frappe chez son ami Aziz. Ce dernier lui ouvre la porte , le visage embelli et le sourire aux lèvres...comme toujours d'ailleurs:
_" Bonjour mon ami ,quel bon vent t'amène !
Azzouz baisse son regard quelques instants et hésite .Aziz le fixe du regard tendrement :
_" Hé Azzouz, tu sembles ne pas être dans ton assiette .Quelque chose ne va pas ?
_Non ,répond ce dernier ; mais c'est vrai ,j'ai un problème
Et d'ajouter :
_ Veux -tu me rendre un service?
_Mais bien sûr ,se hâte de répondre ce dernier
Alors, il lui explique qu'il a perdu les énoncés du devoir que la maitresse leur a demandés de faire .Sans attendre la suite des explications, Aziz entre chez lui et revient à peine une minute passée en tenant à la main une double feuille :
_" Tiens et recopie dont ce que tu as besoin et n'oublie pas de me la rendre ce soir. Tu sais bien que demain on va rendre nos copie à la maitresse.
Azzouz prend la copie tout en murmurant un merci étouffé; puis il s'en va chez lui.
Le lendemain matin, la maitresse demande aux élèves de rendre le devoir .Soudain, Aziz se souvient que sa copie est toujours chez son ami. Au fait la veille , lui et ses parents sont rentrés très tard après avoir diné chez son oncle. Vous imaginez bien que notre Aziz est une personne qui agit comme les Grands. Aussi, il se dit :"il est tard pour aller récupérer ma copie ;et, ce sera impoli de ma part .Demain, quand il repassera chez moi , je vais lui demander de me la rendre.
Mais, pour une fois Azzouz n'est pas passé chez lui. Aziz attends quelques minutes de plus, au risque d'arriver juste à l'heure à l'école.
Aussitôt, il interpelle son ami .Azzouz fait semblant de ne pas l'entendre .Après avoir remis sa copie à la maitresse, il se retourne vers Aziz et lui dit:
_" Qu'est-ce que tu veux ?
La réponse est claire:rend-moi ma copie!
_Quelle copie?
_Celle que je t'ai donné hier
_Ah, non tu te trompes
Aziz n'en croit pas ses yeux .Pourtant , il ne fait rien .
Quand la maitresse lui demande de lui rendre le devoir , Aziz dit tout simplement qu'l n'a pas fait le devoir. Cela ne fait qu'étonner l'enseignante :
_ ça alors, dit-elle, c'est la première fois que tu rates un devoir , toi qui est si précis et ordonné
Et d'ajouter :
_ Et c'est la première fois aussi que Azzouz rend un devoir
_C'est vraiment une chose étrange , conclut-elle.
A la maison, Aziz ne cache rien à ses parents .Sa mère le réprimande sévèrement :
_"Pourquoi ne l'as -tu pas dénoncé ?Il te l'aurait bien rendue ,ta copie et avec des excuses en plus
Aziz baisse son regard et dit :
_Maman, je ne voudrais pas le mettre dans l'embarras
_Ah oui, en attendant c'est toi qui est dans de sales draps .
Aussitôt le père intervient:
_" Allez mon garçon ne t'en fais surtout pas .Tu as été et tu es toujours un élève studieux et travailleur. Nous , on te connait bien et la maitresse aussi .
Et de conclure:
_" Tôt ou tard la vérité sortira du puits

Deux jours sont passés durant lesquels Aziz s'est comporté normalement avec son ami .Pas un seul instant , il ne lui a parlé de l'incident .Cependant Azzouz le regardait avec méfiance .Au fait, il s'attend à chaque fois à une réprimande de la part de son voisin.
Ce jour, la maitresse va rendre les devoirs aux élèves après les avoir corrigés
_" Chers élèves , pour une fois la majorité a une bonne note. Vous avez bien travaillé .Cependant...Et elle regarde fixement Azzouz : un seul élève a bien répondu à toutes les questions ...Puis elle jette son regard vers Aziz : on dirait que c'est la copie de ...Aziz
Et d'ajouter:
_" N'est-ce pas Aziz ? Puis, elle lui remet la copie .
Après avoir donné à chaque élève sa copie , la maitresse s'approche de Azzouz :
_ Je crois que tu as oublié de me rendre le devoir. D'ailleurs comme d'habitude. N'est-ce pas ?
Azzouz balbutie des mots à peine perceptible par quelques élèves:
_ Je vous ai donné mon devoir madame
_ Oui, mais ce n'est pas le tien .Au fait , je suis sûre que tu n'as pas lu ce devoir
Et d'expliquer:
_Figure-toi que ton camarade Aziz signe à la fin ses devoirs .Et c'était la faute que tu as commise.

Fin de l'histoire

Le second épisode , la semaine prochaine



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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 03:10
Aussitôt, j'intervins :
_" S'il vous plait , inspecteur, faites-moi plaisir et relachez-le.

L'agent de police me regarda longuement , puis dit:
_ Vous ne portez pas plainte ?
_Non, dit l'homme au portefeuille trouvé
_ Moi aussi , je n'ai rien contre lui .
Ainsi, on délia les mains du détenu.Après quoi, il signa une déposition , avant de quitter les lieux.
Nous nous apprêtons à sortir du commissariat ,quand deux agents de police firent irruption dans la pièce , chacun d'eux portant un plateau garni de mets succulents
_Mes amis, ou allez-vous comme ça ?
Vous allez partager avec moi mon "ftour"
Et d'ajouter:
_ Et puis, vous devez mettre fin à votre jeûne du jour , ne serait -ce que par une datte ?
Aussitôt, on dégusta des différents plats proposés.
J'ai dû manger quelques dattes , bu un café au lait, goûté un peu de soupe et enfin mangé un morceau de "griouch".
Après cela, l'inspecteur proposa d'accompagner chacun de nous vers son domicile .Au fait, deux voitures ont été mises à notre disposition .
Quand je frappai à la porte chez moi, ma famille me sauta au cou .Il étaient tous inquiets de ma disparition.
Bien entendu, à ma vue, ils se fâchèrent et crièrent:
_ Mais ou étais -tu passé ,durant tous ce temps ? Dit ma femme
_ Pourquoi n'as-tu pas apporté avec toi ton téléphone portable , ajouta mon fils
_ Tu as sûrement oublié le lait , commenta ma fille.
Au salon, je leur racontai ce qui m'était arrivé.Bien entendu, on me fit des reproches :
_" Voilà ce qui arrivent à ceux qui fourrent leur nez partout , dit ma femme
_ Mais papa qu'est-ce qui t'a pris pour "filer" cet homme.Pourtant, c'est un travail de la police !
_ S'il n'y avait pas ce policier que tu connais, tu aurais passé quelques jours au frais ; sinon des mois
Enfin de compte , j'essayais de les calmer :
_ Vous voyez , grâce à Dieu et à mes bonnes intention, je suis là en vie et devant vous .
Vous savez , notre destin est lié à la volonté divine .On fait des choses, certes de notre plein gré; mais il arrive que dans certains cas on fait d'autres actes sans comprendre pourquoi .
De ma part, je peux vous certifier que je n'oublierai jamais cette main du destin !"


fin


PS: cette histoire m'a été racontée par un vieil ami à moi .
Comme il me l'avait raconté il y a une éternité , je ne peux vous garantir l'authenticité de tout le texte.
Vous savez, même avec une mémoire d'éléphant , on ne peut tout rapporter .
Et avec une imagination comme la mienne, ça risque bien de faire des surprises.
En tout cas, j'espère que vous avez tiré quelques leçons de mon histoire .
Enfin, je vous souhaite un Ramadan moubarak , et puisse Allah réaliser tous vos voeux et souhaits
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 03:09
Aussitot, il appela l'un des policiers en faction devant la porte et lui chuchota quelques mots dans son oreille .Puis , se retournant vers moi:
_" Monsieur Tahar , votre ami aura son portefeuille dans moins d'un quart d'heure !
Pendant ce temps , les gens qui m'avaient attrapé pour m'emmener à la police , ne savaient que dire .L'un d'eux s'approcha de moi :

_" Veuillez bien nous excuser, monsieur , pour avoir douté de votre personne...
_ Non, pas du tout , répliquai-je; vous, on vous a enduit en erreur .
Puis:
_" Allez les amis, partez en paix, vous avez fait votre devoir de citoyens responsables."
Aussitôt, l'homme au portefeuille perdu intervint.Il avait une voix hésitante et un regard trouble qui montrait qu'il était confus et gêné:
_" Je crois que c'est ma faute à moi .Les autres hommes n'ont rien à voir .
_ Je sais, dis-je, vous aussi n'y êtes pour rien .C'est la main du destin qui s'en est mêlée.Mais pour une fois , de bonnes choses vont arriver."
Aussitôt, deux policiers firent irruption dans la pièce en tenant à la main un homme ligoté .L'un d'eux remit une enveloppe à mon ami l'inspecteur .
Je regardai attentivement cet homme ; puis mon regard alla vers sa main : c'est lui m'écria-je tout haut
L'agent de police sursauta:
_" Vous l'avez sûrement reconnu , monsieur Tahar !
_ Pas du tout ; mais je crois l'identifier par sa main poilue et balaise.
Aussi, je leur racontai ce qui était arrivé.
L'homme au portefeuille éclata de rire et dit:
_" Ne seriez-vous pas de la police ?
_Non, mais il ferait un bon agent !
L'inspecteur de police ouvrit l'enveloppe et en sortit deux portefeuilles .Soudain, je montrai du doigt l'un d'eux et dit:
_" Mais, on dirait que c'est le mien!
Puis, je cherchai dans les poches de ma veste :
_ Rien! mais rien !
L'agent intervint:
_" Il semble que vous aussi , vous vou faites avoir !
Je m'approchai du voleur :
_" Dites-moi comment avez-vous fait.Vous êtiez pourtant loin de moi.
Le voleur sourit un certain moment ; puis:
_" Je vous ai remarqué quand vous me suiviez du regard .Alors, à mon tour , je me suis approché de vous par derrière et je vous ai pris votre portefeuille lorsque des gens ont voulu vous emmener au poste de la police .
_ Ah, je vois .
Aussitôt, mon ami de la police me remit mon portefeuille .Après une brève vérification , je constatai qu'il manquait 50 dirhams.
_" Il ne manque rien, j'espère
_ Non, tout y est , merci bien inspecteur
Ensuite, il donna le second portefeuille à son propriétaire qui en fit de même .Aussitôt, il dit:
_" Vous savez monsieur Tahar, que non seulement j'ai mon portefeuille; mais je crois que j'ai 50 dirhams de plus.
Et d'ajouter:
_C'est sûrement le prix des crêpes que j'ai achetées.
Aussitôt, il refila le billet à la dame qui n'avait rien dit depuis notre arrivée.
_" Oh, merci mon bon monsieur; mais vous savez :ces crêpes ne vous coûtent que 30 dirhams.
_ Dans ce cas , gardez la monnaie; vous l'avez bien mérité.
Aussitôt, une sirène retentit .Ne vous méprenez surtout pas : c'était celle qui précède l'appel de la rupture du jeûne.

A suivre......




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  • : Le blog de Houmidi59
  • Le blog de Houmidi59
  • : Vous allez vivre de drôles d'aventures avec mon personnage unique en son genre : Jelloul . Vous ferez connaissances aussi avec d'autres opersonnages ,comme Abbas le cinglé, Kabbour, Hamdane etc....
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  • Je suis enseignant .
J'aime lire et écrire des nouvelles, de la poésies , et des articles divers.
Je suis marocain ,de nature simple sans aucun complexe.J'aime tout le monde .Aussi, mon but est d'avoir le plus grand nombre possible d'amis
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